En boîte de nuit oh oui ! oh oui !

(Sur l’air de « Au bal masqué ohé ! ohé » pour ceux qui n’avaient pas compris haha)

Soirée tip top au top dans les normes ! Yeehaaaa !

Pourtant, ça s’annonçait mal. Trèèèès mal !

23h :

Moi : Putain, je me fais chier, bordel !! La musique est naze !
Laurence : Putain mais c’est clair. Cent fois Moulin, quoi.
Moi : Ah oui, hein ! Mon dieu.

J’habite au très nord de l’Ile, la boîte se situait au très sud. On avait galéré pour entrer avec les deux mineures qui me servaient de cousines et la musique était vraiment nulle. On avait trouvé une place assise et on se lamentait sur notre sort en se disant qu’aucun mec n’était à notre goût, que tout était nul et que la soirée allait être longue. On avait presque envie de s’endormir.

Juste à ce moment-là, un mec est passé.

Moi : Oh mon dieu, vous avez vu ce gars-là ?!
Coralie : Moi oui, il était trop beau !
Moi : Carrément, ouais !
Laurence : Oh, je l’ai pas vu, moi !
Moi : Ca y est je suis motivée. Il faut que je retrouve ce mec !

Je n’ai jamais retrouvé ce mec !

J’ai, en revanche, retrouvé un mec de mon école primaire et dansé avec lui le zook love et ça s’est super bien passé, je l’ai laissé me guider et c’était vraiment appréciable. Il est vraiment sympa, je l’aime bien, lui. Puis, un mec est passé et là, mes deux cousines et moi on l’a regardé autant qu’il nous regardait.

Coralie : Lui aussi, il était vraiment beau.
Moi : Oh, oui !
Laurence : Moi aussi, je suis d’accord.

Eh bien c’est avec lui que j’ai fini la soirée. On s’est retrouvés plus tard. On a dansé le temps d’une chanson (la musique s’était améliorée vers 1h du matin, le temps que la boîte se remplisse, quoi) puis il est parti après avoir déclaré qu’il était là pour fêter son anniversaire, donné son âge, son prénom et pris mon numéro de téléphone. Il m’a demandé de lui garder une danse.

Moi : Putain, il a dit qu’il avait quel âge ?
Laurence : Vingt ans.
Moi : C’est bien ce que j’avais entendu. Merde, il est plus jeune !
Laurence (riant) : Et tout le monde sait que Bibi préfère les plus vieux !
Moi : *profond soupir*. Il est vraiment beau, quand même.
Laurence : C’est clair ! Il fait un peu typé Zarab !
Moi : Et ça, c’est ton style, à toi ! Il doit avoir un mélange.

On a dû me demander de danser au moins huit fois. J’ai refusé sept fois. Y a qu’au beau gosse que j’ai dit oui.

On a fini par se retrouver à 4h du matin. J’explique. La boîte dans laquelle on était possède trois pistes. C’est gigantesque. On était venus entre cousines et aussi avec ma mamounette et la mère de Coralie. Autant je n’ai pas vu ce qu’elles faisaient, autant elles ne m’ont pas vu non plus. Tranquille. Bref. J’étais assise avec mes cousines et ma mère sur un muret à l’extérieur lorsque le beau gosse est sorti de la seconde piste. Il m’a vue et après avoir esquissé un large sourire, il m’a tendu sa main que j’ai prise et il m’a conduite sur la terrasse de la première piste (Je me comprends, au moins).

Lui : Ca fait longtemps que je te cherche.

Là, on a discuté, on s’est beaucoup embrassés, aussi et puis on est redescendus et on a croisé Laurence.

Laurence : Alors, vous avez bien dansé ?
Moi (à son oreille) : On n’a pas beaucoup dansé, en fait !
Laurence (qui écarquille les yeux et sourit) : Aaaaah !
Moi (à son oreille) : On a surtout fait danser nos langues, si tu veux savoir.
Laurence (morte de rire) : Mais n’importe quoi, toi.

