Que William Blake me sauve sur ce coup-là.

William Blake a écrit: « Vérité dite à fin méchante bat tout mensonge que tu inventes ». C’est mon deuxième poète préféré, juste derrière le grand amour de ma vie: Jacques Prévert. D’ailleurs, Prévert a écrit un poème qu’il a adressé à Blake… Quand je vous disais qu’on était fait l’un pour l’autre.

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J’ai dit des tas de mensonges, en ce moment. A ma mère, surtout. Et quasiment tous par rapport au Sexy Boy.

Et puis j’ai dit un mensonge au Sexy Boy, aussi.

Sexy Boy: Quand est-ce que tu pars ?
Moi: Courant novembre. 
Sexy Boy: Alors il nous reste octobre pour bien en profiter.

Quand j’ai raconté ça à Cécile, elle s’est emballée:

_Mais pourquoi t’es partie lui dire ça ?!!!!!!

J’ai dit que je savais pas trop. Que de toute façon, il faudra bien que ça se termine entre nous, alors se donner une date, dans sa tête, c’est déjà un bon début.

Mais la vérité est toute autre. Je devais partir, quitter La Réunion. Comme je dis souvent: c’est comme ça que ça a commencé entre le Sexy Boy et moi: parce que je devais partir ! Mais il y a eu le kyste découvert, et soudain, j’avais envie de rester là parce que même si c’est pas grave, je stresse et j’ai envie d’être entourée pour les prochains examens, ou si opération il doit y avoir ou toute autre complication à la con. Je voudrais pas être seule, livrée à moi-même.  Et puis, le jour même de mon échographie, moins d’une heure plus tard, on me proposait un entretien. Je devrais commencer début novembre.

Alors j’ai menti au Sexy Boy. Parce que, courant novembre, je travaillerai et nos deux emplois de temps deviendront sans doute incompatibles. Mais au-delà de ça, il est celui qui n’au courant de rien et qui à arrive à me faire oublier tout ça pendant quelques heures. J’ai menti parce que je n’avais aucune envie de lui parler de mes problèmes de santé. Il n’est pas là pour ça. J’ai des amis. Merci.

Mais je me sens mal. Je devrais quand même lui dire la vérité: que je ne pars pas. La Réunion est trop petite, il vient près de chez moi une fois par semaine. J’aurais l’air malin si je le croisais quelque part après le « courant novembre ».

Je lui dirai la vérité. Quand je m’en sentirai capable.

Mais sinon, à part ça, le Sexy Boy et moi allons beaucoup mieux question communication. C’est pas un grand bavard, contrairement à moi mais quand il ouvre la bouche, il me fait au moins sourire, si c’est pas rire !

Je l’ai vu samedi et j’ai mis ma robe noire cintrée, celle que Julien avait surnommé: »Celle dans laquelle t’es trop bonne ». Je doutais vraiment du pouvoir de cette robe parce qu’elle n’est pas courte et ne possède pas de décolleté plongeant mais le Sexy Boy m’a lui aussi fait savoir à quel point il la trouvait jolie et avait apprécié que je la porte. J’étais flattée. On est assez pauvres en compliments, l’un pour l’autre. J’ai dû lui dire une ou deux fois qu’il était gentil, de mon côté. On peut faire mieux, je sais…

Il m’a envoyé un message vendredi soir pour me dire qu’il était désolé, qu’il avait eu une grosse semaine, mais que peut-être, le lendemain matin, on pourrait se voir, qu’il me tiendrait au courant. Le « peut-être » m’avait légèrement agacée. Je n’ai pas répondu tout de suite. Je ne savais même pas si j’avais envie de le revoir. Je m’étais dit que je devais peut-être mettre un terme à tout ça… Mais moins je pensais au Sexy Boy et plus je pensais à Alexandre. Et penser à Alexandre me faisait du mal, beaucoup de mal. Alors que penser au Sexy Boy ne me fait pas grand chose. Et pendant un moment, je me suis dit que c’était ça qui me perturbait un peu, peut-être: ne rien ressentir pour lui. Rien du tout. Il est gentil, rassurant, beau comme un dieu, studieux et même marrant, à ses heures perdues, sous ses faux airs de garçon timide, il ne fait voler aucun papillon dans mon ventre, pas le moindre.

Alors j’ai accepté de le revoir et depuis, je pense moins à Alexandre et je le vis tellement mieux. Mais le Sexy Boy et moi, c’est pas possible sur une longue durée. Je profiterai du mois d’octobre (pour les fois où son emploi du temps le permettra) et ensuite, j’aviserai…

Y a des fautes et manque peut-être (sûrement) des mots dans cet article mais y a eu des bugs…

Une Réponse à “Que William Blake me sauve sur ce coup-là.”

  1. 010446g dit :

    Il y a les projets que l’on fait (c’est ce que tu lui as dit), et les changements qui peuvent survenir.
    Sans blesser et sans mentir, tu peux parfaitement dire la vérité d’autant plus si tu as trouvé un emploi.
    De tout cœur, j’espère qu’il n’y aura pas de complications pour ta santé.
    Bonne soirée
    Bisous.

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Concours de terrophiles

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