La fille de la bande !

(C’est une chanson de Renan Luce. Vous connaissez ?)

.                 .               .renan-luce-decouvrez-clip-fille-bande-L-1.               .                 .
Bon, je reviens raconter ce qui s’est passé avec Alexandre, hier soir.
J’avais donc envoyé le message et je ne m’attendais pas à ce qu’il réponde. Je m’étais mise à nue et même si je savais qu’il n’allait pas comprendre que je l’aimais vraiment d’amour, c’était un long message et je me suis dit qu’il n’allait pas le lire (et encore moins répondre) parce qu’il aurait autre chose de bien mieux à faire. Eh bien non, il a répondu. Quelque chose de bien moins long mais quelque chose qui m’a réconfortée tout autant. Voici SON message (pas en intégralité, j’en garde un peu juste pour moi):
Wouahwww !! Il ressemble à ça LE message parfait d’une vie alors ! Saches que je ne t’oublie pas. Je te l’ai déjà dit les personnes comme toi ça n’existe plus de nos jours ! Moi j’en trouve pas en tout cas.. Alors pourquoi je t’oublierai. Je te mens pas quand je te dis que je suis impatient de ré-avoir des discussions comme on en avait dans le temps
Tu sais même pas à quel point ton message me fait plaisir, tu me dis que je suis parfait mais toi alors ?! Tu ne m’oublies pas, tu ne m’en veux pas, malgré les petits faux bonds que j’ai fait sous faute de temps ou je ne sais quoi d’autres, ben tu me prouves toujours et encore plus que tu tiens à moi ! [...]
Je te fais de gros bisous et te dis à bientôt ! [...]« 


J’ai les larmes aux yeux quand je relis ça. Oui, je l’aime et oui, il est véritablement la meilleure personne que j’ai rencontré de ma vie. Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres, au fond ? Je n’en sais rien du tout. Avant l’année dernière, Alexandre ne me plaisait pas du tout. C’était ce qui faisait que je n’étais pas tombée amoureuse de lui plutôt. Je le trouvais beau, comme tout le monde. Il est grand, bronzé, musclé, il s’habille bien, il fait de la moto depuis qu’il a treize ans, je crois… Mais ce n’était pas mon genre. Moi je les aime Blancs, avec des cheveux noirs et des yeux bleus. Pour la blancheur et les yeux bleus, on repassera avec Alex mais n’empêche que c’est lui. Un jour, alors que je disais à une pote que je n’étais pas attirée pas les métisses ou les Noirs, elle a ri et dit: « Moi je disais que je n’étais pas intéressée par les Blancs et ça fait trois ans que je sors avec l’un d’eux. Avec toi, ça sera pareil ! Je suis sûre que dans quelques années, tu vas me dire: ‘Sarah, je suis tombée amoureuse d’un métisse !’… » Rhâ ! Elle avait raison.
Prenons l’exemple des « garçons » (code pour parler de Julien, Romain et Loïc). Je vous raconte vite fait qui ils sont. Julien et moi nous sommes rencontrés à une soirée où j’ai vomi parce que ça faisait trois semaines que j’avais arrêté de manger de la viande et l’odeur du poulet grillé qui émanait du balcon m’avait filé la nausée. Alors qu’on ne se connaissait quasiment pas, il m’a tenu les cheveux au-dessus de la poubelle et il m’a tenue compagnie pendant que la viande finissait de rôtir. Après ça, on ne s’est plus vraiment quittés. Et aujourd’hui, quatre ans après, il vit avec son cousin Romain (vingt-et-un an), en face de son frère Loïc (vingt-six ans). Ils vivent dans la même résidence que ma soeur donc à chaque fois que j’allais lui rendre visite à elle, je passais voir Julien. Au début, du moins. En allant chez Julien au moins deux fois par mois, j’ai rencontré son frère et leur cousin. Ca remonte à décembre ou janvier la rencontre avec les deux nouveaux mais maintenant, on est copains comme chemise et je passe ma vie dans leur appart, si bien que je vois ma soeur moins souvent qu’eux et qu’elle a finit, elle a aussi par venir sonner chez eux quand bon lui semblait. Bon j’exagère (un tout petit peu seulement). J’y suis vraiment très souvent. On mange, on joue à GTA, aux 1000 Bornes, au mikado… Ce n’est pas une métaphore pour dire qu’on fait des galipettes, non, c’est sérieux. Et des fois aussi, on boit beaucoup et on regarde des films en s’endormant à moitié devant la télé. J’adore ces mecs-là. Pourquoi je parlais d’eux déjà ? Oui voilà. Romain, Julien et Loïc sont tous les trois Blancs (Loïc est très bronzé puisqu’il bosse sous le soleil) et ils ont tous les trois les yeux bleus. Julien et Loïc sont bruns, Romain est blond. Devinez par lequel j’ai fini par me sentir intéressée ? Romain ! Bam ! Le seul qui n’est pas brun ! Donc, est-ce que j’ai vraiment un style ? Eh bien, je le pensais sincèrement mais je dois me rendre à l’évidence: mon style ne marche pas puisqu’au final, je ne suis pas systématiquement intéressée par les bruns aux yeux bleus et que je peux tomber amoureuse d’un métisse ou craquer pour un blond. C’est compliqué tout ça…

