Home sweet home

Enfin de retour chez moi, dans ma chambre, dans ma maison. Passer trois jours chez ma sœur, ça a ces bons côtés comme les moins bons. Pour les bons, on compte les films géniaux et les 150 chaînes à la télévision, l’ambiance jeune, Julien et Romain à quatre mètres… Dans les moins bons côtés, on compte les prises de tête, la mauvaise bouffe et l’inconfort pour dormir. Parce qu’entre le canapé du salon dans lequel il n’y a pas de rideau et le lit de Jade une place, on ne dort ni très bien, ni très longtemps.

Mais sinon, de mercredi soir à aujourd’hui, 14H30, j’avoue que j’ai passé de bons moments quand même. On a fait des emplettes, c’était super sympa. On a dévalisé un magasin de bijoux fantaisie, ma sœur et moi. Entre bagues normales, bagues de phalanges, bagues de pieds et boucles d’oreilles, le magasin a dû faire le chiffre de la journée grâce à nous.

J’ai pas grand, grand-chose à raconter. Je veux juste faire un test pour voir si mes articles réapparaissent de nouveau dans l’annuaire. On verra bien.

Ah si, j’ai un truc à dire, faudra que je m’en souvienne. Je parlais de Bobby Bob à Loïc et Chris, le meilleur pote de ma sœur et lorsque j’ai parlé de Zamzy, son meilleur pote à B-Bob, ils se sont tous les deux exclamés :

_Zamzy ?! Putain, mais je vois qui c’est ce gars-là ! Il est trop bizarre, ce mec !
Chris : Bibi, t’as certaines fréquentations à revoir !
Moi : Hé ! J’étais jeune et impulsive, ok ?

(Pour ceux qui veulent savoir, tout est expliqué dans l’article « Délinquante un jour… »)

Bref, il pleut encore… Parce qu’il y a des dépressions pouvant se transformer en cyclone dans le coin… C’est triste. Du coup, j’écoute de la musique et je mets du vernis. Trop super !

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Ah oui, et j’ai aussi dit à Loïc qu’Alexandre sortait avec Elle. Il n’a pas voulu y croire mais au moins, maintenant, il me lâche un peu la grappe avec lui.

Rominou et les Reines du Shopping

Ah mon Rominou m’avait terriblement manquée pendant son voyage en Métropole. Hier soir, il est venu chez ma sœur et j’étais encore là pour dormir. Bref, Romain est passé et j’ai passé une heure et demi à rire. Je l’adore.

Ca commencé sur le balcon.

Moi : Merci pour mon anniversaire, Rominou.
Romain : Putain, oui, je suis désolé !
Ma sœur : T’as intérêt à lui trouver un cadeau pour te faire pardonner.
Romain : Ce jour-là, je commençais les cours à 8h, je me suis levée à 8 heures moins dix. J’ai eu la tête dans le cul toute la journée. Et le truc c’est que toute la semaine d’avant, je disais à Julien qu’il fallait pas que j’oublie.
Moi : Moi ce que j’ai dit à Laurence c’est que ça valait bien la peine que je te harcèle pour que tu retiennes ma date d’anniversaire quitte à oublier celle de tous les autres pour que tu l’oublies. Mais Julien m’a dit que tu en parlais la semaine d’avant donc je te pardonne.
Romain : Si tu veux, je t’offre une inscription dans les Reines de Shopping.
Moi (secouant mes cheveux à la L’Oréal) : Ouais, ça va, je pourrais gagner.
Romain : Vu la gueule des concurrentes que j’ai vu ce soir, j’espère bien !
Ma sœur : C’est pas un concours de beauté, t’es nul ! C’est concernant le « stayle » !

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(Cliquez sur l’image, c’est un gif animé)

Un peu plus tard.

Moi : Au fait, Rominou, tu étais pas censé arrêter de fumer le 12 ?
Romain (en riant) : Oui, ben maintenant, c’est le 22.
Moi : Le 2, le 12, le 22… Je crois que tu as choisis le mauvais chiffre.
Romain : Non, cette fois, c’est décidé : j’arrêterai le 32.
Moi : Pas mal ! Au moins, t’as de la marge !

On a ri encore puis je lui ai demandé si son long voyage de jour s’était bien passé.

