Le premier qui tombe amoureux a perdu.

Ca fait tellement longtemps que je ne suis pas venue. Aujourd’hui, je ne parle pas du rouquin, et encore moins d’Alexandre. Je parle de quelqu’un d’autre. Un garçon, toujours, mais qui n’arrivera pas à me faire souffrir, je l’espère.
Je suis revenue sur mon blog il y a quelques jours et j’ai revu la partie sur Alexandre. Parce que je lui ai consacré une partie entière. Ca fait des mois qu’on ne s’est pas échangé un seul mot, je crois. Ca ne me manque pas plus que ça. Je savais que tôt ou tard, la douleur se transformerai en colère et lorsque j’arriverai à ce stade-là, ça serait plus facile de pardonner et d’oublier. C’est comme ça que je fonctionne. Alors j’ai attendu, j’ai souffert, j’ai pleuré, j’ai ruminé et puis un jour, j’ai pensé à lui en me disant que c’était un sacré enfoiré quand même. Qu’après tout ce que j’avais fait pour lui, il m’envoyait bouler comme ça, comme si je n’avais jamais compté. Qu’il pouvait bien aller se faire foutre, alors ! Et puis un autre jour, j’ai demandé pardon d’avoir dit tout ça, d’avoir pensé des choses aussi terribles sur lui et je me suis dit que c’était fini, que c’était bien le temps que ça avait duré et qu’il fallait continuer le livre, maintenant, même si je n’aimais pas le dernier chapitre. Alors c’est ce que j’ai fait.
Zut, finalement, j’aurais quand même parlé d’Alex. Bon, tant pis.
Qu’est-ce qui s’est passé, après ça ? Je me suis désinscrite du site de rencontres. Laurence arrêtait pas de me dire que je rejetais tous les mecs qui essayaient de m’approcher rien qu’un peu et que j’étais à la limite d’être méchante lorsque je ne l’étais pas carrément. Et elle avait peut-être raison. Je n’avais pas envie de m’attacher à quelqu’un. Si c’était pour rester bloquer à La Réunion pour un mec avec qui ça serait fini dans un an ou moins, et le regretter pendant des milliers d’années, non merci. Je me sentais bien comme ça. Libre comme le vent, le coeur plus ou moins léger, la conscience tranquille, menant une vie paisible. C’était vraiment chouette.
Oui, mais après ???
Ma mère est revenue. Et l’été est sur le point de revenir, lui aussi. Mon cher été avec ses températures extrêmes que j’adore. Mon cher été qui fait que je veuille m’allonger sur un transat dans mon jardin pour bronzer avec une menthe à l’eau. Mon été pendant lequel j’allais enfin pouvoir découvrir mes jambes au soleil.
J’avais besoin d’une jupe. Une jupe en mousseline. Alors lorsque mamounette est revenue, on est parties dans son magasin de couture préféré. Il est géré par des Zarabes, exclusivement. Sauf ce jour-là. Ce jour-là, il était là. Rien à voir avec un Zarab. Il était Blanc, et avait des yeux bleus hyper clairs ! Il nous a dit bonjour et s’est avancé. C’est là que j’ai remarqué une paire de ciseaux dépasser de sa poche arrière. Il travaillait là. La surprise passée, il a commencé à demander si on avait besoin de quelque chose. Ma mère avait déjà repéré pleins de trucs, du coup il s’est occupé de ce qu’elle voulait pendant que je tournais en rond autour de la mouseline pour savoir quel couleur j’allais choisir pour ma jupe. Quand ma mère a dit qu’elle recommençait à faire un tour, il s’est approché de moi.
Sexy Boy: Allez dites-moi ce que je peux faire pour vous.
Moi: Je veux de la mousseline, c’est sûr. Mais je ne sais pas de quelle couleur.
Sexy Boy: D’accord. Et vous hésitez entre quoi et quoi ?
Moi: Entre le jaune canaris et le turquoise.
Sexy Boy: Le turquoise, sans hésiter.

mousseline

 
Alors j’ai pris le turquoise. On est restés tellement longtemps qu’au final, on a arrêté de se vouvoyer, lui et moi. Et puis il a parlé d’une randonnée. J’étais intéressée. Surtout s’il était là. Il m’a dit de passer sur le terrain de football près de chez moi, le soir-même, pour récupérer les papiers d’inscription. Alors j’y suis allée. Et il était toujours aussi beau, avec des yeux toujours aussi magnifiques.
J’avais recommencé à parler avec Cécile, un peu, c’était sympa. Alors je lui ai envoyé un message, en rentrant:
Moi: T’aurais pas envie de faire une randonnée le 13 septembre pour rencontrer le nouvel hombre de mi vida ? Je l’ai rencontré ce matin, j’ai eu un coup de foudre. Et je l’ai revu ce soir, ça s’est confirmé, c’est lui le vrai, maintenant.
Cécile: Mais qu’est ce que c’est que cette histoire encore ??
Du coup, j’ai raconté un peu et elle m’a sorti:
Cécile: Et évidemment tu veux faire une randonnée juste pour mater son cul…
*Roule des yeux*. C’est tellement mal me connaître.
Quoi qu’il en soit, pendant deux semaines, je crois, je ne l’ai plus revu du tout. Mais je suis allée courir et marcher pour m’entraîner un peu et lundi, je suis allée chez le médecin pour mon certificat médical. Le soir, en tenue de sport, je suis allée sur le terrain où je savais qu’il entraînait et je suis allée le retrouver. Il était au téléphone, alors j’ai attendu une minute à côté de lui. Finalement, il s’est levé et m’a fait la bise.
Sexy Boy: Tu es venue t’inscrire et courir un peu ?
Moi (regardant les gens souffrir autour de moi): Euh… non merci. En plus, j’ai l’intention de partir d’ici dans quelques mois alors ça ne servirait à rien.
Alors il m’a posé pleins de questions pour savoir ce que je faisais, où je comptais aller, pour faire quoi, etc, et puis il a pris mon numéro en me disant qu’il allait me faire sortir un peu. On a continué de parler un peu puis j’ai dit:

 

randonnée
_Si je suis venue, c’est pour te donner mon inscription pour la randonnée, dimanche.
Sexy Boy: D’accord. Tu me la donneras après. On va courir un peu, d’abord.
Entre nous, j’ai été la seule à courir. Lui s’est occupé d’excercices pour d’autres personnes. A la fin, un mec est venu me parler. Il a voulu mon Facebook et je voyais pas d’excuses pour le lui refuser alors je le lui ai donné. Juste après ce petit entretien avec lui, le Sexy Boy est venu me demander si je souhaitais qu’il me ramène. J’étais hyper contente. Il m’a donc ramenée et après lui avoir finalement donné mon inscription, je suis sortie.
A savoir qu’il m’avait envoyé un message avec son prénom et m’avait dit de ne pas hésiter à le texter. Je lui avait assuré que je lui renverrai un message le soir-même. Loupé. J’ai eu un gros problème de réseau et n’ai pu envoyer ni recevoir aucun message de toute la soirée. Le lendemain, c’est lui qui m’a recontactée. Il m’a demandé si je voulais aller courir avec lui, le soir, après sa journée de travail. J’ai accepté en lui demandant à quelle heure. Il m’a dit qu’il ne savait pas, parce qu’il était encore à l’autre bout de l’Ile. Finalement, il m’a demandé si 21h c’était trop tard. Je lui ai dit que non mais que dans ce cas, on n’allait pas courir. Ca ne lui posait pas problème.
Je suis donc allée voir ma mère pour lui dire que je sortais un moment. Et elle m’a fait un discours de dix minutes au moins pour me dire de pas foncer la tête baissée. Je lui ai dit que j’avais toujours l’intention de partir et que je ne comptais absolument pas me mettre en couple. Quelle ne fut pas mon erreur… Elle m’a alors dit que ce n’était pas parce que quelqu’un m’avait blessé par le passé que je devais mettre tous les mecs dans le même panier et rejeter tout le monde. Je lui ai alors dit que ce n’était qu’une sortie entre amis. *Raclement de gorge*
A 21h10, il m’a dit qu’il était là alors je suis sortie pour le retrouver. J’avais hyper froid. Je portais un pull à longues manches et une veste mais le vent s’engouffrait dans le moindre espace. Monsieur, lui était en t-shirt et n’avait pas un seul frisson sur ses bras. On s’est fait la bise et il s’est fichu de moi parce que je tremblais. Ensuite, il m’a demandé de venir dans ses bras et une demi minute plus tard, eniron, ses lèvres étaient pressées sur les miennes. Lorsque je me suis dégagée, j’ai souri.
Moi: T’as jamais eu l’intention d’aller courir, pas vrai ?
Sexy Boy: Si, peut-être au début.
On est allés chez lui. Lorsqu’il n’avait pas besoin de sa main pour passer les vitesses, il la posait sur ma cuisse et entrelaçait nos doigts avant de caresser ma peau. On avait à peiné fait dix mètres qu’il m’ a demandé si je connaissais bien Christopher, ou le mec qui voulait mon Facebook sur le terrain.
Moi: Non, je l’ai rencontré hier.
Sexy Boy: Ah ok, très bien. C’est juste que… ça serait bien que ça se sache pas dans le club qu’il se passe quelque chose entre nous.
Ca m’allait carrément. Il m’a ramené dans la nuit et sur le chemin, il m’a demandé ce que j’avais dit à ma mère pour sortir.
Moi: Que c’était une sortie entre amis.
Sexy Boy: Si je t’invite à dormir, quelques soirs, elle va se poser des questions, tu répondras quoi, à ce moment-là ?
Moi: J’en ai aucune idée.
Et c’était vrai. Déjà que le lendemain, mamounette m’a posé dix mille questions et je n’ai pas franchement été très honnête. Au final, je lui ai juste dit que c’était ma vie privée et que j’apprécierai qu’elle ne s’en mêle pas. Elle a compris, je crois.
Pour elle, c’était le début d’une histoire d’amour, j’allais me mettre en couple et peut-être même me décider à rester à La Réunion. Comment lui dire que ça n’arrivera pas ? Et le Sexy Boy a raison. Si jamais on devait se revoir, que je devais passer la nuit chez lui, qu’est-ce que je dirai à ma mère ? Ca sonnera vraiment comme si j’étais en couple. Je me suis sentie hyper mal de ne pas lui avoir dit tout de suite mais je savais que j’en étais incapable. J’ai été mal un moment, allant même jusqu’à perdre l’appêtit pour ça et puis Laurence m’a dit que je m’en faisais vraiment trop, que je me posais trop de questions, que j’étais largement majeure et que j’avais le droit de faire ce que je voulais. Oui, c’était sans connaître à quel point mamounette est vieux jeu, que c’est dur d’avoir une bonne relation avec un de ses parents et d’avoir peur de le décevoir un jour. Je voulais pas décevoir mamounette. J’allais bien.
A côté de ça, il y avait Christopher. Si le Sexy Boy et moi ne nous envoyions pas de messages tous les jours, lui, le faisait. Il voulait qu’on se voit, que j’accepte un rendez-vous avec lui. Je n’en avais aucune envie. Je lui ai dit que je fréquentais quelqu’un et que c’était pas possible. Entre nous soit dit, je ne pensais pas du tout au Sexy Boy en disant ça. C’était l’excuse que je sortais à chaque fois lorsque je n’avais aucune intention de sortir avec quelqu’un, rien qu’une fois. Et même après ça, il m’a demandé de lui laisser quand même une chance. ARGH !!!! J’en pouvais plus. Aussi, lorsque vendredi est arrivé avec un nouvel entraînement, ma mère a été surprise que je n’y aille pas. J’ai dit que j’étais fatiguée. Je n’ai dit la vérité qu’à Laurence.
_J’ai aucune envie d’être entre le Sexy Boy avec qui je vais devoir faire comme s’il ne s’était jamais rien passé (non que ça ait l’air trop dur de faire ça) et Christopher, qui me harcèle pour mon numéro.
Laurence: T’es bien à éviter deux mecs, comme ça. Tu vas faire ça longtemps ?
Moi: J’évite pas le Sexy Boy. J’évite les problèmes. Et pour ce qui est d’éviter Christopher, ça devrait le faire jusqu’à la randonnée de dimanche, malheureusement.
Ou pas. Aujourd’hui, randonnée. Réveil à 5H. Finalement, sur place, j’apprends que tout a été annulé à cause du mauvais temps. J’ai retrouvé le Sexy Boy. Il semblait tout fatigué. Vu son emploi du temps, à ce mec, je comprends. Je lui ai demandé si ça avait été reporté, il m’a dit qu’il l’ignorait. Il était solicité de tous les côtés, je l’ai laissé discuter avec quelqu’un, j’ai pris un thé, et finalement, lorsqu’il a enfin semblé avoir une minute, je lui ai dit que je rentrais. J’allais tourner les talons mais c’est lui qui s’est approché et m’a tenu le bras pour me faire la bise. J’ai été surprise. Je lui ai souhaité bon courage et j’ai filé.