Bref, j’ai fini pour ce soir. Je suis morte. Un épisode d’Once Upon A Time et je vais probablement aller me coucher. Même s’il n’est que 20h… Mon dieu, besoin urgent de faire une cure de fer ! Ciao les loulous.

Un bon ami c’est…

… quelqu’un qui irait à votre recherche si vous étiez perdus. Mais un meilleur ami serait à vos côté, en train de dire: « Putain, on est où ?! »

Aujourd’hui, dans les médias, à la Réunion, on ne parle que d’une chose: le suicide d’un jeune lycéen de quinze ans et la vidéo qu’a publié sa meilleure amie, vivant en France, à douze mille kilomètres de lui, donc. Je l’ai regardée et c’était vraiment déchirant. Après ça, j’ai décidé, moi aussi, de dire certaines choses à Alexandre. 

Je ne m’attends pas à ce qu’il réponde. S’il lit le loooong message jusqu’à la fin, déjà, je pourrais m’estimer heureuse. Mais j’avais besoin de le faire. Voici le message:

« Coucou Alex ! Ca va être un hyper long message. Je ne sais pas si tu vas le lire. Moi j’avais besoin de l’écrire et de l’envoyer. Toi après, tu en fais ce que tu veux =)

Aujourd’hui, dans les médias, on ne parle que de la mort du jeune lycéen, là… Et la vidéo qu’a faite sa meilleure amie tourne partout, elle aussi. C’est après l’avoir vue que j’ai décidé de t’écrire ce message.
Je sais même pas comment commencer… Hum… Y a pas longtemps, je disais à ma cousine « Alex est important parce que j’ai l’impression qu’il a toujours fait partie de ma vie. Mes premiers souvenirs concrets remontent à l’école primaire et il était déjà là. Aujourd’hui j’ai vingt ans et je le compte toujours parmi mes amis. Imaginer un monde sans lui, ça me parait pas vraiment possible. ». Mais au final, on se voit plus. Tu fais toujours des promesses, souvent dans le vide, et moi, je continue de t’attendre, d’espérer te ravoir face à moi, un beau jour et pendant ce temps, jamais, pas une seule fois, ma confiance en toi n’a diminuée. Tu es la meilleure personne que j’ai jamais rencontrée, Alex. Tu es le « perfect guy » et je disais (à Laurence, toujours, ma cousine/meilleure amie) que la fille avec laquelle tu choisiras de passer ta vie sera la plus chanceuse du monde parce que tu es un mec génial, adorable, drôle, protecteur, tu es vraiment loin d’être stupide et tu peux même te montrer sensible. C’est pas mal, quand même. Je me suis toujours dit que dans les personnes qui ne t’aimaient pas il ne devait y avoir que les filles à qui tu avais brisé le coeur et les garçons qui te jalousaient.
La dernière fois qu’on s’est vus, ça remonte à plus de deux ans, au Duplex. Ce soir-là, je t’ai dit que tu me manquais, que j’étais triste parce que je t’avais perdu et tu m’as assurée que ce n’était pas le cas, tu as promis qu’on se reverrait. En rentrant, le lendemain, à la radio ils passaient la chanson de Vanessa Paradis: « On s’est connus, on s’est reconnus, on s’est perdus de vue, on s’est reperdus de vue, on s’est retrouvés puis on s’est séparés. Chacun pour soi est reparti dans le tourbillon de la vie. Je l’ai retrouvé un soir aie-aie-aie, ça fait déjà un fameux bail. ».
Je ne sais pas si c’est l’âge, le temps passé ou je ne sais quoi d’autre mais pour la première fois, j’ai plus d’espoir te concernant. Je serai toujours et à jamais incapable de t’en vouloir pour quoi que ce soit mais j’ai appris à considérer le fait qu’un jour (qui, entre nous, arrivera peut-être prochainement) tu ne fasses plus vraiment partie de ma vie parce que ça ne mène plus nulle part, c’t'histoire. Tu manques trop de choses. J’en manque aussi, certainement. J’avais tellement de trucs à te dire, si tu savais. Tu me manques beaucoup, Alex. 
Alors toi qui donne rarement des nouvelles et moi qui cessera d’en donner aussi, ça fera qu’inévitablement, dans un an, on ne saura plus rien l’un sur l’autre… L’idée même m’effraie mais peut-être que ça devait se finir comme ça, j’en sais rien. Ca fait peut-être partie du lot « on grandit », je ne sais pas non plus.
En tout cas, avant que ça arrive, je voulais juste que tu saches à quel point tu comptes pour moi, malgré tout, je voulais que tu voies quelle formidable personne tu es à mes yeux. Et si jamais ça devait vraiment se terminer là, en conclure par te souhaiter le meilleur des meilleures surprises que la vie peut réserver, chou ! Je t’aime fort ! »

Si jamais il répond un jour, peut-être que je ré-écrirai un article pour en parler mais sinon, je ne pense pas reparler beaucoup de lui dans les prochains chapitres. L’avenir nous le dira. 

Aujourd’hui était aussi le jour où j’ai envoyé Cécile se faire f**tre. Les gens savent (généralement) que quand je tourne le dos à quelqu’un, il a 98% de chance que ce soit définitif. Je préférerai toujours être seule que mal accompagnée, je déteste l’hypocrisie et je suis quelqu’un de franc ! Alors qu’on essaie pas de me la faire à l’envers. Malgré ça et même si vous pensez que je dois être une personne détestable qui hait le monde entier, vous êtes loin de la vérité. J’ai fait des dons à des associations pour la recherche contre le Sida, j’ai voulu donner mon sang mais je ne peux pas car je suis anémiée et je manque moi-même de globules rouges donc comme a dit mon médecin: « C’est très gentil de votre part mais on ne va pas vous enlever ce qui vous manque déjà », j’aide les vieilles personnes à porter leurs courses quand je les vois en difficulté dans la rue… Et je suis naïve dans le sens où pour moi, « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Et je me fais souvent avoir. Mais je reviendrai là-dessus plus tard. Revenons-en à Cécile. 