Romain : Figure-toi que j’ai préféré le voyage de jour à l’aller. Au retour, y avait un gros con qui a pas arrêté de donner des coups dans mon siège.
Moi : Ah oui, pour dormir, c’est pas cool.
Loïc : Moi un jour, je me souviens d’une femme à côté de moi, elle était aussi longue que large, et elle avait la plus petite vessie du monde. Elle est allée aux toilettes toute la nuit.
Romain : Arrête, on n’a toujours besoin de gens comme ça. Au moins, si l’avion crashe, on la met dans la queue et l’avion se redresse.
Loïc : Aaaah ! C’est pour ça qu’on l’avait placée au milieu de l’avion ! Pour faire un contre poids.
Moi : Vous êtes vraiment dégueulasses, j’hallucine.

Bref, on a continué à parler des OVNI, des hommes sur la Lune et ensuite, on est rentrés dans le salon, où on regardait « Les Reines du Shopping ».

Moi : Mini poitrine, maxi décolleté.
Romain : Qui a dit ça ?
Moi : Cristina ! Les fortes poitrines n’ont même pas droit aux bustiers.
Loïc : Eh oui, ma chérie, si tu regardais un peu, tu saurais tout ça.
Romain : Pff, j’aime pas Cristina.
Jade : Mamaaaaaan, le lapin il a fait pipi sur moi !

Véridique. Du coup, Romain est sorti d’à côté de Jade et est venu s’asseoir à côté de moi.

Romain : Non, mais elle, sérieux, elle aurait dû venir dans 5 ans.
Moi : Pourquoi dans 5 ans ?
Romain : Quand elle aurait perdu genre 200 kilos.
Ma sœur : Mais t’es vraiment dégueulasse.
Moi : Toi, tu vas rester célibataire.
Romain (qui se lève) : Ouais, je commence sérieusement à comprendre pourquoi je suis célibataire.
Moi : Vraiment ? Pourtant je ne te trouve pas du tout difficile.
Ma sœur : Ah oui, pas du tout exigeant, le Romain !

On s’est moqués de lui pendant au moins cinq minutes. Puis on a discuté de ce qu’on pourrait peut-être faire ce week-end si un cyclone ne se pointait pas et enfin, il est parti chez Julien. Je suis allée le voir une minute aussi. Ensuite, je suis retournée chez ma sœur pour manger. Soirée sympa.

 

Rainy Day

Le temps n’est plus aussi beau qu’il y a encore quelques semaines. Le soleil me manque. Il fait chaud et il pleut averse tous les jours ou alors, il y a tant de nuages qu’on ne voit pas une seule trace du ciel bleu. C’est la saison qui fait ça. Et le beau temps finira par revenir et moi, je suis là à l’attendre.

Pluie

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Je suis en direct de l’appartement de ma sœur. Avec ses reproductions de tableau, son lapin nain et puis Jadounette, que je surveille puisqu’à la Réunion, ils sont encore en vacances.

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Quant à moi, je suis toujours au chômage. C’est pourquoi, durant la garde surveillée de Jade, je me remets à faire des CV pour la énième fois, en espérant que cette fois, j’aurais au moins un fucking entretien !!

Je veux aller en Métropole. Je l’ai déjà dit, je le sais, mais là, ça me devient nécessaire. Pas seulement parce que je serai plus proche des maisons d’édition et que publier un livre est le rêve premier sur ma liste de choses à faire avant de mourir, mais parce que ma plus grande sœur a besoin de quelqu’un.

Emilie. Elle aura 30 ans dans deux jours. On est toutes les deux capricornes. Et c’est une personne incroyable. Dans la fratrie, Emilie est la plus gentille. Et de loin. Parfois, je me souviens, il nous arrivait des choses similaires dans la même journée, à la même heure. Comme une chute, qu’elle a faite au boulot et moi dans la cour du collège. Je prétendais qu’on avait un grand lien parce qu’on était les sœurs capricornes ! Et j’ai toujours dit qu’on serait sœurs à jamais, quoi qu’il arrive, même quand elle aurait 50 ans et moi seulement 41.

