Noyons Joël ! (parce que Joyeux Noël n’est pas d’actualité)

Le deuxième Noël le plus pourri de mon existence. Mais pour tout comprendre, revenons quelques jours plus tôt.

christmas

Lundi : Je suis allée chez Sabine et les filles avec Jade. Là, j’ai appris que ce n’était pas sûr qu’ils (oui plus leur père, ça fait « ils » ) venaient pour le réveillon. Choc ! Ca s’annonçait mal. Trèèèès mal !

Mardi : Loïc a passé toute la journée à la maison. Avec Jade. Ma sœur travaillait. On a déjeuné avec ma mère puis en tout début d’après-midi, elle est allée à Salazie où elle resterait jusqu’au 25 donc, moi, j’étais censée y aller avec Loïc et ma sœur le lendemain en début d’après-midi aussi. Loïc a fait une sieste dans le canapé pendant que je me lissais les cheveux tout en m’occupant de Jade. Merci bien ! Quand il s’est réveillé, il m’a demandé un câlin.

Moi : Je suis pas tactile, Loïc, j’aime pas ça. Ni les bisous, ni les câlins, tout le temps, à tout va, ça me saoule.
Loïc : Putain mais t’es vraiment pas gentille ! T’as vu comment tu parles ?

Je sais que j’avais été froide. Ces derniers jours, Loïc m’énervait. J’en avais franchement marre de ses bisous, du fait qu’il me collait tout le temps, du Noël craignos qui s’annonçait… Non, j’étais vraiment pas d’humeur et je répondais mal, je le reconnais. Il me saoulait tellement qu’au bout d’un moment, j’étais devant l’évier et il s’est approché une énième fois pour un bisou. Je lui ai balancé de l’eau dessus par réflexe. Et même si j’ai beaucoup ri devant sa frustration, je ne me suis pas excusée.

Quoi qu’il en soit, à 16h30, on a accompagné Jade à son cours d’équitation. Là, déjà, j’ai été plus calme. Faut dire, le centre équestre, c’est vraiment un endroit génial. Des poneys, des demis chevaux et des gigantesques chevaux partout, tous plus beaux les uns que les autres, qu’on peut caresser à volonté et même nourrir, c’est sympa. Puis dans la voiture :

Loïc : Tu sors avec nous, ce soir ?
Moi : Où ?
Loïc : Chez Camille.
Moi (sachant pertinemment de qui il parlait) : Laquelle ?
Loïc : L’ex de Romain. Elle fait un barbecue.
Moi : Non merci.

Qu’est-ce qu’il allait foutre chez l’ex de Romain ? HORS DE QUESTION que j’y aille. Déjà que c’était exactement le genre de soirées auxquelles Alexandre aurait pu se rendre et à vrai dire, je n’étais pas tout à fait prête à le voir.

Moi : Ces derniers jours, j’arrêtais pas de me demander si j’arriverai à oublier Alex, un jour. Tellement qu’hier soir, j’ai rêvé que je marchais seule en ville et que quelqu’un m’a tapoté l’épaule. Je me suis retournée et c’était lui mais je le reconnaissais pas du tout. Il m’a dit « Ben… C’est moi, Alexandre ! » et je lui ai dit que je le connaissais pas et que je ne l’avais jamais vu avant de reprendre mon chemin.
Laurence : Ton subconscient est bien clair, en tout cas.
Moi : Oui ben peut-être si je croise Alexandre dans la rue, je ferai semblant de pas le connaître, aussi.
Laurence : Lol, c’est méchant. Et puis, tu y arriveras pas. Tu voudras mais tu seras trop choquée et telle que je te connais avec lui, tu seras finalement tellement heureuse de le voir que tu pourras pas t’empêcher de sourire.
Moi : Tu me connais trop bien, tu as raison. Et pourtant je suis tellement en colère !! Mais tu vois, là mon cœur fait mal et je le vois pas, rien du tout. Le jour où j’aurais tourné la page, au moment où je m’y attendrai le moins, il réapparaîtra dans ma vie !
Laurence : C’est toujours comme ça !

Finalement il n’y était pas mais je m’en fous. Ma sœur n’était pas censée y aller. A la base. Mais à 20h45, elle m’a appelée.

Ma sœur : Tu dormais ?
Moi : Je dors pas à 20h30 comme toi, moi. Pourquoi ?
Ma sœur : Tu peux garder Jade, ce soir ? Je voudrais sortir.
Moi : Oui, ok.

Elle est arrivée à 21h30. Jade était K.O. J’ai remarqué que ma sœur avait pris beaucoup de poids. Et pourtant, elle portait une robe noir ample. Ma mère le lui a reproché. Elle lui a dit qu’elle avait une hyper mauvaise alimentation. Je ne vais pas la contredire. Elle mange un paquet de chips tous les jours et boit également de la bière tous les jours… Ca va vite, après…

J’ai un lit deux places mais Jade voulait dormir au milieu parce qu’elle avait peur de tomber même si je lui ai répété quinze fois que ça n’arriverait pas. Résultat : Je me suis réveillée à 5h30 après un énième coup de pied dans les côtes. Jade était allongée sur moi.

Mercredi : Ma sœur et Loïc ne sont arrivés qu’à 11H30 (je rappelle qu’on devait partir entre 13 et 14h). On a mangé, j’ai fait le ménage puis ils sont allés faire une sieste. Tel que je les connaissais, ils en avait pour jusqu’à 15h, au moins. En sachant que ma sœur devait encore se laver les cheveux, se les lisser et préparer leurs affaires. On n’allait pas sortir de chez nous avant 17h et il faut compter plus d’une heure de route (avec que des virages, c’est plus drôle) jusqu’à Salazie. J’étais en colère de devoir les attendre encore du coup j’ai appelé la sœur de ma mère, qui habite à cinq minutes et lui ai demandé de venir me chercher. J’ai eu de la chance, elle était en train de charger son coffre. Ouf ! Arrivés à Salazie à 14h, il pleuvait averse. Miracle de Noël, c’était la sécheresse. Il fait tellement chaud en ce moment que j’ai l’impression que mon corps est en feu. Hyper désagréable, j’en peux plus. Puis on a fait des petits travaux et on a bien rigolé avec la famille.

Moi (à Fanny, ma cousine) : Au fait, Fanny, j’ai appris qu’une de tes meilleures amies était rentrée en prison. Tu as des nouvelles ?
Fanny (qui fronce les sourcils et me regarde genre elle comprend pas) : De quoi…
Moi : Ben oui. Nabilla. C’est bien une grande amie à toi, non ?

On a éclaté de rire.

Fanny : Oh oui. Mais c’est ta cousine, du côté de ton père, avant tout, tu t’en rappelles ? C’est à un repas que tu nous as présenté, toutes les deux. Mais tu sais, elle essaie de tenir le coup. Elle réalise que dès le premier coup dur, la famille ça fout le camp.

On racontait que des conneries, on a bien ri, c’est vrai. Ma sœur, Loïc et Jade sont arrivés vers 18h. Ils avaient bien dit qu’ils n’arriveraient que pour mettre les pieds sous la table, comme on dit ici et n’avoir rien à faire. J’étais choquée. Moi qui adore donner un coup de main… Ma sœur était la seule en tenue de soirée. Pour ma part, je n’avais même pas enfilé la robe que ma mère avait faite. J’avais juste revêtu une robe de plage grise, vieille et moche. Oui, pour un réveillon de Noël, Bibi s’est habillée de cette façon. Personne n’a pris de photos, de toute façon. D’ailleurs, ma sœur n’a pas non plus mis la robe que ma mère lui avait faite. Elle avait craqué la fermeture.

Ma sœur : Ne me dites rien. J’ai grossi. Ma balance m’a tout dit.
Moi : Ah parce qu’avant ça, ton miroir ne t’avait rien dit, lui ?

Oops, c’était méchant. Tout le monde m’énervait, je vous dis. Laurence n’était pas venue. Un de ses oncles, du côté de son père était mourant. Ses parents n’avaient pas la tête à faire la fête.

Du coup, on a bu du champagne, mangé foie gras, saumon et chocolats et Loïc me collait toujours autant. Si bien qu’au bout d’un moment, ma soeur a dit :

_Hé ! C’est pas un ménage à trois !
Ma mère : Oui, tu vas devoir choisir, maintenant !
Ma tatie : C’est laquelle des sœurs que tu aimes ?
Loïc (qui s’est pas du tout laissé démonté et qui en avais rien à foutre) : Oh mais j’ai choisi, déjà. Mais j’aime bien faire des bisous à ma p’tite belle-sœur préférée !

Je pensais sincèrement que ces remarques, même dites sur le ton de la plaisanterie, allaient le faire réagir. Eh bien pas le moins du monde. Laurence est la seule à me comprendre, j’ai l’impression. Elle aussi ne comprend pas qu’il puisse faire ça avec moi alors qu’il sort avec ma propre sœur. Mais Laurence est aussi au courant qu’au tout début, bien avant que ma sœur ne débarque dans le groupe, je pensais que Loïc était attiré par moi. Donc elle se pose des questions, aussi. Bref. Ils se sont couchés à 23h pour la plupart. Fanny et moi à 00h30 puis je me suis réveillée à 2h du matin et je n’ai plus dormi de la journée (enfin si, une sieste de 14H30 à 15h30). J’avais deux de tension.

Jeudi : J’ai troqué mon shorty de pyjama et mon débardeur pour la robe de ma mamounette, qui me faisait un super dos nu. Je m’étais soigneusement maquillée mais le cœur n’y était pas. A 9h, on apprenait que l’oncle de Laurence était mort. Elle et moi avons parlé toute la journée. L’ambiance était hyper tendue chez elle.

Ma sœur et Loïc sont partis en milieu de matinée pour aller déjeuner dans la famille de Loïc et ils ont embarqué mes clés, ils me saoulent… J’ai pas envie de fêter le Nouvel An avec eux. Moi je veux ma cousine…

Bref, Noël pourri mais je me dis que j’ai de la chance. J’ai bien mangé, j’étais avec ma famille. On va bien. Aucun décès, aucun de nous ne dort dehors… On a de la chance, tout de même. Dieu merci. Mais j’ai hâte que cette année se termine. J’ai eu mon compte.

Cécile est venue m’envoyer un message à 3h du matin, le 25. Je ne l’ai pas encore dit ici mais je ne lui adresse plus la parole. Quand on a recommencé à se voir après son retour du Canada, je lui ai dit que le jour où elle replongeait dans la drogue dure, je ne voulais plus rien savoir d’elle ! Elle avait répondu : « Tant pis, la drogue c’est mieux ». Au début du mois, j’ai appris qu’elle avait recommencé. Je l’ai engueulée comme jamais. Il faut dire, elle tombait dans la période où Muriel m’apprenait qu’elle avait dû avorter et celle où j’ouvrais les yeux sur Alexandre.
Cécile m’a donc envoyé un message pour me souhaiter un Joyeux Noël. Je l’ai remerciée puis j’ai rajouté :

_ Je n’aurais pas l’audace de te souhaiter un joyeux noël à mon tour. Alors je vais juste te souhaiter de trouver la paix, Cécile. Avant l’heure (parce que je ne pense pas t’envoyer de nouveau message d’ici là), je te souhaite une bonne nouvelle année. Que 2015 t’aide à aller mieux, à trouver, non ce que tu cherches, mais ce dont tu as besoin ! Et la santé. Surtout la santé.
Cécile : Merci pour ton message. Et de t’inquiéter de ma santé, enfin i guess… Je te retexterai d’ici là je pense . Mais merci quand même.
Moi : J’ai pas été ton amie pendant 4 ans parce que je m’en fichais de toi. Donc je voudrais entendre un jour que tu vas bien mais je me suis beaucoup détachée. Parce que m’inquiéter pour toi, je l’ai fait trooop souvent, même en période de fête l’année dernière et j’ai pas oublié ce que ça faisait. Ca me remet même les larmes aux yeux. Aujourd’hui, je garde mes distances, je te l’avais dit. Je commencerai pas l’année en te regardant te détruire de nouveau avec tes merdes, c’est juste hors de question.