pluie

 
Il est vraiment très beau. Ses yeux sont incroyables. J’aime aussi sa barbe de quelques jours. Il me plaît énormément. Mais je ne tomberai pas amoureuse de lui, c’est mort. Et pourtant, il a vraiment tout pour plaire. Il est adorable. A chaque fois que je dis quelque chose d’absurde (ce qui, entre nous, arrive souvent), il lève les yeux au ciel en riant. Il est en deuxième année de master, envisage un doctorat, ce que je trouve carrément impressionnant et pourtant, lui, il déteste en parler. Il préfère me poser des questions sur ma vie à moi alors que je ne fais vraiment pas grand chose. Il écrit en toutes lettres ses messages, mets des majuscules où il faut, et utilise même la négation.
Finalement, j’ai retrouvé Laurence chez ma tante, le midi. J’ai pu lui parler. De ce que j’attendais du Sexy Boy, de ce par quoi j’étais effrayée, toujours avec lui.

 

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Moi: A la base, il était censé me faire sortir un peu et puis… ses intentions ont quelque peu dévié. Je me dis que maintenant, si on sort en plein jour, dans la rue, pour aller n’importe où, ça le ferait pas, tu vois ? Je ne veux pas être en couple, ça c’est certain. Y a absolument rien qui me plait dans cette idée.
Laurence: Oui, je vois. Franchement, Bibi, garde tes distances le plus possible. Parce que c’est allé vite, entre vous. Et il te plaît. Et si tu dois partir ou que ça doit se finir, ça pourrait être dur pour toi.
Moi: Je sais. J’ai pensé à tout ça, déjà. C’est pour ça que j’aime bien l’idée qu’on s’envoie pas des messages tous les jours, ce genre de choses. Je trouve ça beaucoup mieux.
Mais j’ai parlé trop vite. Un peu avant 15h, il m’a appelé pour qu’on se voit. J’étais avec ma famille, c’était mort. Quand Laurence a su que c’était lui qui avait appelé, elle a secoué la tête.
Laurence: Bibi, Bibi, qu’est-ce que tu fais ?
Moi (souriant): Rien du tout. Il appelait juste pour savoir si on pouvait se voir et de le tenir au courant lorsque ce serait possible. Tu vois, on n’a pas parlé des heures. Ca, ça me va.
Sauf que moins d’une demi heure plus tard, il m’envoyait un message pour parler. Je prenais énormément de temps pour lui répondre comme Laurence, Lisa et moi, on n’arrêtait pas de faire n’importe quoi. Laurence m’a dit que ce n’était pas grave. Je le pensais aussi.
Voilà où j’en suis.
Le premier qui tombe amoureux a perdu. J’ai bien envie qu’on gagne tous les deux et que tout aille toujours très bien entre nous.

Et sinon, côté coeur ?

J’ai pas vraiment d’images à mettre ici donc bon…

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« Mais qu’est-ce qui m’arrive ? J’oublie, je bois, je bois l’oubli mais qu’est-ce qui m’arrive ? Je dors au bord de mon lit oh-oh-oh comme je regrette, je ne suis pas ce que je suis… ».

Une chanson qu’on écoutait souvent avec ma sœur en 2007/2008, je crois.

Qu’est-ce qui m’arrive ? Alexandre ? Je le déteste. Je le hais de l’aimer autant.

Le poète m’a écrit un commentaire intéressant dans l’article précédent : « Tu ne t’attendais quand même pas, du premier coup, à trouver le mec idéal ? ». Bien sûr que non, poète. Même au bout de la millième fois, je ne m’y attendrai pas. Parce que cet abruti n’existe pas.

Alexandre… Les dernières nouvelles ? En mars, j’avais souhaité son anniversaire à Alex. C’était dans l’article Retour en Force (ou pas !).

Et puis, waouh, événement !!!!!!!!!! J’étais en voiture avec ma tante, sur une nationale et j’ai cru voir Alexandre. En voiture, à côté. Juste en coup de vent. J’aurais voulu descendre de la voiture en marche et aller lui parler mais dieu merci, j’avais encore un peu de raison en moi. J’ai vu Laurence ce jour-là.

Moi : La vie se fout de ma gueule !!! Je voulais voir Alexandre, je l’ai vu. Je pouvais rien faire, bordel, c’est trop ironique et injuste et…

Quoi qu’il en soit, j’ai repensé à ce que le grand Oscar Wilde avait dit : « Parfois, pour nous punir, les dieux exaucent nos prières. ». Je voulais voir Alexandre, je l’avais vu. C’est tout. Juste vu. Je devais peut-être m’en contenter, c’était peut-être ça le message que voulait me faire passer la vie, le destin, le hasard.

Alors j’ai envoyé un message à Alexandre.

Moi : Hey ! Je crois que je t’ai vu, hier. Je voulais te voir, maintenant, je crois que c’est fait XD abusé comment la vie peut être ironique, parfois, c’est moi qui te le dis.C’était bizarre, n’empêche. Première fois en trois ans que tu étais si proche et impossible de te parler.
Je voulais m’excuser d’avoir été si insistante. Tu vois, après ce qui m’est arrivé quand j’étais au lycée, tu as été la première personne à qui j’ai réussi à en parler et ça a eu pour effet que j’arrête de faire des cauchemars toutes les nuits à propos de ça. Je suis même pas sûre de t’avoir dit, merci, Alex. Mais quoi qu’il en soit, je t’ai toujours été reconnaissante pour ça. C’est peut-être (probablement et certainement, même) que je t’ai mis sur un piédestal après: Tu étais mon super héros. J’ai essayé de t’en vouloir pour tes manquements à tes promesses mais j’y arrive pas parce qu’au fond, je suis la seule à savoir ce que tu as fais pour moi, même sans t’en rendre jamais compte, me semble. Et puis, les super héros restent dans l’ombre, non ? Alors j’arrête de me demander pourquoi je ne t’ai pas revu depuis tout ce temps et pourquoi je ne te reverrai pas plus tard. Tu m’as peut-être vue dans mes pires états et aujourd’hui que je me sens bien et que j’ai regagné une certaine confiance en moi, mon côté un peu très fier voulait que tu voies, ça, toi aussi parce que ça doit être un tout petit peu grâce à toi, quand même. La seule personne à qui je faisais encore confiance, à l’époque, malgré tout: c’était toi !
Je m’excuse pour ce que j’ai pu dire la dernière fois. Pardon, vraiment. Et même si je pense qu’un super héros sait prendre soin de lui, fais quand même attention à toi, Alex.
Alex : Coucou Bibi. Ah bon !! Tu m’as vu où ??? Content d’apprendre que j’ai pu t’aider à cette « grande » époque je te faisais confiance et c’est toujours le cas. J’accepte tes excuses et je t’en fais aussi. C’était la première fois qu’on se parlait aussi méchamment, non ? xD Fais attention à toi aussi.

Il avait remarqué qu’on avait dépassé les bornes la dernière fois, ça m’avait fait plaisir. N’empêche qu’il avait dit qu’il me faisait aussi confiance à l’époque et que c’était toujours le cas aujourd’hui. Pas pour moi. Je n’arrivais plus à lui faire confiance. Je n’arrivais plus à faire confiance à qui que ce soit. A cause de lui.

C’était pas lui, de toute façon, dans cette voiture, sur cette route, ce jour-là. Je n’ai jamais revu Alexandre et je ne le reverrai probablement jamais.

Je m’en sortais tellement bien, je vous assure. Pourquoi l’infirmier lui ressemblait autant ? C’est horrible. J’ai vraiment un coup de blues par rapport à Alex, ce matin. Et lorsque je commence à écouter Three Days Grace et me dire que les paroles me parlent, ça va pas. Faut vraiment que je sorte de la maison.

Ma mamounette m’a appelée. Première fois depuis son départ qu’on passait plus de 20 minutes au téléphone. 50 minutes cette fois, ça m’a fait du bien.