Mais aujourd’hui, à 30 ans presque, ma sœur a besoin de quelqu’un. Pour comprendre, il faut savoir qu’Emilie déteste ne rien faire. Elle adore travailler et être indépendante. Elle a eu un fils en 2009, qui a donc 5 ans et il y a un an, le jour de son anniversaire, elle apprenait qu’elle était enceinte de jumeaux. Elle a pleuré comme jamais ce jour-là parce que le matin même, on apprenait le cancer du sein de notre mère. 2014 a été une année vraiment très dure mais ma mère est en rémission, les bébés sont nés et on ne saurait souhaiter mieux.

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Mais je sens qu’elle adorerait avoir quelqu’un pour l’aider avec ses enfants. Parce que des jumeaux, c’est deux fois plus de bonheur et quinze fois plus de boulot. Elle n’a plus une minute à elle. Et je crois que je meurs d’envie d’être près d’elle et lui dire : « Prends une journée rien que pour toi, poulette, je m’occupe de tes petits trésors. ».

Alors elle espère déjà que je pourrais être là pour le baptême des petits début avril et je n’en ai aucune idée. J’adorerai mais mes moyens ne me le permettront peut-être pas. Pourtant, j’aurais juste besoin de deux mois de boulot pour payer mon billet et faire ma valise pour repartir définitivement. Le rêve, bon sang.

On verra bien. A part ça, j’ai dit à ma mère que je voulais me teindre les cheveux en violet. Je pensais qu’elle allait me dire que j’étais folle, que je cherchais un boulot et que je changeais mon apparence pour quelque chose d’extravagant. Eh bien, pas du tout. Mamounette a dit : « Ok » avec un léger haussement d’épaule et une petite moue qui disait qu’elle ne voyait pas le mal. Mais j’ai pris du noir, reflet violet. Moi, j’adore !! Ca me change carrément et j’avais besoin de ça. Ma mère aurait préféré me voir avec les cheveux tous violets que noirs mais j’irai chez le coiffeur, pour ça, plus tard. Je veux des cheveux violets.

Ah et sinon, ma mère ne savait pas quel vêtement me faire pour mon anniversaire. Du coup, la semaine prochaine, probablement, on ira faire les magasins de tissus pour trouver du tulle. Parce que je veux, moi, c’est une jupe tutu ! Mon dieu que je les trouve belle !

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Majorité internationale !

Bon, je m’arrête une minute avec mon désespoir parce qu’aujourd’hui, c’est MON ANNIVERSAIRE !!!!

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Bibi a 21 ans, elle peut boire et faire la fête aux Etats-Unis, elle peut aller au casino (non qu’elle en ait spécialement envie), elle peut tout faire, là où elle veut. Et elle va surtout voir sa Muriel d’amour qu’elle n’a pas vu depuis des semaines et qui lui manque beaucoup.

Besoin de souffler, ou la la…

Désolation

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J’ai éclaté en sanglots, hier, en regardant les images de la prise d’otage. J’avais l’impression que le monde tel que je l’avais toujours connu, le monde dans lequel j’étais née venait de disparaître. Dans ma tête, c’était un peu comme si la Terre s’était arrêtée de tourner. J’étais assise dans mon canapé, devant la télé, mon smartphone dans les mains à suivre les actualités sur les réseaux sociaux et j’étais en train de me demander s’il y avait réellement des gens à l’extérieur qui faisaient des choses normales comme travailler, faire leurs courses, rire et s’amuser. Ca me semblait presque impossible alors que moi, devant mes deux écrans, je retenais mon souffle en me disant que tout ceci serait peut-être dans les livres d’Histoire dans quelques années. Etions-nous réellement en train d’entrer en guerre ? A quoi l’avenir allait-il bien pouvoir ressembler ? Quelle serait ma place, dans ce triste contexte ?

Avec ça, pour la première fois, Laurence était la dernière personne avec qui j’avais envie de parler et pourtant, elle ne m’a pas lâché de la journée. Les propos qu’elle a tenu m’ont pour le moins écoeurée. Au début, elle a commencé à me dire que pour elle, la liberté d’expression avait des limites. J’ai vivement répliqué : NON ! Elle n’en a pas. Ou que très peu. Le droit à l’image et à la vie privée. C’EST TOUT !! Et ensuite, elle a continué à me dire que si, Charlie Hebdo avait dépassé les limites et que les journalistes l’avaient bien cherché, de toute façon, sans pour autant qu’elle soutienne les extrémistes. Pour tous ceux qui savent à quel point je suis proche de Laurence, j’ai eu le sentiment qu’à ce moment-là, un énorme fossé nous séparait et qu’on ne se comprenait plus l’une l’autre, alors qu’on avait l’habitude de penser toujours pareil. Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ?