Elle n’a plus répondu. Pour la petite histoire, l’année dernière, Cécile était au Canada et était plus droguée que jamais. Elle avait une consommation de malade, était maigre à faire peur et ne donnait des nouvelles que très rarement. Ca fait plus de trois semaines que je n’en avais pas eu. Je me demandais tous les jours si elle n’était pas morte et que personne ne m’avait rien dit. J’avais voulu, de nombreuses fois, aller voir sa mère et demander des explications. J’ai eu un message le 25 décembre. Elle me souhait un Joyeux Noël parce qu’elle sait que c’est mon jour préféré dans l’année. J’ai pleuré énormément ce jour-là. Mais je me suis jurée que jamais plus, je n’aurais à vivre un truc pareil. C’est pourquoi, dès le retour de Cécile, je lui ai dit que si elle replongeait, je disparaissais et je ne voudrais plus rien savoir d’elle. C’est pas humain de faire vivre des choses pareilles aux gens qu’on prétend aimer. Alors j’ai répondu, parce que c’était Noël mais ma mère et Laurence, les deux seules qui savent, comprennent très bien pourquoi j’ai choisi de la laisser tomber. C’est pas de la faiblesse, ni de la lâcheté. C’est une protection. Cécile n’était pas en manque. Ca faisait huit mois qu’elle n’avait touché à rien. Elle était sevrée. Elle a CHOISI de recommencer. A partir de là, je ne lui cherche plus d’excuses, moi.

Bref, j’espère que votre Noël était mieux que le mien.

 

« Tag » ch’ai plus quoi… et petits trucs sur moi

Si vous êtes comme moi et que vous ne savez pas ce que c’est que le Tag Liebster Awards (je l’ai peut-être mal écrit, tant pis) eh bien, je vais le simplifier en disant que ça sert à mieux se connaitre entre bloggers.

On m’a nominée et moi j’adore ce genre de petits délires haha. Et j’adore raconter des trucs sur moi, ça tombe bien. Mais je ne connais pas 11 blogs, donc, je ne vais pas faire remplir la tâche des 11 nominations, j’espère que le créateur du « Tag » ch’ai pas quoi me pardonnera.

11 choses sur moi.

1-      J’ai peur des corbeaux. Mais peur maladive. Genre un jour, je marchais, j’en ai entendu un maudire (quoi ? Comment ça le cri du corbeau n’est pas la malédiction ? Bien sûr que si) au-dessus de moi. J’ai eu l’impression qu’il était si près de moi que je me suis jetée à genoux sur le sol et j’ai fermé les yeux très fort tout en me bouchant les oreilles. Je devais avoir l’air très seine d’esprit pour les autres passants.

2-      J’ai voulu organiser mon vrai/faux mariage en mai 2013 mais je n’ai pas trouvé de faux fiancé.

3-      Mon animal préféré est l’hippopotame. Grande cause de mortalité en Afrique, obèse, pas amical et dangereux, moi je l’aime, parce qu’il est incompris.

4-      J’ai un gorille en peluche dont je ne me sépare presque jamais pour dormir. Je l’ai depuis toujours et il est aussi beau et propre qu’au premier. Au début, je pensais que c’était un ours hihi. Hé ! On se moque pas ! Et j’ai peur d’un jour où je serai en couple et qu’il faudra que je m’en débarrasse. M. Baloo sera perdu sans moi (plutôt le contraire m’enfin bon…).

baloo

5-      Mon film préféré est « La Véritable histoire du petit chaperon rouge ». Je l’ai regardé plus de 40 fois. Je connais les répliques par cœur et je ris devant autant qu’aux premières fois. Epique ! Il me remonte le moral et me fait tout oublier. « Tu vois le lapin, il lui faut régulièrement de la salade. Et quand il complique, sa salade elle tourne, elle fermente et ça devient une embrouille. Ecoute jamais un lapin quand il t’dit qu’il connaît le chemin ! »

6-      J’adore les puzzles. J’en ai 6 entre 500 et 1000 pièces accrochés partout sur les murs de ma chambre.

7-      J’aimerai avoir un oiseau mais je ne pourrai jamais le regarder vivre en cage. Du coup, c’est l’un des grands rêves de ma vie que j’ai abandonné.

8-      La première chose que je regarde chez un homme, ce sont ses mains.

9-      J’aurais aimé savoir jouer du violon.

10-  J’ai le signe des scouts tatoué sur le poignet droit. Ca veut dire « le grand protège le petit » ou « le fort protège le faible ».

11-  Je me refuse de boire du café tous les jours ou même à une fréquence régulière parce que c’est une drogue et que Bibi n’est dépendante de rien ! Drogue, tu ne m’auras pas de sitôt !

 

11 questions posées par Agnès, la bloggeuse qui m’a nominée (vert) et mes réponses (rose)

1) Quelle est ta date d’anniversaire ? (sans l’année, bien sûr!) J’adore faire des cadeaux !

12 janvier. Oh ! pinaise, oh pinaise, oh pinaise (voix de Homer Simpson, pour ceux qu’auraient pas compris XD), c’est bientôt !!!!

2) Quelle est ta ville préférée ?

St-Paul, à la Réunion. Et même plus particulièrement St-Gilles. Je voudrais vivre là-bas, plus tard. Des beaux mecs de partout, la plage tous les cent mètres, pas d’hiver, même pas un petit peu. Oh oui, c’est là que je préfère.

st paul

3) Quel est ton rêve le plus fou si tu n’avais ni mari, ni enfants, ni boulot, aucune responsabilité quoi ?

Faire un voyage aux Etats-Unis avec Laurence, ma cousine parce que ça nous fait rêver, parce qu’on grandit et que nos chemins vont se séparer, parce qu’on aurait besoin de vacances et parce qu’à coup sûr, ça serait les meilleurs souvenirs de nous deux ensemble… Mais c’est un rêve.

4) Combien de kilos souhaiterais-tu perdre ?

5. Plus que 5 maudits kilos à perdre !

5) On t’exile sur une île déserte et tu as droit à un seul objet! Quel serait-il ?

Mon recueil de poèmes « Paroles » de Jacques Prévert. Le mien. Parce que je ne l’ai pas acheté. Ma sœur l’a emprunté à la bibliothèque du collège et ne l’a jamais rendu. Je l’ai emprunté à ma sœur, un jour et depuis, j’ai élu Jacques Prévert comme l’homme de ma vie et je serai malade si un jour je n’avais plus ce livre avec moi. Mais on n’exile pas Bibi !! :p 

6) Si tu pouvais changer de boulot, que ferais-tu ?

Ecrivain, bien sûr.

7) Quel est LE sac de tes rêves ?

Chanel. Oh mon dieu qu’ils sont beaux.

Sac-Chanel-Jumbo-XXL

8) Quel est ton dessert préféré ?

La tarte au citron meringuée.

9) Qu’as-tu demandé au Père Noël cette année ?

De passer le Réveillon avec Laurence. Juste ça. Le reste, je m’en contrefous.

pere-noel-traineau-reines-lune

10) Ta BA de la semaine/du mois/de l’année ?

Aider un monsieur avec une canne à porter ses courses de l’arrêt de bus à son appartement. Il habitait la résidence des garçons, c’était sur mon chemin hihihi.

11) Ton dernier mensonge ?

Il y a trois jours, à ma soeur: « J’ai mes règles, alors arrêtez de me faire ch**r !!!! ». J’avais pas mes règles. 

 

Mes questions :

1-      Dans quel film aurais-tu aimé être le héros/l’héroïne ?

2-      A choisir une seule saison pour une année entière, ça serait laquelle ?

3-      Quel prix Nobel aimerais-tu remporter ?

4-      Un rencard avec une star d’Hollywood. Tu choisirais qui ?

5-      Quel animal peu commun aurais-tu bien voulu adopter ?

6-      Quel est le livre que tu n’as jamais réussi à finir ?

7-      3 uniques chansons que tu choisirais pour n’écouter qu’elles jusqu’à la fin de ta vie.

8-      Le film qui t’a le plus marqué ?

9-      Cuisine. Côté préparation, tu es plutôt sucré ou salé ?

10-  Pouvoir parler une langue étrangère couramment demain. Laquelle ?

11-  Le vêtement préféré de ton dressing ?

 

Mes nominés : Tout ceux qui veulent répondre aux questions +

Lilidelaroquette
le radeau du radotage
petit brin de femme
what’s up in my happy days
les petits tracas de Lucile

Bibi au bowling

Ce soir, pas de nuit féerique et magique. Ca sera plutôt la nuit basique et merdique. Surtout merdique. Merci qui ? Ma chère sœur. C’est vraiment une… gentil petit chat, parfois. Tellement qu’elle en arrive à me faire perdre mon esprit de Noël. Fallait le faire, ça, quand même.

J’ai retrouvé une photo sur mon Facebook, tout à l’heure. Celle qui est dessus, c’est Ronel. J’en parlais dans l’article sur Stan. On était au bowling, au moment où cette photo a été prise. C’était notre QG. On y était tout le temps. Et j’étais HY-PER nulle ! Vous voulez savoir à quel point ? Un soir, j’avais réussi à faire 76. Ce qui était un exploit, pour moi. On y est retournés deux jours après et là, score : 8 ! Bravo, Bibi ! Ca avait fait rire tout le monde, moi je me sentais vraiment nulle et je n’arrêtais pas de dire que c’était mes boules qui étaient trop lourdes (c’était les plus légères. En plus, je suis de mauvaise foi hihi). Bref, pour garder un souvenir, un pote m’a demandé d’aller demander à faire imprimer les scores. Pendant qu’il faisait l’impression, je suis allée ranger mes affaires et là, il est revenu et m’a regardé.

Mec du bowling : C’est toi, Bibi ?
Moi (ayant peur d’avoir fait quelque chose de mal) : Euh… Non…

Tout le monde a éclaté de rire. Du coup il a grillé que c’était moi et a ri à son tour.

Mec du bowling : En fait, je suis venu te dire que tu viens de battre le record…
Moi (les yeux écarquillés) : Quoi ? Je viens de battre le record du plus mauvais score ?
Mec du bowling : Exactement.
Moi : Putain, la honte ! Mais j’ai droit à quelque chose, là ? Genre une consommation avec beaucoup d’alcool pour oublier à quel point je suis nulle ?
Mec du bowling (riant encore) : Non, plutôt à une partie gratuite pour pouvoir t’améliorer un peu. Tu viens avec moi ?
Moi (ironique) : Oh ! C’est trop aimable.