A part ça, le rouquin s’est ENFIN séparé de sa psycho de copine. Il était déçu, triste ou je sais pas quoi d’autre. J’étais désolée pour lui. Après avoir loooongtemps hésité, j’ai finalement envoyé un message à mon rouquin préféré.

Moi : Salut le rouquin. Je suis peut-être la dernière personne dont tu voudrais avoir des nouvelles mais j’ai vu ton statut concernant ta rupture avec C. J’ai eu du mal à le croire mais j’ai surtout vu que tu étais déçu ou triste ou je ne sais pas quoi d’autre donc  pour ça, je voulais te dire que je suis désolée pour toi. J’espère que ça va, quand même… Bonne soirée.
Le rouquin : Salut Bibi ! Ne dit pas n’importe quoi, ça me fait plaisir d’avoir de tes nouvelles. Et oui, effectivement, ça fait bientôt 1 mois qu’on n’est plus ensemble … Après 5 ans de relation il y a de quoi être un peu déçu… Mais bon … Life goes on. J’essaie de rester le plus positif possible, j’ai pas encore envie de faire une dépression pour ça… Merci pour ton message, Bibi ! Ca va toi, sinon ?
Moi : Y a pas de quoi. Je suis contente que tu réagisses comme ça, vraiment, ça me fait plaisir. Et en ce qui me concerne, je pense que personne m’a déjà vue aussi détendue et… heureuse, je crois. Je me sens vraiment très bien. Et j’espère que c’est ou que ça sera prochainement pareil pour toi.
Le rouquin : Ah oui ?? Ben écoute tant mieux, suis content pour toi, vraiment ! Mais qu’est-ce que t’as fait pour être dans cet état ? C’est la méditation que je t’avais conseillée qui t’a mise dans un état de zénitude ? Haha. Merci Bibi.
Moi : Lol, tu viens de me faire rappeler ton truc de méditation, Ken, j’avais complètement oublié ça ! Mais non, j’ai juste appris à être reconnaissante pour ce que j’avais et arrêté de ressasser le passé (qui, entre nous soit dit, a toujours été mon plus gros problème) et du coup, je me lève en me disant que ça pourrait tellement être pire donc autant faire avec, ça semble pas si dramatique… Pensée positive. Et karma. Surtout le karma. Enfin bref, tu vois, ce genre de choses ^^ Je t’en prie.
Le rouquin : Haha ^^ Humm c’est bien que t’aies pu faire ce travail sur toi même ! La pensée positive est essentielle. J’espère que tu continueras sur cette voie. Hé mais tu vis toujours à la Réunion ?
Moi : C’est gentil merci. J’espère aussi. Bah euh… Oui ^^ où tu voudrais que je sois ?
Le rouquin : Nan Ben j’sais pas ça fait hyper longtemps que je t’ai pas vue sur la route. D’habitude j’te croise souvent lol. Et j’me suis dit si ça se trouve elle est repartie en France et tout…
Moi : Ah bon ? Parce que moi je te croise jamais. A part la fois avec Cécile dans la librairie. Ca doit remonter cet épisode-là, d’ailleurs. Non, je suis pas encore partie. Mais je pense/espère pas rester ici plus d’un an, encore. L’année prochaine, je fuis ! ^^

Le rouquin… Mon dieu… Je n’arrive vraiment pas à croire qu’on puisse s’entendre bien à nouveau, tous les deux. Il y a trois ans, le rouquin et moi nous sommes donnés rendez-vous vous parler. Ca a toujours été désastreux, au début, entre nous. Et bon nombre de fois, j’ai voulu qu’on arrête de se parler et qu’on s’oublie. Le rouquin était contre l’idée, il pensait qu’avec le temps, tout irait mieux entre nous, qu’on arriverait à devenir de parfaits amis. Mais… pas vraiment. Le rouquin et moi nous sommes un jour croisés à la plage et on s’est ignorés comme si on ne s’était jamais rencontrés. C’était horrible. Mais on n’a jamais réellement perdu contact parce que j’étais fragile et que le rouquin est gentil et patient. Il a voulu être là quand j’en avais besoin. Et il avait raison : on a finalement réussi à devenir des amis. Enfin, deux personnes qui arrivent à discuter et se souhaiter de gentilles choses. C’était inespéré, tout ça, à un moment.

Si bien que cette dernière conversation avec le rouquin m’a un peu retournée. Je ne l’ai dit à personne, même pas à Laurence mais je me suis posé une question existentielle : Est-ce que c’était une bonne idée ? Après avoir qualifié notre relation de « malsaine » pendant des années, j’ai encore peur de croire qu’il peut en ressortir quelque chose de positif. Est-ce qu’on peut être ami d’un garçon dont on a été folle amoureuse pendant quatre ans ?

Heureusement, cette conversation date de… Trois semaines et qu’on ne s’est plus parlés depuis, on ne s’est pas croisés, on n’a pas prévu de se voir. Tout va bien et je crois qu’il vaut vraiment mieux que ça reste comme ça.

Je l’aime ce rouquin. Pff ! Il a été complètement stupide, biiiiien des fois mais je l’ai toujours vu comme un gentil garçon *Bruit de bisou dans le vide*

 

Mais cette image m’a tuée.

rouquin marteau

1001 questions.

Et si je disais qu’un jour, il y a environ un an, avec ma folle de cousine Laurence on s’est inscrites sur un site de rencontres pour délirer ? Elle habitait Paris et mois Bordeaux mais au tout début, ça nous avait automatiquement localisées à La Réunion alors des réunionnais nous retrouvaient toujours donc on a déménagé plusieurs fois. Lorsque les vacances se sont terminées, on a toutes les deux mis nos comptes en suspens et on y retournait toujours en coup de vent, une ou deux fois l’an.

Lorsque Laurence est venue à la maison, la semaine dernière, on a réactivé nos comptes et fatiguée de ne trouver personne de vraiment intéressant à Nouméa, j’ai mis que j’habitais à la Réunion. Une vingtaines de visites sur ma page et plusieurs charmes plus tard (j’expliquerai en bas comment fonctionne AdopteUnMec pour ceux qui l’ignorent), il y avait ce mec-là.  Il était séduisant, vraiment. Il avait déclaré être infirmier et avoir 32 ans.

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Et si j’acceptais de lui parler ? Quand même, il avait 32 ans. Où était passé l’espèce de promesse que je m’étais faite de ne jamais dépasser 30 ans ? Et puis, qu’est-ce que ça pouvait foutre, hein ? Après tout, à 18 ans, j’avais bien flirté avec un mec de 29 ans, non ? Là, c’était pareil. Onze ans ! Ce n’est pas comme si j’avais toujours été attirée par les mecs de mon âge. C’est faux. Et puis, lui parler n’engageait à rien, n’est-ce pas ? Alors j’ai accepté. Je ne m’attendais pas à grand-chose. Les deux autres avec qui j’avais accepté de discuter ne m’avait proposé qu’un plan cul. Génial.

Laurence : Putain mais les gars sont vraiment tous des porcs ou juste en manque grave ?

Et si maintenant, je disais que cet infirmier ne m’a proposé aucun plan, quel qu’il soit, qu’on a juste discuté de longues heures et que c’était bien ? Qu’on s’est parlés pour la première fois mardi et que hier, on a fixé une heure pour déjeuner ensemble, aujourd’hui ?

Moi : Et si je te disais que je déjeunais avec l’infirmier demain, tu répondrais quoi ?
Laurence : Que c’est allé vite ?
Moi : Putain, grave ! Tu crois que je suis folle ?
Laurence : Non, t’inquiète. Moi aussi j’ai accepté de voir une personne que je venais de rencontrer.
Moi : C’est la première fois que je fais un truc comme ça. Je stresse à moitié. Je sais pas ce que je vais mettre. Ni manger. Qu’est-ce que je vais manger ?
Laurence : Un truc qui salit pas et qui se coince pas entre les dents.
Moi : Et tu proposes quoi dans ce style-là, alors ?
Laurence : Un verre d’eau.

J’ai éclaté de rire. La peste ! Elle était vraiment d’une grande aide !

Pourtant, si c’était un gros problème de savoir ce que j’allais manger (en sachant que je déteste manger devant des gens. Julien a voulu m’inviter un jour mais j’ai refusé parce que je me sentais mal à l’aise. Damn it !), l’autre problème était de savoir ce que j’allais mettre. J’ai longtemps hésité. Ma robe d’été à fleurs, celle qui était dénudée dans le dos et sur les côtés ? La robe noire cintrée que tour le monde (en particulier les garçons) aimait ? Non, je ne savais pas du tout laquelle mettre. La robe à fleurs était peut-être un peu trop dénudée et la robe noire ne faisait peut-être pas assez « déjeuner ».

Finalement, après plus d’une heure à débattre avec moi-même, j’ai choisi d’enfiler, ce matin, une jupe crayon noire et un débardeur blanc. J’ai été abordée deux fois et la troisième fois, c’était par des lycéens.

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Je stresse quand même. Est-ce que je vais lui plaire ? Il est 11H33. On a rendez-vous à midi. Je suis à 500 mètres du restaurant environ, un cahier et un crayon à la main et j’écris tout ça parce que qu’il fallait que ça sorte, j’allais exploser. Peut-être que je me plante. Ce matin, dans le bus, l’horoscope des capricornes disait : « Vous avez des amis qui vous connaissent bien et qui sauront vous remonter le moral. »

Moi : Lol, regarde ça ! Tu crois que ça vaut vraiment la peine que j’aille à ce déjeuner ?
Laurence : Mais oui ! Ces trucs racontent de la merde, la plupart du temps.
Moi : Yep et puis, au pire, ça fera juste une histoire de plus à raconter pour amuser la galerie. Je m’en remettrai. Je suis Bibi, quand même.
Laurence : Voilà. Et puis, on sait très bien comment sont les mecs, à quoi s’attendre, qu’il faut pas espérer pour ne pas être déçue.

Elle avait raison. Je n’espérais rien. Ca passerait ou ça casserait. Au moins, on aura été fixés en deux jours et on n’aura pas perdu de temps. C’est bien, non ?

N’empêche que je stresse. Et que j’ai froid avec mes deux petites jambes dehors.

Je réécrirai cet article dans l’état et vous raconterai peut-être la suite si elle n’est pas trop embarrassante. J’aimerai tant qu’elle ne soit pas embarrassante. Seigneur !

J’ai tellement peu confiance en moi. C’est tellement plus facile de discuter par écrits. Qu’est-ce qui m’a pris de m’inscrite sur ce site ? D’aller le voir ? D’accepter de lui parler ? D’accepter ce déjeuner ? Ca y est, je panique et je suis pathétique. Il vient de m’envoyer un message, il est 11h44.