J’étais tellement dépassée par ce qu’elle disait, par la cruauté de ses réflexions, de lire que ça ne lui faisait ni chaud ni froid qu’ils soient morts que j’ai cessé de lui répondre au bout d’un moment, renonçant à lui faire entendre mon point de vue. Alors je suis allée voir ma mère et on a regardé les infos. Je n’ai dit à personne à quel point j’étais touchée mais étant donné que je suis en larmes à écrire cet article, je me rends donc bien compte que ça m’affecte plus qu’à d’autres. Est-ce que je suis hypersensible où est-ce que c’est normal de ne pas vouloir vivre des choses pareilles ? Qu’est-ce qui rend les gens aussi haineux ? Est-ce que c’est la perte d’espoir en tout qui fait qu’on en veuille, un jour, à la terre entière ?

Hier soir, on est sortis faire un bowling avec ma sœur, Loïc et ma cousine Fanny. On m’a demandé pourquoi je n’avais pas proposé à Laurence de venir. Je n’ai rien dit. J’ai le cœur brisé par tout ce qui passe. C’est injuste pour toutes ces familles en deuil, c’est injuste pour ce peuple musulman pointé du doigt, c’est injuste pour ce pays entier qui tremble pour les jours à venir. Et je ne supporte plus d’entendre la moindre dispute. Je n’y arrive plus. Le moindre cri me donne envie de supplier d’arrêter et j’en ai assez de voir les gens se faire la guerre pour rien. J’ai envie de dire : « Bordel, si ça te plaît pas, trace ton chemin mais ne fais pas des choses comme ça. ».

Moi qui ai toujours eu horreur de la violence, j’en ai vu trop, en trop peu de temps et je ne supporte vraiment plus. Sur la route, dans les rampes, on a droit à une superbe vue : l’Ile, délimitée par la mer. Et la nuit, avec toutes les lumières, c’est encore plus beau. Je me suis demandé combien de temps ça resterait comme ça… Et soudain, l’idée que je ne vivrai peut-être pas dans ce monde-là encore très longtemps m’a frappée. Et m’a terrorisée !

« Lorsque le pouvoir de l’amour surmontera l’amour du pouvoir, le monde connaîtra la paix. »

Liberté chérie !

Un débat fait rage sur le mur Facebook de ma plus grande sœur, aujourd’hui. Elle a publié pour dire qu’elle avait vu le témoigné de la femme de Charb, hier, dans le journal et qu’elle était d’accord. Ca ne servait à rien de mettre partout « Je suis Charlie » alors qu’ils n’avaient jamais été soutenus et qu’on se proclamait Charlie uniquement parce qu’ils étaient morts.

Bien sûr, je ne suis absolument pas d’accord. Et je n’arrive pas à croire qu’elle tienne, elle-même, des propos comme ça alors qu’elle a nourri pendant des années le rêve de devenir journaliste.

On a accusé les journalistes de Charlie Hebdo d’être racistes et c’est une bien belle connerie. Tout le monde s’en est pris pleins la gueule avec eux, et sous leurs coups de crayons insolents, ils disaient parfois des vérités profondes que beaucoup pensaient également.

Personnellement, j’ai affiché sur plusieurs sites « Je suis Charlie » et je ne reviendrai jamais là-dessus. Ce n’est pas, pour ma part, un effet de mode qui fait joli. C’est à la fois soutenir douze familles dans le deuil et onze autres qui ont un proche à l’hôpital. C’est montrer à quel point on est révolté de voir autant de barbarie pour des dessins sur du papier. Et à jamais, c’est pour dire qu’en tant que Français, on ne pourra jamais nous retirer notre liberté d’expression. Ils en ont supprimés douze qui en profitaient, on est encore plus de soixante millions derrière et on ne pourra jamais nous faire taire.