Mais je l’ai suivi. Il y avait une caisse au bar.

Mec du bowling : Allez, entre toi et moi : tu as fait exprès ?
Moi (grimaçant) : Nooon ! Même pas ! Y avait un sérieux problème avec ma piste. Elle était pas assez cirée, je sais pas. Mais elle porte malheur. Je veux plus jamais jouer sur la piste 11. 11. Putain, c’est vraiment un nombre nul, j’aurais dû m’en douter.

Bref, on a passé de sacrés bons moments dans cet endroit. Et la photo de Ronel et moi remonte à la fin novembre. La dernière fois que j’y suis allée. Le jour ou l’un des mecs avait mal compris et où toute la soirée, on a joué avec « Ponel ». Je me trouve pas franchement à mon avantage sur cette photo. J’étais blanche comme un linge après avoir passé plus de quatre mois à me couvrir de la tête aux pieds mais j’étais heureuse et c’est tout ce qu’on peut lire sur mon visage. Du moins, c’est tout ce que je peux lire sur mon visage en regardant ce cliché.

ponel et moi

Sinon, mes chères inséparables (Laurence et Lisa) sont au mariage ce soir. Elles me font troooop rire. J’avais bien dit que ce mariage serait nul et sans moi, c’est une catastrophe, pour elles. Elles m’envoient des messages depuis le début de la soirée pour me dire à quel point c’est nul et qu’elles s’ennuient. Lisa m’a envoyé la photo d’une assiette remplie d’amuses-gueule.

Moi : C’est censé me donner envie ?
Lisa : Non. Tout le contraire ! T’as intérêt à rester avec moi toute la nuit.
Moi : Mais oui, bien sûr, compte là-dessus !

Y a un moment où j’ai quand même culpabilisé de ne pas être là.

Laurence : Mon talon s’est cassé et tatie arrête pas de m’engueuler. Je vais bientôt avoir mes règles, c’est pas le moment de me faire chier.

A ce moment-là, je me suis dit que j’aurais dû être là. On aurait ri, on se serait fichues de tout ce qui n’allait pas, on se serait moqué des gens… Ce qu’on fait d’habitude, quoi. Ce mariage est nul, certes, mais Laurence, contrairement à Lisa avait le choix, comme moi, d’y aller ou pas. Elle y est allée. Mais c’est mon rôle à moi de la soutenir quand ça va pas et là, je n’étais pas là.

ami imaginaire

Laurence : T’es pas là et moi, je me retrouve seule comme une conne. Y a pas de plan de table, tout le monde s’est mis n’importe comment, du coup, moi je me retrouve qu’avec des gens que je connais pas. Avec ça, le DJ est nuuuuuul. Mais level X1000 ! Il est passé de « S’il suffisait qu’on s’aime » de Céline Dion à un gros séga.
Lisa (en même temps) : Oulala le DJ est nul, hein !
Moi : Je sais, Laurence vient de me le dire.
Lisa : Il est passé de Hélène Ségara « S’il suffisait qu’on s’aime » à un gros truc qui bouge !
Moi (morte de rire devant mon téléphone) : Laurence vient de me le dire. Sauf qu’elle, elle savait que c’était Céline Dion qui chantait ça.

Bref, vivement qu’on se retrouve à Noël. Ce sont les vacances, les loulous. Un mois à profiter de mes cousines, à faire n’importe quoi, à rire et parmi ce mois de vacances (on est en été, ici, n’oubliez pas, on n’a pas que deux petites semaines, on reprend fin janvier, nous) il y a mon anniversaire. Aucune idée de ce qu’on va faire mais cette année, on fait quelque chose !

Retour à la résidence.

Ca fait un moment que je n’ai pas parlé des garçons, non ?

misfits

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Julien. Hier, je l’ai vu pendant deux heures, le temps qu’il rentre du boulot et qu’il y retourne. Mais avant ça, j’étais chez ma sœur et je suis restée un peu avec Loïc.

Moi : Bon, alors, vous m’emmenez à la nuit féerique et magique, ou pas ?

Explications : La nuit féerique et magique c’est une soirée pendant lesquels les magasins seront ouverts jusqu’à 22H (contre 18H de d’habitude) dans toute la rue piétonne. Il y aura des spectacles de magie, des jongleurs et des fucking clowns (bon sang ce que je déteste les clowns *frissons*), des fanfares de Noël, la maison du Père Noël, et pleins de cadeaux à gagner.

Laurence, Lisa et tous les autres seront au mariage, du coup, je ne peux compter que sur ma sœur et Loïc. Seulement voilà…

Loïc : Il faut que je demande l’autorisation à *ma sœur* pour voir si je peux t’y emmener.
Moi : L’autorisation ? Pourquoi ? Elle vient pas, elle ?
Loïc : Non, elle aime pas ce genre de trucs.
Moi : Ah oui, j’avais oublié que c’était la plus grande rabat-joie de la vie. Autant dire que j’irai pas non plus. Vraiment trop cool.

Quelques temps plus tard, Julien m’a appelée pour me dire qu’il était arrivé. Je me suis donc levée pour aller le voir.

Loïc : Au fait, tu veux quoi, pour Noël ?
Moi (avec un grand sourire) : Mes chaussures de chez Influence.
Loïc : Ah non, pas Influence. Chez Jina, plutôt.
Moi : Eurk ! Non. J’aime pas leur nouvelle collection. Moi je veux mes compensées noires de chez Influence.
Loïc : Tu rigoles ou quoi ? La collection Jina est trop belle. Ils ont des tas de chaussures à talons aiguilles. Tu penses quand même pas que je vais t’acheter des chaussures compensées ! C’est des talons aiguilles ou rien. Tu as des mollets hyper musclés, ça va les travailler encore plus, ça sera bien.
Moi : Des chaussures à talons aiguilles, j’en ai. Des compensées, j’en ai qu’une paire : des marrons. Maintenant, je veux des noires. Et elles me font de super jolies jambes.
Loïc : T’auras de jolies jambes aussi avec des talons aiguilles.
Moi (abandonnant) : Bon, laisse tomber. Je veux pas de chaussures. Et je vais voir ton frère. A plus !

Alors que j’étais chez Julien, Romain est arrivé.

Romain : Ca fait un longtemps.
Moi : Yep ! Ca fait une semaine et demi qu’on s’est pas vus.
Julien : J’aimerai bien dire ça, moi aussi. Mais moi je t’ai pas vu depuis au moins un mois !
Moi (riant) : N’importe quoi ! Ca fait deux semaines, c’est tout.

Bref, ce soir, c’est son anniversaire et on se retrouve tous. On va aller boire un verre en ville, je suppose.

Quant à moi, j’ai mis mes ongles en mode « Noël » hier soir. En fait, je faisais un essai en vue de le faire pour le réveillon et ça passe nickel avec ma robe. Youhou !

ongles

Ah oui et quand j’ai raconté à Laurence comment j’avais réagi en apprenant qu’Alexandre sortait avec ELLE, voici ce qu’on s’est dit:

Laurence : Ow… Ben pourquoi tu as réagi comme ça ?
Moi : Ben, je sais pas trop. J’ai supposé que ça m’avait dégoûtée plus qu’autre chose et que mon corps a réagi comme ça. Je vois pas d’autres explications. Je suis pas jalouse. J’ai jamais été jalouse de cette fille. Je la trouve ni belle, ni intéressante mais j’ai l’impression que c’est me dire que c’est pour elle qu’Alex m’a envoyé balader ben ça m’a vraiment dégoûtée. Au sens propre. 
Laurence : Ah la la… Tu te mets dans ces états à cause de ce gars-là… C’est dans la tête. Si tu te dis que tu pourras faire l’impasse sur ça, tu y arriveras, t’inquiète, puisqu’en plus, tu dis que t’es pas jalouse. Ca sera plus facile.

JE L’AIME MA COUSINE !!! Hihihi, she’s the best ! 

Alexandre : Bouquet final !

feux d'artifices

Non, décidément, les histoires d’amour qui finissent bien, ce n’est pas pour moi. Dans le cahier que j’avais écrit pour Laurence, j’avais mis une citation qui disait : « Peut-être que Dieu nous fait rencontrer de mauvaises personnes pour que le jour où nous rencontrons la bonne, nous puissions être pleinement reconnaissants ». Si c’est ça que Dieu veut, eh bien, j’espère que la bonne personne sera vraiment l’un de ses meilleurs anges au corps d’Apollon qu’il enverra spécialement pour se faire pardonner. Là seulement, je pourrais être pleinement reconnaissante.

Je fais un article court (pour changer). Je sais que lorsque j’ai réalisé qu’Alex s’était fichu de moi, j’ai beaucoup pleuré et ensuite, je me suis dit que c’était la DERNIERE fois que je versais des larmes à cause de lui.

Aujourd’hui, sur Facebook, j’ai appris qu’il sortait avec ELLE. Vous savez, la fille qu’il se tapait parfois… ? Eh bien, je n’ai pas pleuré. Ah, ça non. J’ai été prise de fortes nausées et je suis allée vomir. J’ai réagi tellement vite que ça m’a surprise. Comme si mon cerveau n’avait même pas eu le temps d’assimiler la nouvelle, que ma poitrine l’avait vue avant. J’ai vraiment eu l’impression d’avoir l’estomac retourné. Je crois que c’est quelque chose qui prouve que je n’ai pas très bien digéré la chose. Mais je n’ai pas pleuré et je ne pleure toujours pas. Je ne suis pas sûre que ce soit une très bonne chose. J’aimerai ne pas refouler. J’aimerai ne pas souffrir mais ne rien ressentir, presque, ce n’est pas jouissif, non plus. Et je n’ai aucune idée de ce que je ressens. Rien. Bon d’accord, j’ai envie de le gifler si fort qu’il aurait le temps de se demander, la tête en arrière, si elle ne serait pas sur le point de se décoller de ses épaules. Mais je pensais que j’allais détester cette fille, et maudire la vie de se foutre de moi encore une fois. Je pensais que j’allais être triste à en mourir. Que j’allais écouter des chansons de cœurs brisés. Mais rien de tout cela. J’écoute des chansons de Noël.

Moi, j’attendais juste un fucking miracle…

C’était STANement romantique !

Tout d’abord, je tiens à dire que si vous êtes venus chercher une histoire d’amour qui finit bien, vous vous êtes trompés de blog. Les histoires d’amour, c’est pas fait pour Bibi Moulin. J’ai fini par m’y faire, avec Alexandre. D’ailleurs, pour bien comprendre l’histoire, je vais devoir parler de lui un tout petit peu.