Eric : Je quitte chez moi. J’arrive.

Seigneur de Dieu, je suis folle !!! Je veux rester la fille qui passe son temps à écrire à écrire des histoires qui ne seront jamais les siennes sur son ordinateur. Je vais mourir. Que les dieux me viennent en aide.

 

Hahaha !!!! Alors, finalement, c’était un peu des deux. Ca s’est bien passé et en même temps, « vos amis sauront vous consoler ».

Il était en retard. Déjà que j’étais allée acheter des fleurs sur le marché pour les déposer à l’église avant d’aller faire un tour en centre-ville, j’avais l’impression de sentir le marché et la bouffe. Bref, je puais. Trop génial !! Et il était en retard. Moi qui accorde extrêmement d’importe à la ponctualité, lui, il était naze pour ça.

En passant les détails de toute notre conversation, c’était vraiment sympa. Il a de la conversation, il est marrant, on a beaucoup moins de points en communs que ce que je pensais mais ça allait, je n’ai pas éclaté de rire mais j’ai souri franchement plusieurs fois.

Il était grand, il était musclé, il était hyper beau, il avait un hyper beau sourire. Alors qu’est-ce qui a cloché ?????

En sortant du restaurant, il est parti de son côté, moi du mien. On s’est juste fait la bise. Aucune promesse de se revoir, rien du tout et ça m’allait parfaitement. J’ai pu voir Laurence un petit quart d’heure après ça.

Moi : J’ai finalement compris ce que mon horoscope disait avec « Vos amis sauront vous consoler ».
Laurence écarquille les yeux et sa bouche forme un « o » : Merde !
Moi, souriant : Non t’inquiète, ça s’est bien passé. C’est juste qu’il me rappelle trop quelqu’un.
Laurence, qui comprend : Oh non. La poisse. Physiquement ou mentalement ?
Moi : Physiquement ! En voyant ses photos, je le voyais plus mince, moins grand. Pas du tout. Sa carrure, son sourire… C’est Alex. Sérieux, je bade. Comment je suis supposée l’oublier si le premier mec avec qui j’essaie de faire quelque chose lui ressemble et me fait irrémédiablement penser à lui ?
Laurence : J’en sais rien. C’est vraiment la merde.
Moi : N’empêche que je saurais pas être sûre en te disant que ses yeux sont marrons mais je sais parfaitement à quoi ressemble ses mains.
Laurence : Non mais toi et les mains, faut que tu fasses quelque chose. Un jour, la vie te mettra sur le chemin d’un mec aux mains sales et noires, j’aimerai trop t’y voir !
Moi : Mon dieu, moi un mec aux mains sales ? C’est mort !! C’est le plus important, pour moi !
Laurence : Ouais eh ben c’est pas normal.

Je suis rentrée et j’ai bu un shooter de vodka et de Baileys avec du sirop de grenadine, aussi. On appelle ça la cervelle de singe. Comme je ne mange pas grand-chose en ce moment (à part ce midi où je n’ai pas du tout aimé et ai lutté pour finir la quiche aux légumes que j’avais commandé) ça m’est vite monté à la tête, ça m’a fait du bien. Tout plutôt que de pleurer à cause d’Alex. Je reviendrai sur lui bientôt. Pour ce soir, j’en ai fini.

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Sur Adopte, ce sont les filles qui ont le pouvoir. Enfin, c’est leur slogan, je crois. En gros, seules les filles choisissent si elles ont envie de parler avec tel ou tel garçon. Ils peuvent envoyer un charme à une fille et elle accepte de lui accorder le droit de lui parler ou non. Sinon, les filles peuvent ajouter des garçons à leur panier et là, les garçons savent que la fille est intéressée par eux. Voilà pour l’explication…

Allô la Terre, appelle Bibi.

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Waouh, ça faisait longtemps, hein ?

Des mois, paraît-il. Est-ce que Bibi avait disparu ? Est-ce qu’elle ne vivait plus d’aventures ? Au contraire, elle en vivait trop, elle n’avait plus le temps.

Sérieusement, je ne sais pas trop. Ma sœur est venue, avec sa famille : copain, petit garçon et bébés jumeaux. J’étais hyper heureuse. Les trois semaines sont passées comme une étoile filante. A peine le temps de réaliser de la chance que j’avais, elles avaient déjà filé.

étoile filante

Mais ensuite, mon frère est revenu. Onze ans que je ne l’avais pas vu. Onze ans ! La dernière fois qu’on s’était vus, il avait 22 ans, j’en avais 10. Aujourd’hui, j’ai presque l’âge auquel il est parti. Et j’ai adoré ces deux semaines avec lui. De grands moments de complicité, de blagues, de souvenirs… Sa copine a halluciné en me voyant :

L : C’est incroyable. Vous êtes exactement pareil. Je t’entends parler, j’ai l’impression que c’est lui !

En effet, mon grand frère et moi nous sommes découvert des tas et des tas de points en communs. J’ai pas arrêté de rire avec lui. Du coup, on a ressassé pleins de souvenirs avec mon autre sœur. De quand on était biiiien plus jeunes. Qu’on montait à l’étage et qu’on frappait à la porte de la chambre de notre frère.

Ma sœur à L : Il nous laissait pas toujours rentrer. C’était à celle qui s’acharnerait le plus longtemps sur le porte. Parfois, on restait une demi heure à frapper en disant : « S’il te plait, laisse nous regarder un film ».

Il a ri en prétendant qu’on exagérait mais c’était vraiment comme ça. On s’asseyait sur un fauteuil, je mettais mon pouce dans ma bouche, parce que j’en étais encore là haha et on regardait un film. C’est avec lui que j’ai découvert : Les Goonies, Stigmata, L’amour Extra Large, Destination Finale, Rush Hour, Tarzan… Des films qui pour moi sont cultes, aujourd’hui. Parce que c’est avec mon grand frère que je les ai visionnés.

goonies

Est-ce que j’ai rencontré l’amour, entre temps ? Nope. J’aurais aimé. Enfin, je crois. Mais non. Pas comme si j’y croyais encore, de toute façon. Mais je reviendrai pour parler d’Alexandre et du rouquin. Probablement.

Pour ma mamounette d’amour, ça n’a pas marché non plus. D’ailleurs, elle est en Métropole pour deux mois et moi, je suis seule, esseulée et solitaire dans notre trop grande maison.

Mais tout va bien. Il s’est passé des tas de choses. Avec Loïc, notamment, avec qui c’est la IIIè Guerre Mondiale. Et comme ça ne va pas avec lui, ma sœur est aussi en guerre avec moi. En guerre froide. Et je n’ai pas vu sa fille depuis que ma mère est partie, il y a trois semaines.

Heureusement, j’ai toujours ma chère Laurence de mon côté, ça va toujours avec Ju, ouf !!!! Et Jacques Prévert ne me déçoit jamais. Tout va toujours très bien.

Mariel Clayton

JE L’ADORE !!!! C’est l’une de mes artistes préférées. Je l’ai découverte il y a plusieurs années et je suis tout de suite devenue fan de son travail. Aujourd’hui encore, je regarde ses photos et j’en apprends à chaque fois parce qu’elle travaille énormément sur les détails. Je la surnomme « La photographe de Barbie » depuis que je la connais. Elle fait elle-même les petites pièces, les meubles, elle s’explique souvent sur ses photos, c’est un plaisir de la suivre.

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Ci-dessus, la toute première photo que j’ai vu d’elle. J’ai ri en disant: « Ah, j’adore la Barbie Psychopathe.

Et dans la suite Barbie Meurtrière, voici d’autres clichés.

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Barbie Mauvaise mère:

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Quand Ken n’est pas mort… Ce qui est souvent le cas. Il est soit mort, soit torturé.

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(Note sur celle qui est juste au-dessus. La première fois que je l’ai regardée, j’ai compris que Ken venait de perdre son bébé, que je supposais mort-né. Mais Mariel Clayton a mis un commentaire pour dire que Ken tenait dans sa main gauche une bague, qui montre qu’il a non seulement perdu son bébé mais également sa femme. La photo s’appelle « Loss ». )

 

Barbie dévergondée.

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Il me semble que les photos sur lesquelles Barbie est en plein rapport sexuel avec un ou plusieurs hommes sont les plus nombreuses.

Le mariage de Barbie.

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Le témoin

 

La dernière photo a été baptisée « The best man », en français « Le témoin ». Vous remarquerez qu’il ne s’agit pas de Barbie sous les draps ;)

Barbie version personnages connus.

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A savoir qu’elle a repris beaucoup de contes. Le Petit Chaperon Rouge, La Petite Sirène, Blanche Neige, La Belle et La Bête… Toujours dans son esprit, bien sûr. Quant à la photo qui représente la scène mythique du Titanic, j’ai juste éclaté de rire quand j’ai vu à quoi ressemblait le dessin de Ken.

Le petit couple Barbie/Ken.

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Bien sûr, avec les commentaires de Mariel Clayton, c’est mieux. Mais si je les ai mises ici c’est qu’elles étaient marrantes ou que le message que l’artiste voulait faire passer était bien.

Les petites morts de Barbie

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Elle en avait plusieurs sur les suicides de Barbie et chaque photo était très intéressante. J’ai beaucoup aimé que la photo soit prise d’en haut.

Les diverses.

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J’ai aimé le titre de la seconde photo: Baby – Q. Haha !!

Mes préférées:

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En commentaire sur la première photo, Mariel Clayton exprimait son incompréhension concernant les viols. Comment une dame âgée, une petite fille, une femme voilée pouvait-elle être victime de ce genre d’agressions au même titre que les filles qui se baladait avec un t-shirt en guise de robe.

Sur la seconde, baptisée « Insomnie », on peut voir Barbie enceinte qui se tient le ventre. Vous remarquerez les cadres retournés près d’elle sur le lit. L’abandon du père avant la naissance de l’enfant et toutes les questions que ça peut soulever dans la tête de la mère.

J’ai été particulièrement touchée par la troisième. Je ne me souviens plus d’avec qui je la regardais (Nelly ou Laurence) quand j’ai dit: « Ah, elle doit jouer à cache-cache ! » mais non, quand on prend conscience de l’ombre à la porte, on se dit qu’il ne doit aucunement s’agir d’un jeu.