Qui est-elle ? C’est une lesbienne de vingt-cinq ans que j’ai rencontré au lycée, dans ma classe de Première.
Que faisait-elle dans ma classe de Première à vingt-et-un ans ? Elle revenait d’Australie et voulait absolument un diplôme français. Et comme mademoiselle aime les filles plus jeunes qu’elle, le lycée, c’était l’endroit idéal pour elle. 
Que s’est-il passé ? Cécile et moi sommes vite devenues inséparables, on habitait près l’une de l’autre, on aimait boire de l’alcool, ça rapproche les gens, vous savez ? Bref, un an après l’obtention du Bac, en 2013, donc, je suis allée à Orléans pendant qu’elle allait au Canada. Pendant que je passais ma vie à faire la fête, à vivre pleinement ma vie d’adolescence un peu fofolle, ma gentille camarade, elle, rechutait dans la cocaïne (oui, elle avait déjà sombré en Australie, là où elle était quand elle ne passait pas son Bac à l’âge normal). Je suis rentrée à la Réunion en décembre 2013 et elle en juin 2013. Elle n’a pas fait de cure, était dans un état cadavérique et qui l’a soutenue pendant des mois sans jamais la laisser tomber même si tout le monde disait qu’elle était instable ? C’est Bibi ! Et oui, les loulous ! Aujourd’hui, après que j’aie passé des nuits blanches à écouter cette p… gentil petit chat me raconter tous ses soucis, après avoir supporté qu’elle perde connaissance devant moi et accepté de ne rien dire à sa mère, après l’avoir accompagnée trois fois par semaine dans des bars et essayer de la faire arrêter de boire, après avoir risqué ma vie en prenant le volant avec elle alors qu’elle avait avalé pas moins de cinq ou six verres de rhum, cette chère Cécile décide d’arrêter de me parler. 
Pourquoi donc a-t-elle fait ça ? Parce qu’elle n’est qu’une arriviste, égoïste et ingrate. Qu’elle a repris les cours, qu’elle s’est trouvé une nouvelle amie (une fille que je déteste et que je le lui avais dit. Le jour où elle l’a rencontré, Cécile a dit: « Je suis dans sa classe. Elle est gentille, en vrai. » Ah. Grand bien te fasse.) qu’elle connaît depuis trois jours (ce n’est pas ironique, elle la connaît depuis lundi, on est mercredi, ça fait bel et bien trois jours), elle n’a plus besoin de Bibi. 

Je dois avouer qu’au début, ça m’a fait du mal, je me suis fait violence pour ne pas pleurer, en me disant qu’elle ne me méritait définitivement pas. Et ensuite, une amie, une vraie: Muriel, m’a dit: « Je veux pas être méchante, mais tu devrais plutôt être contente de sortir de toute cette histoire. Elle t’apportait rien de bien. ». Et je sais mieux que personne qu’elle a absolument raison. Elle peut maintenant aller se faire… cuire un oeuf. Je ne lui souhaite pas de mal. Je me souhaite du bien à moi. Parce que je sais qu’à aucun moment dans cette histoire, j’ai agi de la mauvaise façon. Je savais que je servais toujours de bouche trou quand son meilleur ami (un enfoiré qui trompe sa copine, une fille adorable, avec une fille lesbienne qui… parfois ne semble pas l’être tant que ça) ou son plan cul (l’ex de Cécile, qui trompe sa copine (une honnête fille bien dans sa tête, parce qu’elle a aussi été trompée dans le passé, par Cécile, notez-le, et donc elle se venge, à son tour. Ne cherchez aucune logique aux histoires de lesbiennes, il n’y en a pas. Ce sont les plus compliquées que vous n’entendrez jamais et moi, j’en ai marre de suivre) ne pouvaient ou ne voulaient pas sortir. Encore une fois: qui était là quand il n’y avait personne d’autre ? Bibi ! Et apparemment, pour quelqu’une, ça méritait d’être lâchement jetée comme une vieille chaussette sale ! Il y a des jours, je vous jure. Je dis ça mais même mes chaussettes sales je les traite mieux. J’ai été jetée comme une vieille boîte de conserves, voilà ! Mais je m’en remets. 

« La différence entre l’amour et l’amitié c’est qu’il ne peut y avoir d’amitié sans réciprocité. »

 

Oh mon dieu, Alexandre a répondu ! Je l’aiiiiime-euh ! Définitivement la meilleure personne du monde ! Comme a dit quelqu’un: « J’ai dû faire quelque chose de vraiment bien pour mériter de t’avoir dans ma vie ». 

Je reviendrai là-dessus plus tard, demain, probablement. Je vais me coucher heureuse ! De qui d’autres aurais-je donc bien besoin quand lui est là ? C’est pas fini ! HEY LES GENS !!! C’EST PAS ENCORE FINI !!!