Mais vous devez surtout savoir que c’est probablement l’article le plus long que je n’ai jamais écrit. Mais si jamais vous lisez jusqu’à la fin, je serai tout d’abord très touchée (et surprise, aussi, très surprise) mais j’aimerai beaucoup que vous répondiez à la question par message ou commentaire : « Est-ce que vous auriez écouté votre raison et auriez pris l’avion ou écouté votre cœur et pris le train ? »

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Quand je suis arrivée à Orléans, je vivais avec mon père, au tout début. Il avait quitté le domicile familial depuis trois ans et s’était installé là avec sa nouvelle copine. J’étais seule au monde. Et c’est à cette époque-là que j’ai réalisé que j’étais tombée amoureuse d’Alexandre. Et que je me suis dit que comme je l’avais toujours aimé sans pour autant être attirée par lui, maintenant que c’était fait, je ne pourrais plus jamais ne plus l’aimer. Vous suivez ? Bref. J’ai commencé à travailler au Mc Do en août. Le 6 août pour être plus précise. Et là-bas, on se fait des amis très, très vite. Aussi, je vais citer quatre personnes plus ou moins importantes dans l’histoire : Ronel, africaine hyper drôle, hyper gentille. Johanna, avec qui j’ai vécu pendant deux mois et à qui je dois beaucoup. Jeremy, qui a été la première personne avec qui je me suis entendue et Jana (se prononce « iana »), la slovaque, personne la plus gentille que j’ai pu rencontrer de toute ma vie entière.

Vous savez, je pensais que le jour où je rencontrerai l’homme de ma vie, le temps s’arrêterait pendant un tout petit instant, que j’aurais une espèce de flash rapide qui me montrerait que c’était bien avec lui que j’allais passer le restant de mes jours et que j’allais même avoir, accessoirement, le prénom de nos enfants.

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La première fois que j’ai vu Stan, j’allais entrer en service. J’étais dans la salle équipier, changée, prête à pointer, quand Ronel est entrée dans la pièce et dit :

_Hé, il y a un nouveau. Il est tchèque et il est trop beau !

Curieux, on a attendu ceux qui n’étaient pas changés et on est vite allés en cuisine, attendre l’heure pour pointer. Il était là, il parlait avec Jana. La seule qui le comprenait. La seule qu’il comprenait.

Ronel : Alors ? Il est pas trop beau ?
Moi (haussant les épaules) : Bah, gros cliché des pays de l’Est. Grand, blond, yeux bleus. Il est mignon. Mais c’est pas mon genre.

Ronel, de son côté, était fan amoureuse de lui. Elle l’appelait toujours « mon mari » devant les autres et on était toujours morts de rire. Comme mes jours de repos (samedi et dimanche) étaient les mêmes que ceux de Jana et Stan, on se voyait tous les jours et on travaillait toujours ensemble. Pendant les deux premières semaines, tout ce que Stan disait c’était :

_Saloute et bonne appétite. (« Salut et bon appétit », pour ceux qui n’auraient pas compris ;) )

Et personne ne peut résister à un accent comme ça. Parce que vous avez envie de lui prendre les joues et dire : « Tu es troooop mignon ! ». Ensuite, Stan est devenu pote avec Jeremy et Geoffrey. Oh mon dieu, j’ai oublié de parler de Geoffrey (Il n’est pas si important, vous pouvez sauter le passage en gris si vous ne voulez pas entendre parler de lui).

Non, mais il faut que j’en parle, de cet abruti. Quand je suis arrivée, le premier jour, il m’a fait pleurer. Il m’a traitée d’incapable et m’a dit que je ne servais à rien puisque je ne savais pas faire ce qu’il demandait qui était pourtant très simple. Maintenant, pour ma défense, je n’avais absolument aucune expérience. On m’avait mise au poste 1, celui où on fait les sandwichs les plus demandés (je sais même plus comment ils s’appellent, tellement je vais dans les fast-foods, à la base) avec Jeremy, qui passait son temps à traîner à droite et à gauche et mon formateur, dont j’ai oublié le nom et qui avait un handicap mental (ce n’est pas une blague). Bref, finalement, au troisième jour, je me suis retrouvée seule avec lui au déjeuner dans la salle équipier et on a appris à se connaître. Je m’entendais hyper bien avec Geoffrey, au début. On passait notre temps à chanter, il me draguait ouvertement mais je ne répondais pas à ses avances mais ça ne le dérangeait pas, il continuait quand même. Pour la fin de l’histoire, j’ai fini par apprendre, une semaine avant mon retour à la Réunion que cet enfoiré avait fait un pari sur ma tête comme quoi il « arriverait à me serrer en un mois ». Loupé ! Quand je suis rentrée, on a fait un Skype et là, il m’a fait une grande déclaration comme quoi il m’aimait et qu’il était prêt à quitter sa copine et me rejoindre si j’étais d’accord. Je lui ai dit que c’était hors de question. Il m’a renvoyé des messages privés sur Facebook pour me dire encore à quel point il m’aimait et finalement, sa copine l’a quitté. Trois mois après, il s’était excusé, il lui avait demandé de l’épouser et elle a accepté. Ca fait un an depuis le mois dernier qu’ils se sont rencontrés. Ils ont 22 ans. Ca va vite, oulala. Bref, revenons à Stan.

Stan est donc devenu pote avec Geoffrey et Jeremy. Et je suppose que c’est parce que je m’entendais bien avec les seules personnes avec qui il parlait (à savoir Jana, Jem et Geoffrey) que Stan a commencé à m’accorder sa confiance, aussi. On essayait de parler, en anglais ou alors quand Jana était là, elle faisait l’interprète. Jana était en France depuis un an, à l’époque parce que son mari était un joueur professionnel de hockey et qu’il avait été pris dans l’équipe d’Orléans donc elle l’avait suivi. Stan, pour la même raison. Mais dans une catégorie moins importante. Et comme le Mc Do était l’un de leur partenaire officiel, ils étaient obligés de les embaucher. Un jour, je sais plus où on allait mais j’étais en voiture avec Geoffrey.

Geoffrey : Tu craques pour Stan ?
Moi (sincère) : Euh… non. Pourquoi ?
Geoffrey : J’ai cru. De toute façon, t’as aucune chance. Il n’aime que les blondes très minces.
Moi (pensant) : Personne ne t’a demandé ton avis, espèce de sang de bourbe !

Vous avez reconnu Harry Potter ? Non ? Tant pis. Je m’en fichais de ne pas être le style de Stan. Surtout que je savais que ce n’était pas vrai parce que quelques jours plus tôt, je travaillais avec je-ne-sais-plus-qui et en face de moi, sur un autre grill, il y avait Stan et Jeremy et Jeremy n’arrêtait pas de me regarder et de répéter un truc en tchèque (que je n’ai jamais retenu, j’avoue). Et il souriait donc je pensais qu’il se fichait de moi, qu’il m’insultait. Alors je n’ai pas arrêté de l’appeler pour qu’il me dise ce que ça voulait dire. Et j’ai même fini par répéter le mot. Au cas où c’était une insulte, j’allais la leur retourner. A ce moment-là, Stan a passé sa tête, m’a regardé et a souri avant de répéter son truc tchèque. J’étais vraiment mal à l’aise. Mais le lendemain, à une soirée, Jeremy a fini par me dire que ça voulait dire « une fille magnifique ». J’étais toute contente. Parce que pour tout le monde, dans l’équipe, j’étais la « jolie métisse ». Mais savoir que c’était quelque chose que le bel étranger au corps de dieu grec pensait aussi, ça faisait plaisir. Pourtant, ça ne m’avait pas fait plus d’effet que ça. Ce qui m’en a fait, en revanche, c’est la première fois que j’ai touché Stan. De son vrai prénom Stanilav. Ca ne se prononce pas « Stanislave », ni « Stanislaf », ni « Stanislas ». Ca se prononce « Stanislao » (en avalant légèrement le « o »).

On travaillait à côté tous les deux, mais chacun faisait des sandwichs différents. On partageait juste la même salière. On en avait besoin en même temps, mais il avait été plus rapide, donc il l’a utilisée et me l’a tendue ensuite. Sa main a frôlé la mienne et je me revois parfaitement écarquiller légèrement les yeux de surprise parce que même s’il travaillait au-dessus du gril, sa main était glacée. Ca m’a vraiment surprise et il s’est réellement passé quelque chose dans ma poitrine à ce moment précis. Quand je l’ai raconté à Ronel, je lui ai dit que je pensais que Stan était un vampire. Je plaisantais, hein ! Elle a bien ri. Après ça, j’étais toujours contente de voir Stan et j’essayais toujours de lui parler. Du hockey, en général parce que j’allais voir leur match. Et que j’ADORAIS ça. C’est l’un de trucs qui me manque le plus de la Métropole. Je me suis vite rendue compte qu’à chaque fois que Stan me touchait, je ressentais la même chose que la première fois : mon cœur qui semblait s’arrêter de battre pendant un quart de seconde avant de reprendre sa course dans un rythme beaucoup plus rapide comme pour rattraper le temps qu’il avait perdu. Je ne savais toujours pas que je commençais à avoir des sentiments pour lui. Pourtant, j’aurais dû le deviner. Ca a été la période la plus longue pendant laquelle je n’ai pas parlé à Alexandre. Et je riais toujours plus avec lui, j’avais toujours envie de le voir et quand il était absent, je me disais que la journée n’avait aucun intérêt.

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Il y a une fois où je travaillais et j’ai senti une main se poser sur ma taille. Je ne l’avais pas encore vu mais je savais que c’était lui. Parce que comment mon cœur avait réagi, ça ne pouvait être que lui. Je me suis tournée vers lui et il était là avec son grande sourire : « Mode 2 » (ça veut juste dire qu’on passe d’une seule à deux personne sur le plan de travail). Mais il y aussi la fois où il était l’heure pour lui de partir et je lui ai demandé de rester encore deux minutes pour faire une nouvelle tournée de sandwichs sinon j’allais perdre la tête toute seule. Il a regardé l’heure sur la pointeuse et m’a regardé une nouvelle fois. Je me suis mordue les lèvres dans un sourire, fronçant les sourcils et penchant la tête sur le côté, comme pour le supplier. Il a fini par secouer la tête en souriant et se mettre à lancer les pains. Il ne faisait pas ça avec tout le monde. Il détestait tellement ce job que même pour l’argent, il ne serait pas resté une minute de plus après son service. Il l’a fait pour moi. Et il y a aussi eu la fois où je faisais plus rien, je m’ennuyais, alors je suis allée les voir, lui et Jeremy, en plein travail. Stan m’a vue et dit: « Mode 3 ? » j’ai secoué la tête pour dire « Non » et alors là, il a fait une moue boudeuse pour montrer qu’il était déçu. J’ai trouvé ça trop adorable. Et là, « trop » convient parfaitement parce que on devrait le condamner pour être aussi chou et gentil et sexy et… argh ! parfait, voilà !

En novembre, ça n’allait pas du tout. Johanna ne pouvait plus m’héberger, mon père m’avait mise à la porte (oui, c’est un… gentil petit chat. Pour ne pas dire autre chose. Plus aucun de mes frère et sœurs ne lui parle encore) alors j’ai appelé ma mère :

Moi : Maman, est-ce que je peux rentrer à la maison, s’il te plaît ?
Mamounette : Mais bien sûr. C’est ta maison, tu reviens quand tu veux.

Elle n’a pas posé une seule question et je ne lui ai rien vraiment dit jusqu’à ce que je sois rentrée.

Quelques jours après que je sache que j’allais retourner à la Réunion (même si personne n’était encore au courant), Stan a essayé de me demander quelque chose. Je n’ai pas compris. Pas exactement. Si je devais vraiment avouer ce que j’ai cru entendre c’est qu’il me proposait d’aller en ville. Il y avait le marché de Noël. Avec la grande roue et les lumières absolument partout. Enfin, la magie, quoi. Mais j’ai préféré dire que je ne comprenais pas plutôt que de passer pour la pire des gourdes si jamais il n’avait absolument pas dit ça. Croyez-moi, je regrette ! Haha.