Quant à la dernière, Mariel Clayton a demandé quelle histoire on pensait se cacher derrière l’image. Elle n’a donné aucune explication de son côté mais comme les deux hommes sont nus, j’ai supposé que Ken trompait Barbie avec un autre homme, qu’elle est arrivée là-dessus, qu’elle a tué l’amant, que Ken l’a tuée et que, l’arme en main, il pleurait.

Ma préférée de toutes les photos restera tout de même celle-là, et ce, depuis des années:

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Je l’avais tellement aimée que je l’avais partagée sur Facebook. Elle avait commenté: « Just because I can’t bring you light doesn’t mean I won’t be there to hold your hand in the dark ». J’adore cette phrase. Elle parlait de la dépression, très difficile à porter et de toujours les gens qu’on connaissait dans ce cas.

Voilà, mon article est fini. J’espère que certaines photos vous auront fait sourire, vous aussi.

La fidélité

Je n’y crois absolument pas. Ces des conneries. On en parlait avec Laurence ce week-end et on a trop d’exemples autour de nous pour se dire que ça n’existe pas. Et si ça jamais ça existait tout de même pour de vrai, ça n’était le cas que pour les plus de 25 ans, car avant ça, ce n’était tout simplement pas envisageable.

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Julien a trompé son ex-copine.
Loïc et Romain ont été trompés par la leur.
Ma sœur a été trompée par le père de Jade.
Ma mère par mon père.
Le rouquin sort avec une traînée depuis bientôt quatre ans.

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Et Laurence et moi ? On a été l’autre. Et aujourd’hui, encore, je me sens hyper mal par rapport à cette histoire. Parce que Laurence, elle, flirte en connaissance de cause. Ca ne va pas plus loin que quelques baisers mais elle sait très bien qu’ils ont leur copine. Moi, je l’ignorais. Et j’ai eu la mauvaise idée d’avoir des sentiments. Alors ce garçon qui ne passait pas une journée en semaine sans me parler, que je m’arrangeais toujours pour voir un moment parce qu’il « rentrait voir ses parents » le week-end, ce garçon-là, avait une copine officielle. Moi je n’étais que l’autre. Et j’ai beaucoup pleuré.

Il y a eu Vincent, aussi, qui n’était plus très bien avec sa copine et qui flirtait un peu trop ouvertement avec moi. Vincent, avec qui j’ai toujours de très bons contacts, est un garçon hyper beau. Je me souviens des milliers de soirées qu’on faisait ensemble, dans lesquelles on finissait toujours par danser ensemble. Je me souviens qu’il m’avait appris à danser le rock’n’roll, que je trouvais ça hyper sympa mais je n’ai jamais pu envisager quelque chose avec lui parce qu’il était en couple. Et il a quitté sa copine deux semaines avant que je retourne chez moi.

Le pire reste tout de même Geoffrey. J’étais très amie avec lui, on s’entendait bien et je savais qu’il avait des sentiments pour moi mais de mon côté, je n’aimais pas son côté « je suis le mâle dominant et toi, femme, tu obéis ! », très peu pour moi. Un soir, j’avais accepté d’aller boire un verre avec lui et ensuite, il m’a fait monter dans son appartement. On était assis dans son canapé et on parlait de tout et de rien, il avait son bras autour de mes épaules. Finalement, il a fini par dire :

_Tu sais, il y a trois semaines, je t’aurais sauté dessus. Mais c’est plus moi, ce gars-là. Je crois que tu m’as changé.

Hahaha ! Il m’a ensuite raccompagnée chez moi et je vivais avec une amie à l’époque qui a halluciné de me voir rentrer.

Johanna : Tu es de retour ?! Je pensais que comme tu étais avec Geoffrey… Tu passerais la nuit avec lui…
Moi (riant) : Je t’avais pourtant dit qu’il se passerait jamais rien entre lui et moi. Ca va pas ou quoi ?

Mais Johanna n’était pas la seule à penser qu’entre Geoffrey et moi, il pourrait y avoir quelque chose. Et comme un collègue du Mc Do nous avait vus, d’innombrables rumeurs avaient circulé sur lui et moi. Et je provoquais la jalousie de plusieurs filles au restaurant parce que j’étais proche de plusieurs garçons qui m’avaient surnommé « La jolie métisse ». Et comme les rumeurs me font toujours beaucoup rire, plutôt que de perdre la face à entendre de tous les côtés que j’étais une Marie couche-toi là, je m’arrangeais avec l’aide des garçons que les rumeurs concernaient aussi pour qu’on nous voie dans le restaurant en train de se faire des câlins ou des massages car comme je disais : « Au moins, là, elles auraient eu quelque chose à raconter, ces pétasses ! ».

Bref. Quand j’ai dit à Geoffrey que je retournais à la Réunion, il avait déjà déménagé. Il revenait souvent à Orléans mais il a refusé de me voir pour me dire « Au revoir », prétendant que c’était trop dur. Plus tard, j’ai appris par un ami que le jour même de mon arrivée au Mc Do, Geoffrey était venu le voir et avait dit : « Tu as vu ? Y a une métisse qui vient d’arriver ? Je te parie que j’arrive à la serrer en un mois ! ». Loupé !

Finalement, quelques mois après mon retour, Geoffrey est revenu me parler.

Geoffrey : Je suis vraiment désolé, tu sais ? J’ai pas eu le courage de te dire au revoir.
Moi : Le courage ? Tu m’as ignorée !
Geoffrey : Tu as le droit de m’en vouloir mais je voulais que tu saches que tu es une fille en OR !

Il était en couple avec une fille que j’avais rencontré quand on habitait encore à Orléans. Il m’avait proposé de venir voir un de ses matchs de rugby et sa copine était là. Copine qu’il a ignorée pendant tout le temps où j’étais là. Copine qu’il a fait passer sur la banquette arrière alors que j’étais côté passager, près de lui et qu’il me parlait de mes amours… Bref, je trouvais ça dégueulasse mais qu’est-ce que je pouvais y faire, moi ?

Finalement, Geoffrey a connu un décès dans ses proches et j’ai essayé de lui présenter mes condoléances comme je pouvais par message.

Geoffrey : Ton message est vraiment très gentil. C’est vraiment une femme comme toi qu’il me fallait, en fait.
Moi : Euh… La femme que tu as me semble déjà très bien, tu sais ?
Geoffrey : Tu m’as dit que tu voulais quitter la Réunion alors… viens vivre avec moi.
Moi (ironique) : Oui, c’est ça, bien sûr.
Geoffrey : Moi j’aurais bien aimé vivre à la Réunion, voir ce que ça donne.
Moi : Là pour le coup, si tu veux venir et que je suis encore là, je me ferai un plaisir de t’accueillir.
Geoffrey : Mais en attendant, viens vivre avec moi.
Moi : Arrête parce que je vais finir par croire que c’est une demande sérieuse.
Geoffrey : J’aurais aimé être en couple avec toi. Tu es une fille magnifique et avec ça, tu as un cœur en or. Tu sais, le soir où tu es venue chez moi et qu’ensuite je t’ai raccompagnée, j’ai voulu t’embrasser. Et je regrette toujours de pas l’avoir fait.

J’étais terriblement gênée et malgré tout ça, j’ai accepté, plus tard, de faire un Skype avec lui. Ce jour-là, il m’a clairement dit qu’il m’aimait et que si je lui assurais que j’avais une place pour lui chez moi, il était prêt à quitter sa copine et à me rejoindre sur le champ. Bien sûr, j’ai refusé. Le lendemain, il me disait que sa copine l’avait quitté. Et trois mois plus tard, il s’était de nouveau mis avec elle et lui avait demandé en mariage, ce qu’elle avait accepté. Je crois que ça a été la journée d’août 2014 où j’ai le plus ri, mais j’en pouvais vraiment plus. Je trouvais ça tellement ridicule et pathétique.

Alors non, je ne crois pas en la fidélité. Probablement parce que je n’ai aucune preuve que ça existe, autour de moi. Je ne crois plus au mariage, ni en l’amour réciproque parce qu’il y en aura toujours un qui aimera l’autre plus. Et j’ai beau détester l’infidélité au plus haut point et croire très fort que moi je serai fidèle, j’aurais toujours peur de me lancer dans une relation, plus tard, et croire que tout sera toujours parfait jusqu’à la fin. La fidélité n’existe pas dans mon monde.

Le Capricorne

Le fait est que je me suis mise dans une grosse petite galère. Et je dois dire que je ne suis pas trop-trop stressée parce que je me répète la phrase sage de Bobby Marley : « A chaque problème, il y a une solution et s’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème. ». Sauf que j’ai finalement deux problèmes : le problème en question et parler à ma mamounette du problème. Entre nous, le deuxième problème est un peu plus gros que le premier. Et mon problème n’est pas que je suis enceinte, au cas où vous vous seriez posé la question hihi.

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Non, c’est vraiment pas un gros problème, franchement. Mon passé de dépressive m’a permis de me dire que si je suis en bonne santé, si tous les autres autour de moi le sont aussi, alors le problème n’est pas si gros. Mais n’empêche que comme je disais à Laurence : « Maman va me tuer ! ». Et vous savez quoi ? Ma mamounette ne nous engueule que trèèès rarement, voire jamais. Mais elle prend un ton hyper sérieux et nous fait des leçons de morale de fou si bien qu’on se sent trèèès petits.

Bon, je dois avouer que sur moi, ça ne marche pas beaucoup. J’ai rendu ma mère folle avec mon esprit de contradiction, de par le fait que je suis toujours très têtue et que je fais toujours les choses comme j’en ai envie, quitte à regretter après. D’ailleurs, il y a quelques années, ma mamounette m’a dit : « Les capricornes sont vraiment trop têtus. Ils foncent dans le mur et ensuite ils réfléchissent à ce qu’ils ont fait ». Ce n’est pas faux.

Alors aujourd’hui, je prends mon application sur les horoscopes et je vous donne quelques petites choses à savoir sur le capricorne que je suis.

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La femme capricorne se comporte de manière distinguée en public. (Mis à part quelques exceptions, il est vrai que je sais me tenir)

Le capricorne déteste les personnes négatives, désobligeantes, qui critiquent ou découragent les autres. (Ah, oui, j’étais morte de rire, ce week end parce qu’on regardait la télé avec Sabine et les filles. Et j’arrêtais pas de dire « J’adore cette chanson, j’adore cette actrice, cette chanceuse » et Laurence n’en pouvait plus. Du coup, Sabine a dit : « Non, continue Bibi parce qu’à la maison, Laurence elle est toujours en train de se plaindre de tout, elle n’est jamais contente de rien, ça fait du bien d’avoir une personne qui aime tout ».)