                                              .citations-amis-img.

Alexandre (version abrégée haha)

On dit que, parfois, nos rêves sont, en fait, des souvenirs de nos vies antérieures. Si cela est vrai, alors ça doit être ce que j’ai fait cette nuit. J’espère, en tout cas, que ce n’était pas un rêve prémonitoire. Je raconte.

Alors que ça faisait quelques semaines que je me battais avec mes sentiments pour Alexandre, c’est de lui dont j’ai rêvé cette nuit. Et quel rêve. Je ne me rappelle plus très bien avec qui j’étais. Laurence, peut-être ? Muriel ? Allez savoir ! Quoi qu’il en soit, je patientais sur une ligne, à côté d’un tas d’inconnus alors qu’en face, une autre ligne se formait. Là, il ne s’agissait pas de réels inconnus puisque c’était la famille d’Alexandre. Finalement, cet idiot est arrivé et il a serré son père dans ses bras. Une longue accolade. Puis ce fut au tour de son cousin, puis de sa soeur, puis de sa mère. Je me demandais à quel moment ce serait mon tour. Est-ce que seulement mon tour allait finir par arriver ? Je ne savais jamais avec Alexandre. Finalement, alors que je jetais des regards furtifs autour de moi parce que je l’avais perdu de vue, j’ai senti un doigts s’enfoncer dans mes côtes. Je me suis retournée et il était là, à me sourire de toutes ses dents de sa dentition parfaite. Il était toujours aussi grand, toujours aussi musclé, toujours aussi parfait. Toujours le même. Je l’ai serré dans mes bras et il m’a soulevé de terre puis je l’ai de nouveau serré contre moi.

Moi: J’arrive même pas à savoir si c’est réel ou pas, Alex.
Lui (après avoir eu un petit rire gentil): J’étais sûre que tu allais dire quelque chose comme ça. Tu te poses toujours trop de questions, toi !
(A noter: Dans mon rêve, je me suis quand même demandé si je rêvais ou pas et cet… ce gentil petit chat ne m’a pas dit clairement que non, ce n’était pas réel et que je devais vite me réveiller avant que mon réveille ne sonne et que je finisse par éclater en sanglots.)
Moi: Alex, tu as l’air bizarre. Qu’est-ce qui se passe ? Ca va en ce moment ?

Lui: Non, pas vraiment. J’ai eu des soucis depuis quelques temps. Des menaces et des trucs comme ça. Ils s’en prennent à ma soeur, maintenant. Ils disent que c’est une pute, ils lui ont cassé sa voiture.
Là, choc ! C’était moi qui avais bousillé la voiture de sa soeur avec Laurence pour me venger du fait qu’Alex ne me donnait pas de nouvelles. Je pensais que c’était sa voiture à lui, je n’ai pas fait gaffe. Oops. On a fini par se séparer, sans qu’il me dise ce qui se passait exactement. Du coup, je suis partie à la recherche de quelqu’un qui aurait pu m’informer.
Dans la vraie vie, on me surnomme « L’enquêtrice », parfois, parce que quand je veux savoir quelque chose, je finis toujours par obtenir les informations que je cherchais.
On était désormais en boîte (Oui, ça vous arrive aussi, à vous, dans vos rêves, d’atterrir dans un endroit qui n’était pas du tout celui dans lequel vous avez débarqué ?). J’ai croisé Romain, qui m’a salué rapidement (Bizarre, on est un peu inséparables dans la vraie vie et là, à peine s’il s’arrête pour me faire la bise), Cédric et Julien (qui dansaient très… gayment, bien qu’ils soient hétéros dans la vraie vie. Ne cherchez pas. Dans mes rêves, ça va loin. Très loin !) et enfin Thibaud, que je n’ai pas vu en vrai depuis au moins quatre ans. Le franco sicilien avait un style absolument génial ! Je le trouvais trop sexy dans sa cape noir, avec les cheveux ébouriffés et un anneau dont pendait une petite croix en argent accroché à l’oreille droite. On s’est salués aussi, en riant (histoire marrante que je raconterai peut-être un jour entre Thibaud et moi) et enfin, je suis allée trouver Le Rouquin. C’est lui qui allait me donner des informations. 