« La liberté s’arrête là où commence celle des autres ».
Je suis tellement écœurée lorsque j’entends parler de ses pays où les femmes n’ont aucun droit, ceux dans lesquels les mariages entre une enfant de douze ans et un homme de trente ans sont banalisés… Mais en France ? Arrêtez vos conneries de merde !

Les extrémistes sont mauvais, quel que soit l’idée qu’ils défendent. Lorsque j’étais en 4° et que j’ai entendu parler des catholiques qui obligeaient les musulmans à se convertir au catholicisme sous peine de mort, j’ai également trouvé ça immonde. On est personne pour décider pour les autres. Quel genre de Dieu t’enverrait massacrer ton prochain de la sorte ?

« La liberté c’est de choisir soi-même ses chaines ». Je suis hyper heureuse quand arrive le 20 décembre, à la Réunion et que toute l’Ile se bouge pour fêter l’abolition de l’esclavage. Si l’amour c’est beau, la liberté de tous, c’est encore mieux.

Je ne vis que pour l’écriture et je ne pense pas arrêter sous la critique. Par contre, si on me l’arrachait, je n’aurais plus rien alors je me sens particulièrement touchée par la disparition de ces journalistes dans un tel contexte.

Comme j’ai conclu sur le mur de ma sœur, NON, on n’est pas obligés de tous afficher « Je suis Charlie » un jour, quelque part mais c’est tout de même beau de voir des millions de Français, de concitoyens, de toutes religions et de classes sociales différentes se réunir de part et d’autre du pays pour proclamer ces trois mots qui rejoignent les mêmes idées.

Paroles de La Marseillaise :

« Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire ! »

Paroles de la chanson Ca ira mon amour :

« Sur tous les murs j’écrirai je le jure, liberté chérie ! »

Parole de la chanson Liberté de Louis Chédid :

« Écrire sur les murs ce que l’on pense,
Graffiti-morsures, impertinences.
Noircir du papier, sans qu’on vous poursuive,
Bondir, exister et non pas survivre.
Qu’on ait tort, qu’on ait raison,
Pouvoir le dire haut et fort 
Sans craindre la prison 
Ni risquer la mort. 
Ooohhh!!! liberté chérie! »

A jamais #JeSuisCharlie !

je suis charlie

Un monde ailleurs…

Face à l’horreur qui s’est produite hier, j’ai l’intention de remonter sur mon toit très bientôt.

Quand je monte sur mon toit, j’espère toujours deux choses. La première : apercevoir une étoile filante pour faire un vœu. La seconde : voir une soucoupe volante ou tout autre OVNI.

soucoupe

Je crois en tout. Vraiment en tout. J’ai appris à croire en un Dieu dès qu’on m’a mise à l’école maternelle, déjà et puis au fil des années, j’ai cru aux esprits, aux fantômes, aux fées et à tous ces trucs-là. Parce que pour moi, croire en tout ça, revient à croire en l’univers lui-même. Après tout, il n’a aucune limite. Alors pourquoi on lui en donnerait quand même ?

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Je ne suis pas venue là faire débat, mon dieu, non. Je discutais avec Laurence, hier, concernant l’attentat qui s’est produit et je lui disais que je pensais que l’être humain courrait à sa perte. Que je pensais que les choses se passeraient comme dans les films : la Terre se chargerait de tous nous détruire pour se préserver. Et je serai bien la dernière à lui en vouloir.

Un de mes oncles possède un livre sur les 1001 endroits qu’il faut avoir vu au cours de sa vie. Est-ce que vous vous êtes déjà aperçus à quel point notre planète est belle ? La nature est extraordinaire. Pleine de couleurs, de lumière, d’endroits merveilleux dans lesquels les éléments se mélangent et ne font parfois qu’un.

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Je crois aussi beaucoup aux extra-terrestres. Ce n’est pas pour rien que ma série préférée est et restera à jamais Roswell (à moins qu’ils recréent un jour une série sur le même thème qui pourrait être mieux).