La femme capricorne est très sensible à l’image qu’elle peut renvoyer, par son apparence ou ses actions.

Capricorne : fiable, compétent, sophistiqué, cultivé, astucieux, prudent, débrouillard, acharné. (Ca c’est bien Bibi ^^)

En amitié, le capricorne est d’une fidélité exceptionnelle, il continuera à soutenir ses amis même dans les pires circonstances.

Pour se relaxer, le capricorne a besoin de s’exprimer de façon créative, il peut se mettre à écrire, peindre ou jouer de la musique. (Je fais les trois)

Une chose sûre à propos du capricorne : il aime garder des traces de son passé (photos, souvenirs…)

Toujours friand de connaissance et de savoir, le capricorne fait preuve d’un formidable esprit d’analyse.

Le capricorne se sent bien dans les lieux éloignés, à l’écart du monde, romantiques, vieilles maisons, les endroits calmes, la nature…

L’Amour est une affaire sérieuse pour le capricorne, on ne rigole pas avec ce genre de choses !!

Ne perdez jamais un Taureau, un Cancer ou un Capricorne, ce sont les plus sincères et de vrais amoureux.

Si vous rencontrez un être poli, réservé, aimable sans trop d’effusions et apparemment sans problème, c’est sûrement un capricorne.

Ce qu’un capricorne pourrait dire : « Parfois, j’ai peur de me rapprocher des gens, de peur qu’ils me laissent tomber par la suite. »

Une grosse qualité du capricorne en amour c’est qu’il est très fidèle.

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Ah oui, après avoir pris connaissance de mon problème et l’avoir mis de côté pour l’instant, je suis retournée sur mon ordinateur. Un nouveau message sur Fb. Une page de conversation avec Laurence et une autre avec Lisa étaient ouvertes et ça ne venait pas d’elles. Mais alors qui ? Ma plus grande sœur ? Non !!! Le rouquin !

Le rouquin a été ma relation la plus compliquée au monde et aussi le premier garçon dont je suis *voix niaise* tombée amoureuse. Et après des années et des années à se disputer, à chercher si oui ou non on pouvait rester amis, à jouer à « Je t’aime, moi non plus » comme tout le monde disait, on a gardé le contact et pour nos anniversaires ou une fois l’an on s’envoie un message pour savoir comment l’autre va. Et aujourd’hui, le rouquin m’a aperçue alors que j’étais allée courir. Donc je n’étais ni coiffée, ni maquillée, je transpirais et il m’a vue. Argh !!! Bon, franchement, ça m’est un peu égal, je dois dire. Ca fait quelques temps, maintenant que je ne cherche plus à impressionner le rouquin mais je préfère toujours être bien présentée quand on me croise dans la rue, quoi. Surtout que je n’étais pas dans son quartier… Manque de chance.

Quoi qu’il en soit, je suis ravie d’avoir eu de ses nouvelles, aujourd’hui car fut un temps où son prénom était le seul que j’avais en bouche et j’étais persuadée que jamais je ne pourrais me défaire des sentiments que j’avais pour lui. C’était FAUX !!! Alors je me dis que je dois juste donner du temps au temps pour Alexandre. Que mes sentiments vont s’estomper pour lui aussi comme ils l’ont fait pour le rouquin.

Parce qu’à savoir que j’aime toujours beaucoup le rouquin. Il est marrant. Et c’est un grand ami à Thibaud et Romain. Dans le genre, il est vraiment compréhensif et patient, comme mec. On avait des milliers de points en communs. Probablement parce qu’il était, lui aussi… Un capricorne !!

Je veux me faire tatouer le signe des capricornes sous l’oreille !

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Ils étaient ivres, ils m’ont saoulée !

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Sacré vendredi ! J’avais été faire un tour puis je suis allée rendre son parapluie à Julien. C’est hyper galère en ce moment pour circuler puisque notre route principale est fermée à cause d’éboulis. Donc, il y a des embouteillages monstres. Bref. J’ai quitté chez Julien plus de trois quart d’heure plus tôt que d’habitude et en sortant de la résidence, j’ai croisé Yoann et Thibaud. On a discuté dix minutes puis je suis partie. En chemin, une voiture s’est arrêtée. Je n’avais pas reconnu Romain. Il était avec Eddy. Cet idiot a remonté la vitre quand je me suis penchée.

Moi (riant) : T’es vraiment un enfoiré, Eddy.
Romain : T’as vu ça ! Tu vas où, comme ça ?
Moi : Je rentre chez moi.
Romain : Déjà ? Mais on est vendredi, dalonne ! (mot pour dire « amie ») Et pourquoi tu pars quand j’arrive ?
Moi : Parce que t’arrives trop tard, chou !
Romain : Bon d’accord. On se retrouve bientôt ?
Moi : Yep ! Passez un bon week-end. Bisous !

Ca fait hyper longtemps qu’on n’a pas passé une soirée ensemble. Et j’avoue que Rominou me manque. On ne s’est croisés qu’en coup de vent, ces derniers temps. Quand on arrive à se croiser. Parfois on passe un mois sans se voir. Ca nous change tellement de l’époque où on se voyait presque sept jours sur sept. De l’époque où leur dire au revoir parce que je partais en camping était dur et qu’ils sont finalement venus presque tous les jours passer du temps avec moi ! Du fait qu’on avait tellement peur de se séparer trop longtemps qu’on pensait à emménager tout près les uns des autres. Ca remonte.

Bref, je suis arrivée à l’arrêt de bus. J’ai attendu plus d’une heure un foutu bus. UNE HEURE !!! Et entre temps, un homme ivre est venu s’asseoir à côté de moi. Voilà en gros, avec quoi il m’a saoulé pendant une vingtaine de minutes.

Lui : Hé madame… mademoiselle, y a encore un bus ?
Moi : Oui, monsieur.
Lui : Hé madame !! Comment tu t’appelles ?
Moi : Je vais pas vous le dire.
Lui : Ben te mets pas en colère. Tu es la fille Robin ?

Un chien est arrivé. Il l’a caressé.

Lui : Viens, Milou. Tu es mignon, hein, Bobby ? Moi j’aime les animaux, Madame. J’ai un chien blanc, mais tellement blanc, Madame, t’as jamais vu ça. Il est tellement blanc que je l’appelle Nuage.

Franchement, là, j’en pouvais plus, j’ai tourné la tête pour rire.

Lui : Ca te fait rire, Madame. Mais parce que j’aime mon chien blanc, on m’a traité de raciste !

Des dizaines et des dizaines de voitures passaient et en trois fois, des hommes ont passé la tête pour me dire que j’étais « ravissante ». L’homme saoul était à chaque fois convaincu qu’il s’agissait d’un ami à lui alors il se levait du banc et courait sur environ deux mètres derrière la voiture en hurlant : « Enfoiré !! Tu m’as même pas ramené ! ».

Quand, ENFIN, le bus est arrivé, j’étais RAVIE !! C’était sans compter sur le fait qu’il était blindé, qu’il n’y avait plus une seule place assise. Je me suis retrouvée dans l’escalier de la sortie en face d’un mec hyper mignon. Le mec saoul était tout près, à parler avec quelqu’un d’autre et je n’arrêtais pas de lever les yeux au ciel tellement il m’énervait. Ca a fait sourire le mignon en face. Au bout de plusieurs minutes, je me suis trouvée une place assise. Délivrance. Mais mon calvaire n’était pas fini. Un autre homme ivre est venu s’asseoir à côté de moi.

A savoir que celui-là, c’est un véritable alcoolique que je croise souvent. Il s’était déjà assis à côté de moi, une fois et alors qu’il doit avoir la quarantaine bien avancée, il m’avait demandé si on ne s’était pas rencontrés au collège…

Ce soir, en prenant place à côté de moi, il m’a dit :

_T’habites ici, toi ?! Je t’ai jamaiiiis vue !

Deux mecs d’une vingtaine d’années avaient les yeux rivés sur nous. Ca me rassurait. Parce que pendant les dix minutes de trajet qu’il me restait jusqu’à chez moi, il n’a pas arrêté de m’appeler « Ma Reine » et de me donner des petits coups dans l’épaule en chantant : « Je voulais rentrer à la cité mon père m’a dit : Léléla ! ». En sortant du bus, j’avais un mal de crâne incroyable et j’étais contente d’être dans l’air frais et de marcher un peu. J’ai entendu une voix dire :

_Mademoiselle !

Alors je me suis retournée, au cas où et c’était le mec mignon.

Mec mignon : Je voulais vous dire que vous êtes vraiment ravissante.
Moi (sourire timide de fatigue extrême) : Merci beaucoup, c’est très gentil.

En arrivant, ma mamounette m’a demandé pourquoi j’étais arrivée si tard. Elle était morte de rire quand je lui ai raconté mes mésaventures.

Mamounette : Tu as vu, tu as hésité à mettre cette robe en prétendant qu’elle ne te mettait pas en valeur alors qu’elle a eu beaucoup de succès.
Moi (riant) : Tu dis ça parce que c’est toi qui l’as faite. « Marchandise vantée par son propriétaire n’a aucune valeur ». Mais merci. J’aime bien la robe, je pensais juste qu’elle m’allait pas.
Mamounette : Tu avais tort !

Bref, on m’aura assez répétée que j’étais ravissante, aujourd’hui. Mais je ne suis toujours pas convaincue. Je suis toujours en train de me demander quand est-ce que je pourrais passer une journée sans penser au mec dont le prénom commence par A… Quelqu’un a dit : « On ne cesse pas d’aimer une personne. On apprend à en aimer une autre. ». J’ai juste peur de vouloir toujours trouver mon « A » dans les autres…

Triple L !

1 – Louïc !

J’adore. C’est comme ça que Jade appelle Loïc alors du coup, pour me ficher de lui gentiment, je l’appelle comme ça, moi aussi. Loïc est resté Loïc… Toujours à vouloir faire des bisous et des câlins. Il y a presque deux semaines de ça, ma tante a fait une chute et Sabine, la mère et des filles et ma sœur (ma mère était dans l’ouest, on ne l’a pas prévenue avant l’après-midi) l’ont emmenée aux urgences. C’était un dimanche alors les filles, Louïc, mon oncle et moi sommes restés dans leur maison à attendre, on a fait à déjeuner, on a déjeuner, on a discuté, on s’est marrés, on a glandé un peu sur internet et puis Louïc est parti. C’était une bonne journée, malgré le stress et tout ça. Ma tante va bien. Beaucoup mieux, plutôt.