Moi: Hey ! Ken ! Il se passe quoi avec Alex ? Pourquoi des mecs lui en veulent ?
Lui: Haha ! Tu viens me voir que pour ça ?
Moi: Tu ne m’intéresses plus, Ken, et tu le sais. Je te parle d’Alex, là. Tu sais quelque chose ou pas ? 
Lui: C’est dommage. Tu connais Alexandre. Il a joué avec une fille sauf que c’était pas la bonne. Son frère n’est pas un marrant et il cherche Alex depuis au moins trois mois. C’est pour ça qu’il est revenu à la Réunion (Oui, je vis à l’Ile de La Réunion).
Au moment où il disait ça, des cris ont retenti dans la salle et j’ai vu Alexandre s’effondrer sur le sol. J’ai voulu courir pour le voir mais je suis moi-même tombée. J’avais l’impression de ne plus pouvoir bouger, j’entendais vaguement des voix paniquées qui disaient qu’une ambulance arrivait puis plus rien. Quand je me suis réveillée à l’hôpital, je n’ai pas cherché à savoir ce que j’avais, ce qui s’était passé, je voulais juste qu’on me dise comment allait Alexandre. C’est là qu’une infirmière m’a dit que j’avais eu le « syndrome du coeur brisé » et que j’avais des examens à passer. Je me suis levée du lit, malgré ses interdictions et j’ai erré dans l’hôpital à la recherche de quelqu’un qui voudrait bien me dire ce qu’il en était d’Alexandre. Je voulais juste qu’on me dise qu’il allait bien. Une autre infirmière m’a vue et entendue.
L’infirmière: Vous n’aurez ces informations qu’une fois vos examens passés.
Moi (hurlant et perdant toutes mes bonnes manières): Allez vous faire foutre avec vos putains d’examens.
J’ai couru dans les couloirs en hurlant son prénom, espérant qu’il l’entendrait, qu’il me répondrait. Finalement, j’ai entendu la seconde infirmière demander à la première une seringue pour me calmer. Je suis tombée par terre, et l’infirmière que j’avais insultée s’est penchée vers moi.
L’infirmière (chuchotant): Calmez-vous. Ils vont croire que vous êtes folle et ça se passera moins bien.
Moi (suppliant et pleurant): C’est Alexandre. J’ai juste besoin de savoir comment il va.
L’infirmière: Il est vivant et il va s’en sortir. Sa tête a heurté le sol et il était en état d’ébriété mais tout va bien. Il va s’en sortir.
J’ai alors poussé un long soupir de soulagement et je me suis jeté dans les bras de cette infirmière pour pleurer encore.