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Ces milliers de planètes… Pourquoi la Terre serait-elle la seule habitée ? Et je me suis toujours demandée si c’était mieux ailleurs. Si les gens se faisaient la guerre dans l’espace pour le pouvoir, ou à cause d’une religion ou d’une différence physique ? Ou est-ce qu’ils connaissent la paix ? Est-ce que ça existe, quelque part ?

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Ce que je disais à Laurence, alors, c’est que si ça existait, et que les E.T. étaient actuellement à la recherche d’humains à enlever, je voulais bien en être. Parce qu’ici, ça craint sérieusement… Et le futur m’inquiète.

ET

 

#Je suis Charlie.

HEUREUSE !!!!!

Youhou, ça fait longtemps. Je raconte un peu !!

Mercredi 31 : Ma mère est sortie fêter de son côté, ma sœur voulait faire un truc chez elle mais tout le monde l’a laissé tomber donc au final, on a tous été chez ma tatie, avec ma cousine Fanny aussi. On était treize en tout donc très peu. Lisa, Laurence, Fanny, ma sœur et Loïc entre autres.

Encore prises de tête avec Loïc. D’ailleurs, quelques jours plus tôt alors qu’on allait à la plage avec Fanny, elle m’a dit : « Loïc et toi c’est un peu je t’aime moi non plus, non ? ». J’ai répondu à l’affirmative. Pourtant, il n’était pas comme ça avant de sortir avec ma sœur. Là, le 31, il continuait de me faire des bisous pour tout et rien. Jusqu’à ce que ma sœur dise : « Mais arrête de lui faire des bisous, oui ! » et grand dieu du miracle, il a arrêté. Ben il lui en a fallu du temps, à elle, pour qu’elle s’exprime enfin ! Après le repas, Laurence et moi sommes allées à l’étage et on a disparu là au moins une heure et demi. Je suis restée dormir là-bas quatre nuits.
nouvel an

 

Jeudi 1er : On a digéré et recommencé à manger. On a beaucoup glandé dans le fauteuil à regarder des films et la télé. Et un peu de Vampire Diaries pour moi aussi haha. Ma mère est passée souhaiter bonne année, je lui ai dit que je ne rentrais pas avec elle. Cécile m’a souhaité bonne année. Merci bien.

Vendredi 2 : On est allées chez Laurence pour que je puisse récupérer mon livre d’enfance. J’écris un nouveau roman et j’en parle, de ce livre de contes mais je ne l’avais pas vu depuis au moins sept ans et là, je l’avais récupéré. C’était magique de le ravoir avec moi, personne ne peut imaginer, je pense. Je me souviens de l’époque où on était assez petites et qu’on s’entendait encore très bien pour partager la même chambre, ma sœur et moi, la deuxième plus grande pièce de la maison (après la suite parentale, bien sûr -_- ). Et tous les soirs, on s’endormait avec un livre, contrairement à tous ces autres qui regardaient des films. Nous, on était interdites de télévision après 20H. Et je crois que c’est la meilleure chose qu’ont jamais faite nos parents. Je ne regarde jamais la télé mais je ne pourrais jamais passer ma vie sans bouquin. Bref, j’ai retrouvé l’histoire du crapoussin. C’est un petit lutin qui retrouve des objets perdus et à chaque fois, il dit : « Crapou, crapou, je trouve tout, je trouve tout » et Laurence et moi, en chantant, on disait : « Crapute, crapute, on la… » je ne dirai pas la suite, mais ça rime haha.

mes histoires
Du coup, j’ai lu des histoires à Lisa et elle riait beaucoup parce que je prenais pleins de voix différentes selon le paysage. Et alors que mademoiselle déteste lire et que moi j’étais hyper fatiguée, elle m’a lu des histoires vendredi et samedi soir jusqu’à ce que je m’endorme.

Samedi 3 : Avec Laurence, on a voulu prendre le bus pour retourner chez elle, cette fois récupérer des affaires de sport parce que Loïc et ma sœur avait proposé d’aller faire une randonnée. A l’arrêt, on a rencontré Yoann, le demi-frère des garçons. Il nous a appris que Romain revenait le lendemain, il avait écourté son voyage parce qu’il avait cours, qu’il avait oublié haha. Le pauvre.
C’est aussi ce jour-là que Laurence et moi on a pleuré de rire en parlant comme des mamas africaines, à raconter n’importe quoi, jusqu’à ce que Laurence dise : « Quoi ?! Mes enfants sont pas comme des chiens. Ils ont pas la même… élévation. » Et moi j’ai explosé de rire :

Moi : Ah oui, je vois bien que tes enfants ils sont élevés très hauts !
Laurence : Je sais plus comme on dit. C’est comment déjà ?
Moi : Education, espèce de mangue !