A chaque fois que je vais chez ma sœur, Louïc insiste pour que je reste dormir. Parfois je reste, c’est vrai. D’autres fois, je pense au lit une place de Jade et je me dis que c’est mieux de monter la pente qui me ramène à l’arrêt de bus pendant un quart d’heure pour dormi dans mon lit, quand même. Et quand je reste, de toute façon, ils mangent, vont se doucher et se coucher après avoir vu un quart d’heure de film. Trop chouette !

Hier mercredi, je gardais Jade à la maison alors que j’avais la crève. Fièvre, nez bouché et crise d’éternuements. Louïc est venu récupérer Jade avec Julien. Ca faisait hyper longtemps que je ne l’avais pas vu. Ils m’ont demandé si je voulais descendre à la résidence un moment. J’ai accepté en me disant que ça pourrait me faire du bien de sortir. Du coup, je suis allée dans ma chambre et me suis changée.

Louïc : Waah ! Si toutes les filles étaient aussi bien en deux minutes top chrono, ça serait top !
Moi : Arrête de te foutre de moi, si te plaît (oui, j’avais le nez bouché, n’oublions pas) . Je ne suis ni maquillée, ni coiffée et j’ai une tête de zombie alors bour le « tob », on rebassera.
Louïc : Ben tu devrais être reconnaissante
Julien : Ouais, parce qu’il y en a qui prennent une heure à se maquiller et se coiffer et qui ressemblent à rien !

Je n’ai pas répondu et on est partis. Une fois chez ma sœur, je me suis affalée dans le fauteuil et j’ai mis mes pieds sur la table basse.

Ma sœur : Tu t’es cru, où, toi ?
Moi : Ben… chez toi ?

Louïc a fait des crêpes, il a encore voulu me faire des bisous parce que « C’est trop mignon quand tu parles avec le nez bouché, tu veux un bisou magique ? » et moi qui répond « Dégage, Loïc ! » et ma sœur qui dit rien. On a regardé les reines du Shopping, j’étais morte de rire avec Julien et ses commentaires et finalement, je suis rentrée chez moi, malgré Jade qui m’a dit, les larmes aux yeux : « Moi je voulais que tu restes pour faire une pyjama party ! Même que je te donne mon lit. ». Une pyjama party pour Jade c’est juste quand je dors chez elle… Mais non, je suis rentrée. C’était sympa.

Ah oui, fallait quand même que je dise qu’une fois, chez ma sœur, on s’est un peu pris la tête avec Louïc. Je sais plus comment on en était arrivés là mais voilà ce qui a déclenché la chose.

Loïc : Y a des animaux qui disparaissent et même des insectes, aussi.
Moi : J’aimerai comprendre, sérieusement, d’où vous vient l’idée, à toi et Laurence que les insectes ne sont pas des animaux ?
Loïc (ferme) : Les insectes ne sont pas des animaux !
Moi : Où t’as vu ça ? Bien sûr que ce sont des animaux. Il y a deux grandes catégories d’animaux : vertébrés et invertébrés. Les insectes font partie des invertébrés mais ce sont des animaux.

Loïc persistait que non, je disais que si, et le ton a commencé à monter. J’aime les coccinelles.

coccinelle_01

Ma sœur (très calme) : Bon, taisez-vous, je vais regarder. Google est votre ami. (Quelques secondes plus tard) « Les animaux sont classés selon deux grandes catégories : Les vertébrés et les invertébrés. Bla-bla-bla… On considère que les insectes font partie des invertébrés. » (Se tourne vers Louïc avec un sourire). Désolée, chérie, elle a raison !
Moi : Merci bien. C’est pas parce que t’as peur des araignées que tu dois pas les considérer comme des animaux.
Loïc : Attends, les araignées ne sont pas des insectes.
Moi : Je sais. Ce sont des arachnides. Et les seuls autres arachnides que je connaisse sont les scorpions.
Loïc : Le scorpion n’est pas un arachnide. C’est un insecte. Il a six pattes et deux pinces.
Moi : C’est un arachnide. Je me fous de savoir que ce sont des pinces. Elles sont considérées comme des pattes.

De nouveau le ton qui monte et de nouveau, ma sœur qui vérifie pour me donner raison.

Moi (jubilant) : Cher Loïc, tu as beau avoir un Q.I. de 141, moi, j’ai une mémoire d’éléphant. J’ai lu tout ça dans un livre quand j’avais neuf ans et je n’ai rien oublié. De plus, cher beau-frère, lorsque j’affirme quelque chose de cette façon, c’est que je suis CERTAINE d’avoir raison. La prochaine fois, on pariera, si tu veux.

Le pauvre Louïc était honteux et ne m’a plus parlé pendant dix minutes au moins. Ma sœur et moi avons bien ri.

 

2- Laurence.

 

Ma cousine et ma meilleure amie. Laurence et moi on plaisantait un jour en disant qu’on était quasiment sûre qu’avant de naître, on avait regardé notre famille du haut d’un petit nuage en se disant que c’était là qu’on devait aller, que ça avait l’air sympa. Choix judicieux, je crois. Je rigole tellement avec elle.

Laurence : J’ai une copine qui a mis une photo de Louboutin sur Insta et elle a dit : « J’épouse celui qui m’en offre. ». Je me suis dit : « Ben dis donc, si t’épouse un gars pour une paire de chaussures, tu vas pas loin dans la vie. ».
Moi (riant) : J’avoue. Moi je veux une veste Balmain !! J’ai regardé les photos du dernier défilé, mon dieu, c’est trop beau. J’ai vu une veste sur un site, c’était à 6 500€. Moi si un mec m’offre ça, je… lui accorde un dîner.
Laurence (riant aussi) : Ben toi tu tapes dans le dur, direct. Moi j’accorde un dîner à celui qui m’offrira une boîte de macarons LaDurée. Ca coûte vraiment moins cher.

macaron
Moi : D’accord. Et pour un week-end, tu veux quoi ?
Laurence : Ma Range Rover Evoque.
Moi : Une semaine ? Les maisons qu’on voit sur Houzz ?
Laurence : Oh ouais ! Meublée !
Moi : Et toute une vie ?
Laurence : Euh… C’est dur ! J’hésite. Qu’il me mette sur son testament et qu’il meure pas trop longtemps après.
Moi (hochant la tête d’un air pensif) : On a un bon plan de vie, je trouve.

Aujourd’hui, j’étais chez Sabine. Laurence avait sa journée d’appel, aujourd’hui, donc on est allée la chercher à la caserne puis on est allées au centre commercial. Bref, quand on était chez elle, et qu’elle était en train de se maquiller, elle m’a appelée.

Laurence : Hé, Bibi, vient, il faut que je te dise un truc.
Moi (arrivant) : Quoi ?
Laurence : Je suis amoureuse… De Lincoln.

 

3- Lincoln

Lincoln c’est l’un des personnages secondaires/principaux de la série The 100 à laquelle j’ai initié Laurence il y a deux semaines. Je l’ai moi-même trouvé très beau mais je ne pensais pas que Laurence partagerait mes goûts sur ce coup-là. On a finalement passé notre temps à parler de lui, de ce qu’on avait appris sur lui, avec qui il était sorti, s’il était célibataire, ce qu’il faisait d’autre… Accros !!

Pas grand-chose à dire sur lui, au final, mais il mérite une partie à lui tout seul parce qu’il est vraiment sexy.

Laurence (montrant sa photo à Sabine) : Maman, regarde ton futur gendre. Je suis vraiment amoureuse de lui parce que même quand il avait du sang et de la terre partout sur lui dans la série, je le trouvais beau ! Ah la la !

LincolnRicky Whittle

Bon, je ne suis pas aussi accro que Laurence, je crois. Je préfère toujours mon Maluma le latino ^^ mais elle m’a bien fait rire.

Triple L ! C’était une bonne journée. Et je ne suis presque plus malade. Et le soleil est revenu !!!!! Meilleure nouvelle de la journée. A part que je revois ma cousine d’amour préférée ce week-end car c’est les vacances !!! Youhouhou !!

soleil

Retour en force ! (ou pas)

(Bon, alors, il faut savoir qu’hier, pendant que j’écrivais mon article, il y a eu une coupure de courant à cause du temps et après avoir passé une journée dans le noir à m’ennuyer comme un rat mort, j’avais gardé la batterie de mon ordi pour regarder un film, ensuite, il n’y avait plus de batterie. L’électricité est revenue tard, j’ai fait ce que j’avais à faire et ensuite j’étais trop fatiguée pour terminer l’article et voilà. Donc quand vous lirez « hier », il s’agira de dimanche et « aujourd’hui » était en fait hier, lundi. Vous suivez ? ^^)

Yeah !! Waouh, des semaines que je n’ai pas écrit. Entre temps ? Des évènements marrants, d’autre beaucoup moins.

J’ai pas cessé de penser à Alexandre depuis les derniers évènements. Alors oui, il était désolé et puis il n’a plus répondu. Sauf qu’aujourd’hui… C’est son anniversaire ! Je me suis torturée l’esprit depuis le 15 février pour savoir si oui ou non j’allais lui envoyer un message pour le lui souhaiter. Et j’ai dû rêver de lui au moins cinq ou six fois entre temps. Jusqu’à hier soir. Hier j’étais dans la rue, la nuit, avec Laurence et Alex est passé. Avec Elle. Je l’ai arrêté et il m’a regardé en écarquillant les yeux.

Alex : Je t’aurais pas reconnue.
Moi : Oui, je sais, j’ai changé.

Sauf que même si moi j’étais un peu différente, les choses entre nous ne l’étaient pas. Alors il a laissé sa merveilleuse copine sur le coin quelques minutes et il s’est accroupi en face de moi. J’avais mes mains sur ses cuisses et mon regard toujours plongé dans le sien. On a parlé, parlé, parlé, j’étais tellement heureuse de le voir.

Moi : J’arrive pas à croire que j’ai réussi à te voir pour ton anniversaire !

Et comme d’habitude, le monde entier disparaissait quand il était là jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que lui et moi.

Alex : J’ai vu ta cousine à une soirée la dernière fois. Il faut qu’elle fasse attention. Elle était saoule et se baladait en soutien-gorge et boxer devant une barre de pôle dance !
Moi : Quoi ?! Putain, c’était la soirée de qui, ça ?! Alex, tu sais comme ma cousine compte pour moi. Je buterai la première personne qui s’en prendra à elle.
Alex : Et toi, tu sais que je tuerai la première personne qui s’en prendra à toi alors calme-toi. Il s’est rien passé avec ta cousine. Je l’ai mise dans un coin. Mais elle se souvenait de rien le lendemain. Là, je dois m’en aller. Mais on se retrouve bientôt ?