En me réveillant, plus tard, j’ai repensé à ça et j’ai pleuré pendant un quart d’heure, au moins. Je vous explique.
Alexandre et moi nous connaissons depuis que nous avons trois ans. C’est la personne que je préfère sur toute cette planète. C’est triste à dire mais il y a encore un mois, j’aurais été prête à sacrifier le monde entier juste pour le sauver lui. Ado, j’étais le vilain petit canard. Acné florissante, style vestimentaire plus que douteux, cheveux bouclés et frisés totalement indomptables… Alexandre, lui, a toujours été le beau gosse: grand, sociable, les cheveux noirs en bataille, sportif, charmeur, drôle et il était loin d’être le dernier de la classe, sans non plus être dans les cinq premiers. Il s’est fait remarqué dès son entrée en Sixième parce que son cousin était en Troisième et il s’est vite fait de nombreux amis dans ces eaux là. Alors qu’à l’école primaire, j’étais sa grande amie, sa confidente, celle qui prenait toujours sa défense et le sortait d’histoires stupides, au collège, bien qu’il continuait de passer quelques temps avec moi, ce n’était plus du tout comme avant… jusqu’à ce qu’on arrête, un beau jour, de se dire bonjour. On était devenus presque de parfaits inconnus. On ne s’est plus parlés pendant la deuxième moitié de la Sixième, pendant notre Cinquième et j’ai fait ma Quatrième à Bordeaux donc aucune chance de le croiser. Le destin nous a réuni de nouveau en Troisième. Je suis retombée dans sa classe. Tout est reparti: les confidences, les quatre cent coups, les « T’es vraiment nul de t’être embarqué là-dedans, Alex ! Heureusement que je suis là » et les « Si jamais t’as un problème, je suis là, tu le sais, hein ? Tu peux tout me dire ! » (Ca c’est lui qui disait ça. Il était parfait, je vous dis). En Troisième, jamais personne ne m’a demandée si j’étais amoureuse d’Alexandre. Je ne l’étais pas. J’ai passé notre année scolaire à essayer de le faire sortir avec Marie (et j’ai réussi) et j’étais heureuse pour lui. On s’est séparés au lycée, je suis allée dans un lycée artistique, lui dans le lycée de secteur et là, on ne s’est quasiment plus vus. Mais le fait est que je n’accepte pas qu’il arrive quelque chose à Alexandre. Genre, une fois, on avait été faire du basket sur le terrain à côté du lycée et Alex devait porter les ballons sur le chemin du retour. Sauf qu’il y avait un trou et que l’un des ballons s’est échappé et a dévalé la pente. Alexandre a couru pour le rattraper et au bout d’un moment, on a entendu un gros « BOOM« . Mon coeur s’est arrêté et je me suis mise à pleurer en murmurant « Alex, putain ! C’était pas lui, hein ?! » tout le monde me disait que non, que c’était le ballon qui avait heurté la voiture et pas Alex mais je tremblais et je ne me suis calmée que lorsque j’ai vu Alex arriver, sain et sauf. Là seulement, mon coeur pouvait battre à nouveau. Il m’a vue, Marie lui a expliqué et là il a éclaté de rire avant de me regarder et dire gentiment: « Tu es folle. Je vais bien. » et on a repris le chemin ensemble.