Dimanche 4 : Réveil à 5h30. Pour la randonnée. Annulée à 6H parce qu’il pleuvait averse. Laurence et moi sommes retournées dans le lit. On a regardé un film et on s’est rendormies vers 7h30 après encore un gros nombre de fous rires.

Laurence : Hé, chuuut. Tu as un timbre de voix hyper élevé. Même quand tu chuchotes, tu parles fort.

Réveillées à 10h, la journée a été courte. On a regardé un film d’ « horreur » (le film qui a le plus effrayé Laurence est Insidious, moi c’est La dame en noir, sinon, il faut se lever de bonne heure pour nous trouver un film qui fasse vraiment tambouriner nos petits cœurs. Et c’est aussi pour ça qu’on se fiche des garçons quand ils disent avoir paniqué devant The Grudge) : Jessabelle. Il était bien mais pas effrayant du tout.

Laurence : Jessabelle. C’est vraiment un prénom moche. Un mélange entre euh… Jessica et Isabelle.
Moi (En même temps qu’elle) : Jessie et Annabelle.
Laurence : Haha ben on n’était pas connectées pour une fois.

Puis elle a aussi lu une histoire du livre et ensuite, on a traîné Lisa comme un cadavre dans le couloir. On n’en pouvait plus de rire.

Laurence : N’empêche, on serait foutues si on devait vraiment traîner un cadavre comme ça. On arrête pas de rire.
Moi : Oui, ben c’est normal en même temps. Il faudrait juste pas que notre cadavre soit en train de rire comme une baleine.
Laurence : Ah ben oui. En fait c’est Lisa qui fait un mauvais cadavre.

Alors on l’a lâchée par terre et on est retournées s’asseoir dans le fauteuil comme si de rien n’était. Lisa n’en pouvait plus de nous mais au final, elle aime bien.

On a fait des batailles d’oreillers hyper violentes, on est montées sur le toit voir les feux d’artifice, on a ri, on a rien bu mais on était les plus heureuses. Encore plus lorsque Laurence m’a montrée le film Ghost Graduation, du moins un petit passage. J’en ai ri à tomber par terre, littéralement. J’en pouvais plus, je me suis jamais tapée un fou rire pareil devant un film. Heureusement que je ne l’ai pas vu au cinéma, les gens m’auraient tuée.

Bref, voilà voilà.

Confidence pour confidence 2

Le Nouvel An s’annonce comme Noël : pourri et sans Laurence. On a prévu un blanc B, quand même : Qu’elle vienne à la maison et qu’on finisse un pack de bières sur le toit.

confidence

Aujourd’hui, je suis allée chez ma sœur récupérer mes clés. Au bout d’une heure, j’ai voulu partir. Ma sœur m’a proposé de rester, qu’elle me raccompagnerait en voiture. J’ai accepté et j’ai raté le dernier bus. On est passé chez Julien et je viens de rentrer, là, à 22h. Parce que sa mère est arrivée, qu’on a fait des jeux de sociétés avant de manger chez ma sœur. Je ne riais pas aux blagues, je ne parlais pas, je tirais la gueule et quand ils m’ont proposé de venir fêter le Nouvel An chez eux, j’ai gentiment refusé, parce que je n’avais aucune envie d’être avec eux. Ils se disputent tout le temps, me prennent la tête, Loïc me fait ses satanés bisous et câlins à tout bout de champ et Romain n’est pas là pour flirter un peu, une fois qu’on sera saouls. Bref, Loïc m’a ramenée. Je savais que ça allait se terminer en grande conversation. J’ignorais que ça se finirait en moi qui fonds en larmes.