Alors je me suis levée et l’ai serré fort contre moi avant de partir en galopant et en dansant et en hurlant que j’étais heureuse. La suite du rêve n’est pas intéressante on va s’arrêter à là.

Je doute bien fort que ma cousine se soit retrouvée en sous-vêtements devant une barre de pôle dance à une soirée où elle était trop saoule, surtout si Alexandre s’y trouvait et qu’elle ne m’ait pas prévenue. Peu importe. Je me suis réveillée et la première chose que je me suis dit : « Putain, c’était qu’un rêve, j’ai pas revu Alexandre ! ».

Donc aujourd’hui, c’est l’anniversaire d’Alexandre. Et aujourd’hui, il pleut ! Pour Alexandre qui déteste la pluie, j’avoue que ça me fait sourire. Bon, en fait, la pluie abuse un peu. C’est parce qu’il y a une tempête tropicale à 100km de nos côtes et que tout est inondé, que les routes sont toutes quasi impraticables avec les éboulis et les cascades et tout ça et tout ça. Coupures d’électricité, chutes d’arbres, vents… Comme un cyclone, quoi…

Ce week-end, Lisa, la sœur de Laurence, donc, est venue à la maison parce que…

A mais oui, j’ai oublié de dire : Ma mère a rencontré quelqu’un. Quatre ans après la séparation d’avec mon père et un an après le divorce, je suis vraiment contente pour elle sauf que j’avais dit à ma mère de prendre son temps et que je ne voulais pas le rencontrer tant que les choses ne seraient pas sûres entre eux. Autant parler à un fucking mur ! Je ne sais vraiment pas ce qu’elles ont, entre elle et ma sœur, à ne pouvoir s’empêcher de présenter leur lover à la famille au bout de deux mois. Du coup, je l’ai rencontré. Il est gentil, hein, mettons-nous d’accord mais alors il a voulu cuisiner et il m’a fait vomir au premier repas qu’il a préparé.

Explications : Je ne jure que par les produits de la mer ! Et je n’aime pas la viande. Ce n’est pas pour rien que j’ai été végétarienne pendant trois ans. Donc les poissons et les fruits de mer, j’adore ça. A la Réunion, ce qu’on mange souvent, ce sont les carry de crevettes. Mais les crevettes, bon sang de bon soir, il faut les nettoyer !!!! Alors après avoir avalé avec d’énormes difficultés mon plat de quatre petites crevettes non nettoyées, j’ai quitté la table et prise de nausées, j’ai tout renvoyé. Dans le chapitre de « Moi, maniaque ? » il faudrait rajouter que je suis vraiment maniaque avec les crevettes propres. Tellement que je n’en prends quasiment jamais dans les restaurants et que dans la famille, personne d’autres que moi les nettoie. Au moins, je suis sûre. Merci mamounette d’avoir laissé ça se produire.

Bref, ce week-end, Lisa est venue dormir à la maison. Je lui ai montré la photo de la copine d’Alex. Elle.

Moi : Non, sérieux, tu la trouves jolie ? Même moi qui ai pas du tout confiance en moi, je me sens mieux qu’elle et je remercie le ciel d’être moi !
Lisa (riant) : T’es méchante !! Elle est pas si… Enfin c’est vrai que… Ah, je sais pas, moi.
Moi : Ouais, même toi qui essaie avec toute la volonté du monde, t’arrive pas à dire un truc gentil, sur elle. Oh regarde, Facebook a bloqué sur sa photo. Même lui veut faire passer un message, je crois. Elle va foutre des virus partout, avec sa tronche.
Lisa (riant encore) : T’es trop méchante, toi !
Moi : Hé ! C’est tout ce que j’ai pour me consoler d’avoir été foutue dans le fond. Et je me console plutôt bien, quand je la regarde. C’est pour elle qu’Alex m’a plantée. La vie est ironique, parfois.

Photos de cette pyjama -party !

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J’aurais bien aimé avoir les cheveux roux à la Merida ^^

Mérida gif2

L’année dernière, voilà le message que j’avais écrit à Alexandre pour son anniversaire : Hey ! Mon Alex ! Ca y est, tu es un vrai bonhomme ! Bon, comme chaque année, je fais ma nostalgique ! Presque dix-sept ans qu’on se connaît et faut dire que depuis, on n’a beaucoup perdu en complicité. Alors, forcément, on va de plus en plus s’oublier jusqu’au jour on se dira : ‘Alex ? Bibi ? C’est qui ça ?! ‘» mais en attendant, je suis très heureuse d’être toujours ton amie aujourd’hui pour te souhaiter tes 20 ans. Joyeux Anniversaire, Alex, tu es quelqu’un de formidable. Pleins de bisous.

Et j’étais l’un des seuls trois message sur les 50 qu’on avait posté sur son mur auxquels il a répondu :

Merci Bibi !! Et ta nostalgie me fait sourire à chaque fois. Ça me fait très plaisir en tout cas et on se voit bientôt pour pleins de blabla’ parce que tu sais, c’est un plaisir de discuter avec toi aha ! Des gros bisous.

Et cette année… Hahaha, je n’ai pas fait part de ma nostalgie. Je lui ai souhaité un joyeux anniversaire en lui disant que même si c’est lui qui ne semblait plus me parler, je n’avais pas pu me sortir cette date de la tête alors tant qu’à faire, autant le lui souhaiter. Et puis le meilleur, un cœur et voilà. Alex a répondu : « Merci beaucoup, Bibi. Mais où tu es allée chercher que je ne te parlais plus ?! Ca n’arrivera pas. Bisous. *Cœur* »

Et vous savez quoi, les loulous ? Je n’ai rien ressenti. Pas d’excitation et l’envie de tout raconter à Laurence. Pas de grande joie intérieure de savoir qu’il ne me fait pas la tête. Pas d’inutiles espoirs concernant un futur où je le reverrai et où tout sera beau. Rien de tout cela. Juste un écho de la voix de Laurence qui me disait hier : « Il est désolé mais c’est pas pour autant qu’il te dira : ‘Viens, on se voit demain’. C’est un enfoiré, comme les autres. Et tout ce que tu dois faire, Bibi, tout ce que je dois faire, moi aussi, avec Rudy, c’est arrêter d’ESPERER ! ».

Alexandre est la meilleure personne qui me soit jamais arrivée. Du moins pour l’instant. Il était là au tout début de ma vie, aux tous premiers moments et j’ai cru, naïvement, que ça durerait encore des années et des années. Je voulais qu’on arrive au moins à fêter les vingt ans depuis lesquels on se connaissait. Il ne fallait plus attendre que deux ans. Nos 23 ans. J’aurais été trop fière de dire : « J’ai rencontré ce mec-là il y a vingt ans !! ». Mais ça n’arrivera pas. Alexandre était là pour moi au pire moment de ma vie. C’est mon super héros. Sa mission « sauvetage Bibi » doit être finie, maintenant. Il a peut-être d’autres gens à sauver.

Je ne dirai jamais de mal de lui. Si les autres ne voient en lui qu’un Don Juan bagarreur, je sais qu’au fond, Alexandre est romantique, qu’il n’a pas toujours confiance en lui, qu’il est loyal et qu’il a un cœur immense, il ne juge jamais les gens. C’était le mec parfait, mais il n’était pas pour moi. Et ça prendra le temps qu’il faudra mais je m’en remettrai. Parce que j’ai tout fait pour que ça marche de mon côté, je n’ai plus rien à me reprocher.

Hier, j’étais chez ma tatie avec les filles et il y avait un loto quine. Perso, les vieux jeux comme ça, moi j’adore. Ca me rappellera toujours mon enfance avec mes sœurs lorsque internet et les téléphones ne nous bouffaient pas tout notre temps. C’était en direct sur une radio et les lots étaient un barbecue, un survol de l’Île en hélicoptère, un voyage à Paris et enfin ! des bons d’achats de 400€ par mois pendant un an dans les supermarchés.

loto quine

Moi : On peut acheter tout ce qu’on veut ?
Sabine (mère des filles) : Oui !
Moi (regardant Laurence les yeux probablement brillants) : Champaaaaagne !!!!

Et là, gros éclats de rires !

Sabine : Alors toi, tu ne penses pas à t’acheter un appareil photo ou un ordinateur, tu penses à t’acheter du Champagne.
Laurence : Hé Lisa, va chercher dans l’annuaire le numéro des alcooliques anonymes, on en aura besoin ici, je crois.
Sabine : T’étais pas en carême, Bibi ?
Laurence : Ah mais oui, tu fais un carême où tu bois pas d’alcool et tu penses qu’à ça. Alcoolique !

Bref, on n’a pas gagné mais on s’est bien marrés, tous. On remet ça dimanche. Il y a une voiture à gagner.

Moi : Si je gagne la voiture, je la vends pour me payer mon permis.
Laurence (morte de rire) : Bibi, rentre chez toi !

De toute façon, samedi, c’est les vacances !!! Youhouhou !!

Et puisque Liliedelaroquette me l’a demandé si gentiment, voici, après des mois et des mois que je vous saouuuuule avec lui, des photos d’Alexandre. On m’avait dit un jour que j’avais beau jurer par tous les saints que je ne m’intéressais qu’aux mecs Blancs aux yeux clairs j’allais finir par tomber amoureuse d’un métisse aux yeux marrons. Je n’y ai pas cru. C’était pourtant vrai. Alex n’a vraiment rien de ce que je recherchais chez quelqu’un. Quand Loïc pense que j’adore les gros bras d’Alex (que vous ne voyez pas ici parce que photo trop vieille ou gros plan), je lève les yeux au ciel parce que c’est justement ce qui me dérange chez lui… Mais il a au moins le mérite d’avoir de plutôt jolies mains, et ça c’est le plus important haha.

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Quoi qu’il en soit, je crois que c’est ainsi que se termine l’histoire Alexandre. Je n’ai plus rêvé de lui, et je ne pense sincèrement plus le croiser de nouveau par hasard, dans la rue. D’ailleurs, je suis persuadée que pleins de bonnes autres choses m’attendent au coin d’une rue, de celles qu’Alex ne fréquente jamais.

Mais promis, si jamais il se repasse quelque chose avec lui, je reviendrai le raconter ici mais je n’y crois absolument pas. On verra bien.

Et pour fêter ça: Champagne !!!!

A Champagne Cheers!

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