En Terminale, alors que je sautais partout dans le lycée en disant que j’avais eu mon Bac, une amie est venue me voir et m’a dit: « Bibi, Alex a pas eu son Bac. Il ne passe même pas au rattrapage. ». En oubliant de fêter ma réussite, j’ai pleuré pendant un moment en pensant à Alexandre. Je l’ai vu, peu de temps après, par hasard, dans une boîte à cent kilomètres du village où on vivait tous les deux (dans lequel on ne se croisait jamais). Ce soir-là, on a eu une conversation que je n’oublierai jamais.
Moi: La seule chose que je regrette dans le fait de ne pas être allée dans ton lycée, c’est que je t’ai perdu de vue, Alex. Je t’ai perdu.
Lui: Mais n’importe quoi. Le monde est petit, Bibi. Regarde où on est ! Tu m’as pas perdu.
Moi: Je t’aime.
Lui: Mais moi aussi je t’aime.
(En fait, la chose à savoir c’est qu’on se disait tout le temps « Je t’aime », sans ambiguïté, on savait que ce n’était que de l’amitié mais ce soir-là, ça faisait tellement longtemps que je ne le lui avais pas dit que j’ai voulu rajouter « fort » derrière mais j’avais la gorgé tellement nouée qu’il a eu le temps de me dire qu’il m’aimait aussi avant que je puisse achever ma phrase.).
Moi: Tu me manques. Promet-moi qu’on va se revoir.
Lui: Promis. Là, je suis encore là mais on se revoit très bientôt. Tu as quoi dans ton verre ?
Moi: De la vodka redbull.
Lui: Tu m’en donnes un peu ?
C’était Alexandre. Il faisait toujours de belles promesses. Qu’il ne tenait jamais. Je ne l’ai jamais revu. Un an plus tard (il y a un an, donc), j’ai réalisé que je l’aimais. Alors que ça faisait seize ans que je le connaissais, seize ans que je l’avais eu en face de moi sans éprouver quelque chose de spécial et maintenant que je ne le voyais plus… J’ai mis ça sur le compte du manque. On se parlait au moins une fois par mois, sur Facebook, souvent mais jamais mes sentiments ne se sont envolés et jamais je ne le lui ai avoué. Il est sorti avec Marie pendant trois ans, puis ils se sont séparés. Depuis, les relations sérieuses, Alexandre, il ne connaît pas. Il est toujours aussi grand, toujours aussi beau, mais maintenant, il est incroyablement musclé et il est tatoué, en prime. Des conquêtes, il en a. Et même si je sais qu’Alexandre m’aime, même si je sais qu’il n’accepterait pas que qui que ce soit me fasse du mal, il ne partage pas mes sentiments alors ça fait un mois et demi que je ne donne plus de nouvelles et j’essaie de l’oublier. Mission impossible, un peu, mais bon, on fait ce qu’on peut. Ca peut paraître long, comme article mais pour moi, ce n’est même pas 10% de l’histoire que je viens de raconter. Je ne devais pas parler de lui aujourd’hui mais mon rêve en a décidé autrement…
Vous savez ce que je crois ? Ce n’était pas un rêve d’une vie passée. J’ignore ce que c’était et je ne suis pas sûre d’avoir envie de le savoir, non plus. Je crois que c’est impossible d’imaginer pour qui que ce soit ce que c’est de ne plus avoir ce gars-là dans ma vie. Il y était depuis que ma vie avait véritablement commencée: depuis mes trois ans. Il avait toujours été là et maintenant, je dois apprendre à vivre sans lui et c’est peut-être tout ça qui me rend triste. Alexandre était le grand amour de ma vie mais il n’est pas l’homme de ma vie, faut croire.électrocardiogramme