Mais je vais maintenant raconter comment j’en suis venue à comprendre que j’avais un gros coup de cœur pour lui. J’étais venue voir ma patronne pour lui remettre une lettre de procuration. Elle déjeunait dans la salle avec le directeur adjoint et Stéphane, mon manager préféré. On a discuté une petite minute puis j’ai vu Stan à l’extérieur. On était mardi. J’ignorais si j’allais le revoir avant mon départ, le lundi d’après. Il allait partir alors j’avais envie de courir lui parler mais mes anciens boss avaient un millier de choses à me dire. J’étais hyper nerveuse, j’avais le cœur qui battait à cent à l’heure, et eux, continuaient de me dire qu’ils espéraient que je donnerai de mes nouvelles, que j’avais de la chance de repartir au soleil et probablement pleins d’autres choses aussi, je n’écoutais presque plus. Finalement, un peu brusquement, je dois l’avouer, je les ai envoyés balader, je les ai salués et je me suis précipitée à l’extérieur voir Stan. Il faut savoir que ce jour-là, Ronel, était dans la salle aussi. Donc je suis sortie et Stan m’a vue. Il a souri et il s’est avancé. Il savait que j’allais partir. Jana le lui avait dit, je le lui avais répété. Jana avait pleuré. Et elle m’avait fait pleurer aussi parce qu’elle m’avait dit, au tout début de quand on commençait tout juste à se parler, qu’elle ne pleurait jamais. Juste quand une personne proche mourrait. Mais que sinon, elle n’était pas sentimentale. Et quand un jour, je m’étais mise à pleurer, elle était venue me consoler en disant : « Faut pas pleurer. Ca fait couler maquillage ». Un ange. Et son français parfaitement imparfait la rendait encore plus adorable. Le jour où elle m’a dit au revoir, elle a pleuré. Et je me sentais immonde à faire pleurer une personne comme elle. Ca m’a brisé le cœur. Elle arrêtait pas de répéter « Je pleure pas, je pleure pas. J’ai poussière dans l’œil. Regarde ». Elle est partie et Ronal m’a dit qu’elle avait encore pleuré dans la salle équipier.

Donc j’étais face à Stan. Je n’ai rien dit et lui non plus. Il a juste passé son bras autour de ma taille et il m’a serré contre lui avant de m’embrasser sur les joues. Encore une fois, j’ai eu cette étrange mais merveilleuse impression que mon cœur s’était arrêté un moment, comme le temps, pour profiter de ces quelques petites secondes d’éternité. En tout cas, je pense que ça restera éternellement dans ma mémoire.

Quand on s’est séparés, c’est moi qui ai parlé. J’ai articulé:

_Merci. Pour tout. (Il a compris) Je te souhaite le meilleur. Bonne chance (Il n’a pas compris) Et courage pour le hockey et le Mc Do (Il a compris).

Je me souviens, il a répété « courage » en hochant la tête dans un sourire. Faut dire entre son boulot qu’il détestait et l’équipe de bras cassés dans laquelle il était, il était désespéré le Stan. C’est un très bon gardien. Il bloque la plupart des tirs et quand il en encaisse un, il secoue toujours la tête en donnant un petit coup de crosse sur la glace. Un jour, il racontait à Jana (et Jana m’a racontée) qu’il jouait dans une autre ville et il a reçu un palet dans le cou. Il a perdu connaissance et s’est réveillé à l’hôpital, complètement paniqué parce qu’il ignorait complètement où il était.

Peu importe. Il m’a demandé quand est-ce que je partais. J’ai répondu samedi. Parce que je pensais partir samedi. Il m’a demandé si j’allais faire une fête avant et j’ai répondu que non, je ne pensais pas avoir le temps. Ensuite, il m’a dit qu’on garderait contact par Facebook et il m’a de nouveau serrée dans ses bras.

Jeremy, à l’autre bout de la terrasse, a hurlé: « Hey ! C’est pas fini la drague tchèque, là !? », on l’a juste ignoré. Puis Stan est parti, il a quitté la terrasse et moi je suis restée à ma place, le regardant s’éloigner. Il s’est retourné deux fois et il a agité la main en souriant légèrement.

Ensuite, je suis allée rejoindre Jeremy et Laura, une fille que j’aimais bien aussi et je suis restée là avec eux jusqu’à ce que Ronel arrive.

Ronel : Tu crois que je t’ai pas vue avec Stan, là ? Tu as parlé avec ce mec plus de deux minutes, dis-moi c’est quoi ton secret !
Moi : Je crois que je suis amoureuse de Stan. Il est trooop chouuu !

Tout le monde a éclaté de rire. Ronel aussi. Ensuite elle m’a menacé de me tuer avec son sac à main. Je ne pensais pas du tout ce que j’avais dit. Moi amoureuse de Stan ? Pff absurde, je pensais. Sauf qu’après ça, je n’arrêtais pas de penser à lui et j’ai fini par me dire « Oh-oh, je suis vraiment en train de craquer pour lui ! ».

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Le jeudi, on a fait une soirée. Et ce soir-là, alors que Jeremy m’avait offert deux roses, une rouge et une blanche, il a eu la merveilleuse idée de coucher avec Johanna alors que j’étais dans le lit avec eux. Je suis allée m’asseoir par terre et j’ai mis Fight Club hyper fort pour couvrir leurs bruits. Sans succès. Après leurs petites affaires, eux se sont endormis. Moi, alors que j’étais hyper fatiguée, j’ai fait une nuit blanche. Dès que le soleil s’est levé, en larmes et tremblante par rapport à ce qu’ils avaient osé me faire, j’ai cherché à fuir l’appartement. J’ai pris mes roses que j’ai jetées dans la première poubelle, et j’ai appelé Ronel.

Moi : Tu devineras jamais ce qui s’est passé hier soir. Johanna et Jeremy ont couché ensemble alors que j’étais là, quoi. Je leur ai demandé de faire ça quand ils seraient seuls mais rien à faire. Je les déteste. Je déteste tout le monde. Je veux plus voir personne.
Ronel : Attends, calme-toi. Passe chez moi. On ira boire un chocolat. Je t’invite, t’en as besoin, tu vas tout me raconter.

Chocolat chaud et muffin au chocolat au cas où ça ne va pas. Ca ira mieux après. Et avec une amie très drôle, ça passe très bien, aussi. Elle a réussi à me remonter le moral. Et alors que je n’étais pas maquillée, que j’avais passé les deux dernières heures à pleurer, je suis arrivée au Mc Do et Stan a eu ce même sourire gigantesque en me voyant. Le même qu’à chaque fois. Il était beau. Jana a compris que ça n’allait pas.

Moi : Demande à Stan de frapper Jeremy pour moi quand il le reverra.

Stan a entendu son prénom, Jana lui a répété ce que je lui avais dit mais il a froncé les sourcils, il ne comprenait pas et Jana non plus. Donc j’ai expliqué et là, Jana a écarquillé grand les yeux, a tout répété à Stan et Stan est revenu en me disant : « OK ! » d’un air hyper sérieux. Ca m’a fait sourire.

J’ai disparu pendant les trois derniers jours. Je n’ai revu que Ronel et un autre pote. J’ai menti à tous les autres en disant que j’étais montée sur Paris en attendant mon vol lundi. Ce n’était pas vrai. Je suis restée à Orléans et j’ai remercié tous les dieux de l’univers de ne m’avoir fait croiser personne. J’ai envoyé un message à Stan, plus tard : « Coucou Stan. J’espère que tu vas bien. Je voulais te dire merci pour tout: pour ta gentillesse, ta bonne humeur et pour avoir pris ma défense face à Jeremy. Ne le frappe pas, je plaisantais ;) . Bisous ». Et il a répondu (grâce à son traducteur pas très performant, si vous voulez mon avis): « Heureux de vous connaître, que vous apporte le sourire à Mc Donald, le chant, la joie. Tu vas me manquer ;( <3 ». Il est juste trooooop chou ce message, non ? Moi je l’adore, il me fait trop rire.

La veille de mon départ, dimanche, donc, j’ai envoyé un message à trois personnes dont une plus qu’importante à mes yeux : Laurence. Je lui racontais en gros l’histoire Stan, que j’avais des sentiments et que je ne voulais plus partir. J’ai fini par poser la question qui me trottait dans la tête depuis des jours : « Est-ce que tu écouterais ton cœur et resterais quitte à abandonner ta famille ou est-ce que tu écouterais ta raison et prendrais l’avion pour lequel tu as déjà payé en sachant que ta mère t’attend dans deux jours ? » Laurence a répondu : « Moi je te dirai d’écouter ta raison et de prendre l’avion. Parce que si vous êtes faits pour être ensemble, peu importe quand, vous allez finir par vous retrouver. ». Les deux autres n’ont pas donné d’avis centré. C’était à moi de choisir. Elles avaient juste donné leurs conseils en pesant le pour et le contre dans chaque situation.

coeur et raison

Le lundi, j’étais à l’aéroport. J’ai déposé mes bagages en consigne et comme j’étais arrivée le matin et que mon avions décollait le soir seulement, j’ai passé une demi-journée sur le quai du train, à faire des allers-retours avec l’aéroport, fumant cigarette sur cigarette et me posant une grande question : « Qu’est-ce qui se passerait dans ma vie si je choisissais d’écouter mon cœur et que je récupérais mes bagages et que j’allais retrouver Stan pour lui dire que l’idée de lui dire au revoir pour une durée indéterminée, peut-être même pour une vie entière me faisait l’effet d’avoir un trou de la taille de la Terre dans le cœur ? ». J’ai continué d’envoyer des messages à Laurence.

Moi : Je crois que c’est l’homme de ma vie.
Laurence : Qui c’est qui te l’a dit ?
Moi (plaisantant) : La boule de cristal virtuelle sur ma tablette.

Vous savez, le truc qui donne des réponses aléatoires aux questions fermées… ?

Laurence : Si c’était vraiment l’homme de ta vie, je te dirais de rester.

Mais je n’ai pas pris le train. J’ai pris l’avion. Lorsque je me suis assise à ma place, j’ai éclaté en sanglots. Je m’en souviens comme si c’était hier alors que ça fait un an, tout ça. J’avais l’impression d’être la personne la plus triste de la planète. Et pendant mon voyage de quinze ou seize heures, avec deux escales, quand je ne regardais pas de films ou n’écoutais pas de musique, j’apprenais le tchèque.

Quand je suis rentrée, quelques jours après mon arrivée, j’ai discuté avec Stan. Je ne rapporte pas la conversation parce que son traducteur disait n’importe quoi haha. Mais en gros, il disait qu’un jour, il viendrait me voir à la Réunion et qu’il aimerait qu’on aille boire un verre ensemble. J’étais sur un petit nuage de coton rose. Il aimait toutes les photos de la Réunion que je postais. Malheureusement, je n’ai jamais revu Stan, il est retourné en République Tchèque et là-bas, il a rencontré une fille. Pas « très mince », normale, quoi, comme moi, mais blonde, en effet. Y a que ça, là-bas de toute façon haha. Et il est retourné à Orléans, avec elle, trois mois plus tard. Elle l’a fait, elle : Elle a abandonné tout pour rester avec le mec qu’elle aimait.