larmes

Loïc : Bon, tu viens pour le Nouvel An.
Moi : Je verrai.
Loïc : Tu verras quoi ? Tu as prévu autre chose ?
Moi : Non, pas vraiment.
Loïc : Beh alors ! Viens avec nous ! Y aura du Champagne, du vin, de la vodka, tequila… Moi je compte finir bourré et ta sœur aussi.
Moi (blasée) : Ah. C’est chouette.
Loïc : Quoi ? Pas toi ? Pas de cassage la pompe ? C’était quoi ta pire soirée ? Celle où tu as le plus bu ?
Moi : Nouvel An, il y a deux ans. *Ma sœur* t’a déjà tout raconté de cette soirée, je parie alors lâche-moi.
Loïc : Non, pas du tout. Tu sais, autant toi tu me dis rien sur elle, elle non plus ne dit rien sur toi.

J’ai ri parce que je savais que ce n’était pas vrai. Pour l’anniversaire de Julien, encore, ma sœur avait fait des réflexions sur cette fameuse soirée du Nouvel An 2013 et je me suis mise en colère et lui ai demandé de la fermer. Ca avait jeté un froid pendant quelques secondes. Alors qu’on n’essayait pas de me prendre pour une idiote.

Loïc : Tu sais, même si je sors avec ta sœur, c’est pas pour ça que toi et moi on peut plus rester amis. On peut toujours se parler comme avant. Si jamais tu veux sortir ou autre, je suis là.

 

Là, j’ai commencé à avoir les larmes aux yeux.

Moi : Ecoute, Loïc… Ca a rien à voir avec le fait que tu sortes avec *ma sœur*, ok ? J’ai passé un mois de décembre de merde. Et j’ai juste hâte que ça se termine. Je sais que j’ai été hyper désagréable ces derniers temps, je m’excuse. Voilà.
Loïc : T’as pas été désagréable. Y a des jours où t’étais cool, d’autres où tu l’étais vraiment beaucoup moins. C’est tout. Ca arrive.

Ca fait quelques jours que j’y pense. Alexandre, Muriel, Cécile, Romain, Stan, Orléans, mon avenir… Tout m’échappe. Et rien n’a fonctionné pour moi, cette année. Rien n’est allé bien. Rien ne m’a fait espérer. Si bien que je me suis demandé ce que j’avais fait dans mon autre vie pour mériter ça, aujourd’hui… Alors en repensant à tout ça, j’ai éclaté en sanglots. Dans sa voiture. J’ai dû supporter un speech pendant encore cinq minutes avant qu’on arrive devant mon portail. J’ai essuyé mes larmes.

Loïc : Quoi qu’il se passe avec ta sœur, je te considérerai toujours comme une amie et je serai toujours là pour toi, poulette. Et sache que tu peux toujours m’appeler quand ça va pas, quand t’as des journées de merde et me dire : « Hey Loïc, on peut aller faire un tour ? ».

J’ai hoché la tête sans vraiment y croire et je lui ai fait la bise avant de le remercier et de sortir en vitesse de la voiture. J’ai ouvert le portail et une fois j’ai mois, je me suis laissée aller. Ma mère dormait.

Ca a été un mois vraiment détestable… Plus que trois jours et ça sera fini. 2015 pourra commencer à me pourrir la vie, elle aussi.

 

PUTAIN DE BORDEL DE MERDE !!!!

Juste parce que ma mère est sortie depuis ce matin, qu’elle a juste eu le temps de m’engueuler parce que j’avais laissé la fenêtre de l’étage ouverte tout le week-end de Noël, alors que les derniers à avoir été à l’étage sont ma sœur et son cher copain et qu’ils sont trop cons pour fermer une fenêtre avant de quitter une maison en sachant que personne ne rentrera pendant deux jours et qu’ils sont encore plus débiles d’avoir oublié ma clé de maison chez eux donc je suis enfermée dans ma fucking maison un samedi après-midi ensoleillé.

Putain, je suis vraiment pas d’humeur, aujourd’hui. Et ces deux-là me sortent pas les yeux de la tête !

Moi (textant ma sœur) : Mes clés, putain !
Ma sœur : Dans mon sac. Haha.
Moi : Je suis enfermée dans la maison.
Ma sœur : Amuse-toi bien.

J’ai le droit de la détester, maintenant ?

Laurence m’a donné la solution. Faut que je sorte de cette baraque !

un-homme-enferme

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