Préface ?

Bonjour (Bonsoir ?)

J’ai vingt ans et depuis que j’en ai seize, je me fais surnommer Bibi. C’est moi qui ai rajouté Moulin derrière. Je trouve que c’est tout de suite mieux avec un nom de famille. Comme Adèle Blanc-Sec, Hugo Cabret, Harry Potter, Percy Jackson… Ils ont tous eu des aventures géniales, racontées dans le monde entier (pour certains) donc le nom de famille est important

Je ne sais pas trop qui lira un jour ce blog mais ça faisait bien longtemps que je n’avais pas écrit et ça me manquait terriblement. Voyez-vous, chers lecteurs, avoir eu vingt ans m’a bouleversée. En effet, le jour de mon anniversaire, lorsque j’ai ouvert les yeux, j’ai regardé le plafond et je me suis demandé ce que j’avais bien pu réaliser dans ma vie depuis ces vingt dernières années et la réponse n’était pas exactement ce à quoi une grande aventurière comme moi s’attendait: pas grand chose. Ce n’est pas que je n’avais rien fait, non, mais je n’avais pas fait grand chose. Ni au niveau de ma scolarité, ni au niveau professionnel… Je n’allais nulle part alors après avoir pleuré et bu quelques verres de vin blanc, après avoir soufflé sur les bougies de mon gâteau d’anniversaire en faisant un souhait qui, à trois mois de mes vingt-et-un ans, n’a toujours pas été exaucé, je suis rentrée chez moi et ai déchiré chaque page des six journaux intimes que je tenais depuis mes dix ans. Depuis, je ne raconte mes histoires qu’à des gens qui s’en fichent et puis, je dois avouer que j’écris mieux que je parle. J’ai très peu confiance en moi alors, ne me demandez pas pourquoi, parfois, quand je parle trop ou trop vite, je finis par zozoter. Horrible, du coup, j’ai encore moins confiance en moi. Argh ! Maudit cercle vicieux ! 

Je suis donc venue ici pour m’écrire à moi-même, surtout. Ma mémoire est une des choses auxquelles je tiens le plus et ce blog est un bon moyen de tout conserver pour revenir, un beau jour (ou un jour pluvieux et orageux, peu importe) me remémorer des souvenirs, des histoires, des moments, tout simplement.

BibiMoulin

BibiMoulin

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