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Après ça, j’ai écrit un cahier à Laurence pour lui raconter cette histoire. Et voilà ce que j’ai dit :

« Je suis persuadée que dans la vie, il n’arrive qu’une seule et unique histoire qui sorte de la vie de tous les jours. Une histoire comme dans l’un de ses films devant lesquels tu te demandes inlassablement pourquoi l’héroïne n’est pas toi. C’est Stan mon histoire pas banale. Mais après, j’en sais rien. Peut-être que je ne suis pas amoureuse et qu’au fond, je cherchais juste une raison de rester en France, peut-être que ce n’est qu’un béguin, comme tant d’autres. Peut-être que c’est le bon et peut-être que je ne le reverrai jamais. Peut-être qu’un jour, je n’aurais plus le cœur qui s’agitera quand je verrai son nom dans mes notifications et peut-être même qu’un jour, j’en oublierai même son nom, tiens. Mais jamais je n’oublierai que pour un garçon étranger avec qui j’avais beaucoup de mal à communiquer et dont je ne connaissais rien, pour ce garçon-là, avec ses yeux bleus, son corps parfait et sa phrase philosophique tatouée sur le bras, pour lui, j’aurais été capable d’abandonner toute ma famille, rater un avion et sauter dans le premier train pour retourner le voir alors que j’ignorais quels étaient ses sentiments envers moi. C’est purement et simplement romantique, c’est pour ça que j’y crois. Parce que ça semble ridiculement insensé et complètement fou mais c’est bien trop beau pour être ignoré. C’est lui l’homme de ma vie. Charlie Chaplin a dit que le temps était un grand auteur : il écrivait les meilleures fins. Alors voilà, si dans quelques mois, un an ou deux, je déclare ne plus rien ressentir pour Stan, montre-moi ce cahier, mets-moi face à ma folie, ma stupidité, à mes grands espoirs ridicules mais en attendant, je veux juste que tu sois la gardienne de tous mes secrets. Et puis sérieusement, si c’est pas ça le grand amour, à quoi ça ressemble, bordel ?! ».

Laurence m’a passé le cahier parce que je le lui ai demandé mais je ne lui ai jamais déclaré ne plus rien ressentir pour Stan. Il a été la seule personne à me faire oublier Alexandre et aujourd’hui, c’est encore en pensant à lui qu’Alexandre est moins présent dans mon esprit. Je suis presque sûre que jamais personne ne perdra son temps à lire cet article jusqu’à la fin. Mais il fallait que j’en garde une trace, de mon côté.

On en reparlait avec Muriel, la dernière fois. Elle me disait qu’elle était sûre que si j’étais restée, j’aurais eu une histoire avec Stan. J’ai beaucoup pleuré, à cause de cette histoire parce que pendant longtemps, j’ai eu l’impression d’avoir pris la pire décision de toute ma vie. Mais je m’en suis sortie en réalisant que la vie était faite de choix, que j’avais fait les miens et que si je voulais que ça change, je n’avais qu’à en faire d’autres. J’ignore si je le reverrai un jour. Peut-être que sa blondinette tchèque est finalement la femme de SA vie. Et que moi, de mon côté, je n’ai pas encore rencontré le véritable homme de ma vie. Parce qu’il n’y a pas eu de flash avec Stan. Quoi qu’il en soit, c’est l’histoire qui me donne toujours des frissons. J’ai essayé d’écrire une histoire en m’aidant de ça, un jour. Je n’y suis pas arrivée. Parce que ça ne fonctionnait pas. Je me disais que rien ne pourrait battre l’original.

Après ça, j’ai écouté de la musique. Une chanson créole d’ici dit :

« Si ou veut aller, allé a ou mais si ou rode l’amour, reste là car ou conné si c’est pas ou, mi rêve pas, si lé pas ensemb’ ou ça ne m’intéresse pas. » Traduction : Si tu veux t’en aller, vas-y mais si c’est l’amour que tu recherches, alors reste ici. Parce que tu sais bien que si ce n’est pas toi, je ne rêve pas, si ce n’est pas avec toi, ça ne m’intéresse pas. ». C’est l’une des chansons qui a le mieux marché à la Réunion. Pix’L –Allé a ou. C’est l’une de mes chansons réunionnaises préférées.

Taïro –J’étais prêt : « Certains disent que c’est dommage, d’autres que c’est plus sage, d’autres que c’était écrit. Qu’il vaut mieux tourner la page, que je n’ai plus l’âge pour les larmes et les cris. Pourtant pendant mes naufrages c’est bien ton image qui éclaire mes nuits. Non vraiment, je ne sais toujours pas pourquoi je suis parti(e) »

Team BS –Case départ : « Quelques mots sur un papier, beaucoup d’espoir, c’est un aller sans retour à la case départ. Un peu de elle, de lui, de nous, beaucoup de toi, au cas où on se revoit à la case départ ».

Et vous, par message ou par commentaire, si jamais vous avez tout lu, dites : Vous auriez écouté votre cœur ou votre raison ?

Certains aiment taper dans un ballon.

D’autres, comme moi, ont TOUJOURS eu une petite préférence pour la lecture et l’écriture.

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Je ne dormirai plus si j’avais cet objet dans les mains *_*

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé les livres. Je me souviens vaguement du livre avec lequel on avait appris à lire en CP mais je me souviens parfaitement des premiers mots que j’ai lu dans ma vie : « Je m’appelle Lucie ». Comme toutes les enfants, j’aimais jouer à la poupée, mais rien n’était plus agréable pour moi que de rentrer de l’école et m’asseoir dans la cuisine avec un livre pendant que ma mère faisait le dîner pour lui montrer à quel point je lisais bien. Et elle me récompensait en m’achetant toujours plus de livres, si bien que j’avais une bibliothèque remplie de gros livres de contes avec lesquels je m’endormais chaque soir.

A l’école primaire, je faisais souvent partie des meilleurs de la classe. Toujours en tête. Et j’aimais le français. J’adorais les exercices, les dictées, qu’on me demande de lire, qu’on me complimente sur ma lecture. Les autres matières, je me débrouillais mais je m’en fichais.

L’année de mes dix ans, mes deux sœurs se sont acheté un journal intime. J’étais jalouse. Moi aussi, je voulais avoir un livre que j’écrirais moi-même. Alors ma plus grande sœur m’en a offert un, un jour et j’ai tenu mes journaux intimes pendant près de dix ans. Comme je l’ai écrit dans mon article « préface », je crois, j’ai tout jeté quelques jours après mes vingt ans.

Au collège, je n’étais plus dans les premiers de la classe mais je m’en sortais toujours. Pourtant, quand je suis arrivée au lycée, ça a été la catastrophe. C’était devenu beaucoup moins facile. Il fallait étudier. Et c’est au lycée que j’ai réalisé que je détestais ça. J’étais curieuse, j’aimais apprendre des choses mais je n’aimais pas le faire parce qu’on me le demandait. Et comme j’ai grandi avec l’esprit de contradiction, ça n’a pas été de tout repos. J’ai essayé de me reprendre en main lorsqu’on m’a donné un avis réservé pour mon passage en 1ère alors que j’avais 9 de moyenne en 2nde. C’était bien la première fois de ma vie que je n’avais pas la moyenne générale. Et j’ai tenté de remonter ma moyenne pour le dernier trimestre. Je suis passée ! Youhou !

Les cours me prenaient la tête. C’est donc en 1ère que j’ai commencé à écrire mon premier roman, en cours d’histoire, principalement, de maths, aussi et tous les autres où j’en avais la possibilité et ma bonne mémoire faisait que les quelques minutes que j’avais consacré au cours me restaient dans la tête. D’ailleurs, la plupart du temps, c’était des trucs que je savais déjà.

En Terminale, par contre, c’était autre chose. J’ai accumulé, tout au long de l’année, entre 60 et 70 heures d’absence. Ma mère était sûre que j’allais rater mon Bac. Elle était désespérée. Elle avait tenté de me rappeler le temps où j’étais une élève qui avait les meilleures notes et qui collectionnait les bons points. Et le fait que j’avais décidé de faire une année sabbatique, ensuite, ne la réjouissait pas beaucoup mais elle savait aussi que j’avais eu une année difficile et que j’avais besoin de souffler. Elle a tout de même souhaité que je fasse la fac mais après de nombreuses disputes et crises de larmes, elle a fini par accepter l’idée que je ne mettrais jamais les pieds là-bas.

J’ai eu mon Bac, je suis passée à 0,14 point de la mention assez bien. Je n’avais aucun mérite. J’avais des facilités, c’est tout. Je n’ai pas passé une seule minute à étudier. Mes cours tenaient sur des feuilles volantes que je jetais dans la première poubelle en arrivant chez moi et mon seul cahier était un cahier d’anglais qui servait pour toutes les autres matières, également. Je voulais devenir écrivain, moi. Et quand je l’ai dit à ma mère, elle m’a dit que ce n’était pas un métier. Je lui ai dit que je m’en fichais. Que j’allais faire ça ou rien d’autre. Que j’étais une artiste, que c’était pour ça que ma chambre était en bordel une heure après qu’elle ait été rangée et aussi pour cette raison que j’étais totalement incomprise. Ma mère, elle, aurait voulu que je devienne journaliste. Parce que c’était le rêve de ma sœur aînée mais qu’elle avait abandonné au bout de deux ans. J’ai dit à ma mère que je n’avais jamais eu envie de raconter ce qui se passait dans le monde. Je voulais créer le mien.

C’est donc dans cette optique que j’ai quitté la Réunion en 2013 et que je suis allée en Métropole. Je pensais trouver un travail, avoir un appartement et passer tout mon temps libre à écrire avant d’envoyer mon manuscrit à une maison d’édition et devenir écrivain, que mon rêve se réalise et que je prouve à tout le monde que j’avais eu raison de croire en tout ça. Mais j’ai eu terriblement tort. Ecrire c’est ce que j’ai fait tous les jours entre début juin et début août. Ensuite, j’ai commencé à travailler à mi-temps au Mc Do et je faisais la fête tous les soirs, je n’ai plus écrit un mot en six mois. Et c’est pourtant là-bas que s’est déroulée l’histoire la plus adorable que je n’ai jamais racontée. Parce que c’est là-bas que j’ai rencontré Stan.

Ca sera mon prochain article. 

Noël en été !

Bienvenue dans l’hémisphère sud !

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Je raconte une petite blague, elle me fait toujours autant rire, et je trouve la fille qui l’a « lancée » toujours aussi conne.

Un de mes anciens camarades de classe discutait avec une fille sur Facebook. C’était en décembre.

Elle: Il fait trop froid chez moi.
Lui: Pas chez moi. Il fait très chaud.
Elle: C’est vrai ? Mais pourquoi ?
Lui: Parce que tu es dans l’hémisphère nord et moi dans l’hémisphère sud. Nos saisons sont inversées. Nos hivers sont vos étés et nos étés sont vos hivers.
Elle: Aaaaah. Mais vous êtes en quel mois, alors ? [Stupide]

Les clichés sur la Réunion, je crois qu’on les as tous entendus: Vous avez l’électricité ? Et internet ? Il y a la jungle, à la Réunion ? Quand j’avais 13 ans et que j’ai débarqué à Bordeaux, quelqu’un m’a même dit qu’il pensait que chez nous, il n’y avait pas d’école, que tous les enfants apprenaient dès leur plus jeune âge à aller pêcher en barque. Hé ! Tu m’as bien regardée, espèce de crétin ? Je parle mieux français que toi, d’abord. Au moins, moi, je ne dis pas « Il faut que je fais ». Argh ! Non, mais alors, ça ! ça me dépasse. Je sais parler le créole d’ici mais je m’exprime très bien en français. Par ailleurs, ne venez jamais me dire que les diplômes à la Réunion ne valent pas ce qu’on fait passer en France parce que risquerez de déclencher une guerre.

Je me répète mais je n’aime pas l’hiver. J’aime bronzer, sentir le soleil brûler ma peau et porter des robes que ma mamounette fait pour moi. Je n’aime pas porter quatre collants l’un par-dessus l’autre (parce que c’est ce que j’ai fait en décembre l’année dernière parce que je ne supporte pas très, très bien le froid), ni avoir une immense écharpe en laine autour du coup, ni des gants sur les mains parce que je dois enlever mes bagues dont je me sépare rarement sinon ça me gêne.

Je n’ai été en France pour Noël qu’une seule fois dans toute mon existence. Comme par hasard, c’était le Noël le plus pourri de ma vie. Ma plus grande sœur, mon père et moi. Trop chouette (ironie).
L’année dernière, j’ai quitté Orléans pour revenir à la Réunion le 10 décembre. J’ai atterri le 11 décembre. Il faisait -4° à Orléans le matin de mon départ. Quand je suis arrivée à la Réunion, étant donné qu’il pleuvait, il ne faisait pas très chaud : 27°. Mais aujourd’hui, si vous voulez savoir, on est en pleine sécheresse. La pluie ne tombe jamais et à 9H30 du matin, le mercure peut atteindre les 32°C. A 9H30 ! L’après-midi, c’est 35-36°. On transpire sans faire le moindre mouvement, on manque de mourir d’asphyxie dans les transports en communs.

Mais les fêtes de fin d’année, je préfère LARGEMENT les passer en été. On fait des grillades  comme d’autres font un feu de cheminée, on dîne dehors comme d’autres se barricadent à l’intérieur et on boit du Champagne toute la nuit (bon, comme tout le monde). Et vous ne serez un(e) vrai(e) réunionnais(e) que lorsque vous aurez passé le Nouvel An sur la plage avec 5 000 autres personnes au moins.

Noël, c’est la fête que je préfère dans l’année. Parce que c’est la période des miracles. Et qu’il y en a toujours un. Il suffit d’y croire. Et moi j’y crois. Je veux mon miracle ! Laurence et moi, on a cependant remarqué que plus les années passaient, plus Noël se dégradait. Parce que tous les cousins étaient en France, que notre grande famille se dispersait et pire : quand ma sœur qui vit ici décide d’aller passer Noël avec la famille de son copain. Mais vous savez ce qui est pire encore ? C’est lorsque je ne suis pas avec Laurence pour le Réveillon. On a beau se texter toute la soirée et se dire qu’on se manque, que c’est nul l’une sans l’autre, ça reste gravé comme un Noël pourri. Alors à minuit, on sort écouter les feux d’artifices exploser de tous les côtés et on se dit que l’autre est en train de faire exactement la même chose. Et on trouve le moyen de se rassurer comme ça.

Cette année, il y a un mariage le 20 décembre. Ma mère et moi n’y allons pas. On s’en fout mais du coup, personne n’a rien prévu pour Noël, c’est chacun de son côté. D’habitude, je demande à ma mère de me faire une somptueuse robe de soirée. Cette année, quand elle m’a demandé de choisir un modèle, j’ai répondu que je ne voulais pas de robe cette année et que j’allais remettre un truc que j’avais déjà porté (oui, j’étais vraiment désespérée, si j’ai dit ça. Parce que vous ne nous verrez JAMAIS remettre la même robe à deux Noël différents. Et il arrive que les robes qu’on met pour Noël ne sont portées qu’une seule et unique fois. J’ai deux robes de ce genre dans mon dressing. Et comme j’ai maigri, je sais encore moins quoi en faire, maintenant). Finalement, elle m’a fait une robe surprise. Hyper jolie mais que je peux mettre pour sortir en ville, aussi. Rien de très extravagant si on passe le Noël à la maison, avec un petit sapin que j’ai décoré seule (à l’inverse des Noël de mon enfance où mes sœurs, ma mère et moi, on passait toute une après-midi à décorer la maison entière). J’ai demandé à ma sœur si elle allait passer le Noël avec nous ou dans la famille de Loïc et elle a haussé les épaules avant de dire qu’on le passerait sûrement ensemble à la maison. Ca m’a rassurée. Pendant quelques temps, j’ai eu peur de ne devoir passer le Noël qu’avec ma mère.

Quoi qu’il en soit, Laurence m’a appris une grande nouvelle : on était invités à Salazie pour le 25 ! Donc on se verrait quand même à Noël. J’étais contente.

Salazie, c’est l’un de mes endroits préférés sur l’Ile. Il y a pleins de cascades, de verdure, de sentiers à explorer… C’est magnifique ! La photo qui suit a été prise en juillet alors que Laurence, Lisa et moi, étions allées nous balader, soit en plein hiver pour nous. Il devait faire 20/22°C. Le temps était bof bof. Celle en dessous vient de Google.

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SALAZIE SG 010

 

 

Hier, il y a eu un grave accident à la Réunion. Le pire qu’on ait connu. Un automobiliste qui roulait trop vite a perdu le contrôle de sa voiture et a fauché six piétons qui marchaient sur un trottoir. Ce midi, le bilan était de 5 morts, la dernière personne est dans le coma. Deux semaines avant les fêtes, c’est immonde d’entendre un truc pareil.

« La rédac », version 15 et +

Ecrit par Evelyne Reberg et les merveilleuses illustrations viennent de Claude et Denise Millet. Publié pour la première fois en 1984 et par les Editions Nathan en 1995.
Quand je l’ai trouvé, il y a cinq ou six ans, j’ai tout de suite bloqué sur les images.

Moi (15 ans) : Hé ! Laurence, regarde ça !
Laurence (11 ans) : Tu es perverse ! Y a rien d’anormal dans ces images.

Aujourd’hui, et depuis deux ans, depuis qu’elle a l’âge auquel j’ai découvert ce bouquin, Laurence trouve, elle aussi, qu’il y a quelque chose de spécial avec ce livre. Et tous les autres étaient d’accord avec moi. On a donc décrété qu’il s’agissait d’un livre magique qu’on ne lisait pas de la même façon avec ses 15 ans et après les avoir obtenus.

Synopsis : Depuis trois semaines, j’ai une rédac. La prof nous a prévenus : « Mes enfants chéris, n’attendez pas la dernière minute, et gnagnagni et gnagnagna… » On est déjà jeudi cinq heures, il faut la rendre demain sans faute. Si j’avais su ce qui allait m’arriver à cause de cette maudite rédac !

Plus haut, il est écrit : « Des images qui éclairent les histoires. Dès 8-12 ans.»

L’histoire commence. Le personnage principal rentre chez lui et on ne sait pas comment il s’appelle ce crétin. Sa mère l’appelle « mon potiron », le pauvre. Il a sa rédac à faire et ouvre le frigo. « Je me suis éclaté comme un pou dans la crème fraîche, j’ai englouti d’un seul coup trois fromage blancs battus à 40 p. cent, j’ai enfourné deux bananes trop mûres – ça me rend morose, quand elles sont si mûres… »

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Image qui éclaire l’histoire : Dites-moi, s’il vous plaît, en quoi ça nous éclaire cette image de mec sans prénom devant son frigo qui bouffe une banane avec du yaourt étalé par terre ???

Plus tard… « J’ai atterri sur le divan, j’y avais traîné Gaspard (c’est mon cartable) ». Il donne un prénom à son cartable, les gens. Tout ne va pas très bien, là-haut. On va passer sur le fait qu’il dit « merde » à deux reprises, dans ce bouquin pour enfants.

Sa rédaction consistait à décrire en détails une personne à son lieu de travail. Il a commencé : « Un jour, j’ai vu, en passant sur la route, une fermière. Ses grands yeux brillants scintillaient comme une voiture Renault qui n’aurait que 35 000 kilomètres… ». Et quand il a demandé son avis à sa mère, elle s’est foutue de lui donc il a décidé d’aller prendre l’air à Carrefour pour y acheter une rustine pour son vélo et son grand ami Stéphane l’a accompagné.

Son copain Stéphane, c’est un gros mytho de la vie. Ils sont en 6è et le mec lui raconte qu’il connaît une monitrice d’auto-école qui l’a fait conduire. « Débrayage, démarrage, première, accélération, deuxième, troisième, et même quatrième […] Il a même foncé droit sur un troupeau de gens qui sortaient de la messe ». On y croit, bien sûr. On y croit.

Bref, ils pensent pouvoir trouver leur rédac toute faite à la librairie. Là, le personnage principal repense à Sophie, une fille de 3è qui elle copiait des Corrigés de compositions françaises 3 « Elle a des seins gros comme des pastèques, eh bien, un jour, chez elle, elle était justement en train de copier, dans un de ces livres de rédac, en écoutant Bashung. Ses seins pointaient sous son pull rouge moulant ». Normal.

Ils sont sortis de la librairie sans rien trouver en s’arrêtant au rayon « BD » et ont ri comme des baleines. Dehors, la pluie tombait et ils se sont mis sous la gouttière, pensant que s’ils tombaient malade, ils n’iraient pas à l’école le lendemain.

A la 52è page de ce livre, on apprend enfin le prénom du mec : il se prénomme Éric.

Au lieu de rentrer chez lui, son pote Stéphane lui a demandé s’il voulait passer chez lui et cet abruti a accepté.

« On s’est conduits en personnes bien éduquées, surtout que, chez mon copain, c’est plutôt bien, on s’enfonce dans les tapis comme dans la sciure […] Tout de suite, Stéphane m’a jeté un regard sombre, il regardait fixement mes habits mouillés, alors je me suis vite mis à poil comme lui. »

Les parents de Stéphane possèdent un magasin de prêt-à-porter pour hommes, femmes et enfants. Cependant, le petit Stéphane n’avait plus de pantalons à passer à son camarade. Il ne restait qu’un seul pantalon propre pour lui et il a donc donné à Eric un short de l’été dernier (on est en mars, dans l’histoire), trop petit pour Eric.
« Finalement, ça moulait tellement que, du cul, je ressemblais à une pomme de terre. Stéphane m’a dit :
– Laisse ta braguette ouverte, ça te donnera de l’aisance. »
Oui, pourquoi pas ?

A 19H42, Eric commençait à s’inquiéter de ce que ses parents allaient dire en le voyant arriver dans cette tenue. Son pote Stéphane, lui, à ce moment-là, lisait un bouquin, « il lisait en suivant du doigt et en hurlant : ‘Encore ! Oh ! J’aime !’ ». Vous dites des trucs comme ça à haute voix quand vous lisez des bouquins, vous ?
Lorsque la mère d’Eric est venue sonner pour demander s’il était là, Stéphane a répondu non. Bravo, gamin !

C’est là que Marie entre dans l’histoire. C’est la petite sœur de Stéphane. Elle a 6 ans. « Il appelle Marie. On ferme la porte et on parle à voix basse. »

Leur plan, c’était de kidnapper Eric, de le cacher pendant la nuit et le lendemain matin, lui bander les yeux et le lâcher sur la nationale. Sympa, les amis. Ils sont donc partis le cacher dans le bureau du père. Sous le bureau, pour être plus précise. « Il n’y avait que mon short pour m’embêter, je l’ai carrément baissé vu que j’étais seul ».

Plus tard, Marie revient et lui annonce qu’ils ont mangé du maïs en salade en entrée. « Elle me colle ses doigts salés dans la bouche, elle me dit : ‘Tète !’. Je tète, mais il n’y a rien. […] Elle sort, elle revient, elle me colle un baiser qui me tombe sur le nez […] elle s’incruste contre mon ventre et me colle ses cheveux dans le pif et elle me dit :
-Qu’est-ce que tu fais ?
-Moi ? rien…
Je vois pas ce que je peux faire à quatre pattes sous un bureau. […]
Tout à coup, j’entends :
-Tu sais ce qu’il pense de toi, Stéphane ? Tu le répèteras pas, hein ? Eh ben, il dit que tu es sublime !
Moi, je réponds :
-Ma parole, il m’aime, le Stéphane, il s’enflamme ! »

Puis il finit par se disputer avec Marie, et va jusqu’à lui dire « Barre toi, andouille ». Pour sûr, il sait y faire, avec les filles. Ensuite, comme elle pleure et veut le virer de chez elle, il lui dit : « Ha ! Ha ! Madame croit qu’on s’arrête en pleine action ! »

Quand il a fait part à Stéphane qu’il voulait rentrer, Stéphane lui a fait un croche-pied et il est tombé sur le sol. « Je l’ai entraîné sur moi, je lui ai bouclé les fesses entre mes jambes […] je hurlais sans le son, et Marie, son pouce enfoncé dans la bouche, bavait en faisant : ‘Oh non ! Oh non !’. [ …] Stéphane en a profité pour bien se caler sur moi. Sa petite sœur chérie, il la laissait tranquille, vu qu’il me serrait le kiki de ses deux mains.[…] On a vite roulé, moi et Stéphane, jusque sous les escaliers, pour se cacher dans le noir. Stéphane était couché sur moi, je sentais son souffle sur ma joue droit, on se serrait terriblement et j’ai eu des larmes. »

bagarreImage qui éclaire l’histoire : Moi j’ai pas franchement l’impression qu’ils se battent, là, mais ce n’est que mon avis personnel.

Finalement, il finit par rentrer chez lui pieds nus et en slip. Il se change et se pose devant la télé pour faire sa fichue rédac. Ses parents, qui l’avaient cherché partout, d’après son frère, sont rentrés et ont pété un câble en le voyant peinard devant la télé.

slip

Il n’est pas parti au collège le lendemain parce qu’il avait une contusion au pied. Il s’est réconcilié avec Stéphane même s’il se posait une question existentielle : « Est-ce que, la veille, chez lui, il n’avait vraiment AUCUN pantalon à me prêter, ou bien est-ce qu’il avait fait exprès de ne me donner qu’un misérable short de morveux ? » Il conclut en disant : « On est redevenus normaux. Copains, quoi. Moins qu’avant ? Oh ! non. Plus ? Je ne sais pas, moi, mais c’était plus pareil. »

Je terminerai en disant qu’il y deux jeux de mots sur la rédaction dans ce livre : « raide action » et « raie d’ak ».

Dites que j’ai un problème, que j’ai l’esprit mal tourné ou autre. Ce livre me fait mourir de rire. Et je ne le ferai pas lire à mes enfants, en tout cas.

Week-end en famille, week-end réussi

J’ai passé un week-end absolutely fabulous !!! A ce stade, vous devez donc avoir deviné que j’ai choisi d’aller dormir chez Laurence plutôt que chez Loïc.

Samedi après-midi, je suis allée chez ma sœur qui fêtait l’anniversaire de Jade au parc du Colorado. Là où on avait fait le dernier repas de famille. Le temps annonçait de la pluie mais dieu merci, on a eu que de malheureuses petites gouttes. Cependant, j’ai eu froid. Très froid. Ma sœur et Loïc tiraient une tête de cent pieds de long, moi j’avais faim parce que je n’avais quasiment rien mangé et je me plaignais tout le temps. J’avoue, je ne devais pas être très agréable. On a fini par manger des bonbons et du gâteau puis vers 16h30, Romain et Eddy sont arrivés. Ils ont joué au foot avec tous les enfants, Loïc aussi et au moment où je me suis levée pour aller aux toilettes, j’ai reçu leur fucking ballon dans la poitrine.

Moi : AAAAAAAAAIIIIIIIE-EEEEEUHHHH !!! Ca fait mal !
Loïc (mort de rire) : Désolé !
Moi (ne riant pas du tout) : Ouais, ok ! Merci.

Déjà que je n’ai quasiment pas de poitrine… Non, je n’étais vraiment pas de bonne humeur. Et Loïc venait toujours me coller pour me faire des bisous et des câlins. Je crois qu’en fait, je suis juste pas très câlins et bisous, en plus du fait que ce soit le copain de ma sœur. Parce que ça dérange personne à part moi. Moi je n’aime vraiment pas ça.

Cécile (quelques jours plus tôt) : Ben imagine que tu sortais avec Romain et qu’il faisait ça avec ta sœur…
Moi : Non. Non, mais c’est MORT ! Si je dois reconnaître que je suis jalouse, c’est bon mais jamais j’accepterai que mon copain fasse ça à ma sœur. Ca va pas ?!

Moi quand je fais des bisous à Romain, je suis bourrée. Et c’est pareil pour les câlins. Quand je suis sobre, je m’appuie sur leur dos et je saute en criant : « Huuuue cheval !!! »… V’Voyez la différence ? Oui, ça ne va pas très, très bien, là-haut.

Bref, le soir, j’ai pris le bus et je suis allée chez Laurence. Sabine, sa mère, m’avait prévenue qu’il n’y aurait peut-être personne lorsque j’arriverai. Que je n’avais qu’à ouvrir le portail et prendre les clés cachés dans une des baskets dans le placard de la véranda. Eh bien, j’ai joué à Fort Boyard. De un, pour ouvrir ce maudit portail, ça m’a pris au moins 20 minutes, j’ai même pensé le sauter tellement j’en avais marre et de deux, trouver la chaussure dans laquelle les clés étaient cachées. Vous voyez cette épreuve dans Fort Boyard où l’invité doit mettre sa main dans un bocal où il y a un truc pas cool. Eh ben voilà, je jouais à ça. Bon, il n’y avait rien dans les chaussures mais c’était la sensation que j’avais. Cinq minutes après que je sois rentrée, Sabine et mes deux folles de cousines sont arrivés aussi. Et là, le week-end pouvait vraiment commencer. On a enchaîné fous rires sur fous rires. On en pouvait plus. Vous voyez quand vous êtes avec les personnes que vous aimez autant et que le moindre mot qui sort de sa bouche, la moindre bêtise qu’elle peut sortir, la moindre connerie qu’elle peut faire vous fait rire ? C’était ça. On regardait le clip de Kyo Le Graal.

Moi : Hé, le gars à la barbe, là, c’est pas celui qui a fait la pub pour Adopte Un Mec ?
Laurence : Je sais pas. Le nombre de barbus qu’il doit y avoir, en France.
Moi : Si c’est lui, ça, j’en suis sûre.
Laurence : De toute façon, moi j’aime pas les barbus, les poilus et les… longs chevelus.

C’est débile et ça pourrait se dire mais la façon dont elle l’a dit, on a toutes éclaté de rire.

Ensuite, on a fait du montage photo. Regardez la beauté. Et si jamais vous vous demandez qui a commencé, eh bien, c’était moi, pour ne pas changer. Je vous mets les plus soft parce que les autres sont plus dégradantes les unes que les autres : grosses lèvres, dents de travers, énorme joint dans la bouche, inscription débile sur le front…

bergèrevraie

 

masque

 

L’espèce de bergère blonde qui pleure, c’est de Lisa. Je ne lui ferai pas l’affront de poster ce que j’ai fait de son joli portrait. On est vraiment cons, hein ? Je m’accapare leur âge mental quand je suis avec elles. Et je ne m’en sens pas plus mal, si vous voulez savoir.

barbie

Et là, c’est le truc mignon que j’ai envoyé à Laurence. C’est une photo d’une Barbie de Jade, à la base.

Batailles de chaussettes après le footing du dimanche, partage de photos Pinterest, regarder le Jamel Comedy Club et Anne Sophie Girard sur Youtube, lire La Rédac’… Vous connaissez La Rédac’ ? Non ? Bah, ça ne m’étonne pas. C’est un livre de pervers pour les enfants de 8 à 12 ans. On l’a découvert dans la bibliothèque de ma tatie il y a au moins cinq ou six ans. Je l’ai trouvé et je ne l’ai jamais reposé dans cette bibliothèque. Depuis, il a vu la maison de Cécile, celle de Laurence, souvent, et de bien d’autres de mes amies. Parce que ce livre, chers lecteurs du blog de ma vie, est le livre qui remonte le moral de tout le monde. Pendant un moment, on a cru l’avoir perdu, on a failli aller le racheter tellement on l’aime. Mais j’en parlerai dans un article prochain parce qu’il mérite un article à lui tout seul. C’est un livre magique.

Je devais rentrer dimanche mais Sabine m’a demandé si je voulais rester dormir encore. J’ai accepté. C’est dur de se séparer de mes cousines. Même si Laurence et moi on se chamaille avec Lisa toute la sainte journée et qu’on se dispute le programme qu’on va regarder à la télé. C’était une journée et demie absolument parfaite.
Le dimanche soir, avant d’aller se coucher.

Moi : Faites de beaux cauchemars, les louloutes.
Laurence et Lisa : Et toi, fais d’horribles cauchemars !
Moi : Saletés !

« Saleté », c’est notre insulte. Quand on ne se traite pas de « Kouniouf » ou de mangue. N’empêche que j’ai vraiment fait un cauchemar.

Aujourd’hui, j’ai vu Muriel. Ca faisait des semaines qu’on devait se voir et elle a reporté en disant qu’elle avait eu un gros problème. J’ai deviné sans rien lui dire. J’aurais préféré me tromper mais non. Elle est bien tombée enceinte et a avorté. Son histoire m’a complètement retournée. Je n’ai rien laissé voir devant elle mais une fois chez moi, j’ai éclaté en sanglots. Je l’aime beaucoup Muriel. Quand on s’est rencontrées, à 15 ans, je crois qu’aucune de nous ne se doutait qu’on aurait à partager ça, un jour. Au fond, je crois que j’aurais aimé n’avoir à partager ça avec personne. Mais je suis la seule à qui elle en a parlé et ça me touche. Ca doit pas être hyper facile à porter, je pense.

« La vie, c’est comme une boîte de chocolats : tu sais jamais sur quoi tu vas tomber »

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