Vincent, puisque c’était ainsi que le beau gosse s’appelait, m’a volé ma bague de phalange (offerte par ma sœur) et m’a dit qu’il la gardait en otage jusqu’à ce qu’on se revoit. Est-ce que j’avais envie de le revoir ? Eh bien, ma foi, je n’en savais rien. Il a dit que je me posais trop de questions. Ce qui était vrai. Je me demandais ce qui était pire : avoir des sentiments ou ne pas en avoir ? J’avais peut-être envie de le revoir parce qu’il me faisait me sentir bien et me faisait oublier Alexandre, surtout. Ce n’était pas donné à tout le monde, ça.

Au bout d’un moment, il a voulu que je le suive à l’extérieur mais j’ai refusé, je ne l’ai pas suivi dehors et on est restés discuter à l’intérieur tout en continuant à s’embrasser entre deux phrases. Deux mots. Deux syllabes. A 5H10, on s’est séparés sur un dernier baiser et j’ai regagné la voiture.

Laurence : Toi, saleté ! Tu trouves un gars et tu fous les autres dans le fond ! Je suis restée toute seule !
Moi : Ah bon ? Désolée. (Articulant) Je te raconterai.

Alors dans le lit, plus tard, on s’est tout raconté.

La règle des trois jours, Vincent ne la connaît pas. Il m’a donc envoyé un message à 6h. On a parlé jusqu’à 6h45 et ensuite, je me suis endormie.

Plus tard, vers 9h, je ne dormais plus. J’ai rejoint les autres (sauf Laurence qui dormait encore) sur le balcon et on a discuté.

Mamounette : Ton chéri, c’était un Zarab ?
Moi : Euh… Non ! Ses cousins étaient Noirs. Donc je pense pas. C’est un créole Blanc.
Coralie : Ah ! Mais si, il avait des traits Zarab !
Moi : Ah, oui, ben peut-être alors, j’en sais rien. Je lui ai pas demandé son nom de famille. En tout cas, Zarab ou pas, il était vraiment beau.
Coralie : Ah, oui, ça c’est clair !
Mamounette : C’est vrai qu’il était mignon ! Et puis bah, si c’est un Zarab, c’est pas grave, tant que ça se passe bien, moi je m’en fiche.

Haha, je raconte. Laurence est, depuis plusieurs années, exclusivement attirée par les Zarab.

Minute Wikipédia : « Zarabe (variantes : Zarab ou Z’arabe) est le nom donné par tous les Réunionnais à la communauté originaire du sous-continent indien et plus spécifiquement de la presqu’île Indienne du Gujarat. Les Zarabes sont musulmans sunnites, cette communauté a préservé bon nombre de ses traditions tout en s’intégrant harmonieusement dans la population réunionnaise. »

La grand-mère de Laurence est effrayée par l’idée que Laurence trouve un Zarab pour lequel elle accepterait de se convertir. Alors le fait que moi, Bibi, je sois intéressée également par un Zarab, ça a fait le tour du cerveau de ma mère. Mais elle n’a pas les mêmes appréhensions que pour Laurence.

Moi : Oui mais vous savez, vous pouvez arrêter de parler comme si on avait prévu de se marier, hein !

Elles ont ri. Et puis, on a finalement découvert que ce n’était pas un Zarab.

Bref, c’était une soirée vraiment sympa mais je ne me pose franchement aucune question pour la suite. Tant pis si je ne devais jamais récupérer ma bague. Oops.

Ah Laurence m’a trop fait rire dans le lit quand Vincent m’a envoyé son premier message.

Laurence : Alors ? Alors ?
Moi : Alors quoi ?
Laurence : Il écrit comment ?
Moi : En toutes lettres, ça va. Ouf !

Plus tard.

Moi : Mon dieu ! Regarde comment il m’a écrit « d’accord » !!!
Laurence : Comment ?
Moi : D-A-K-O-R.
Laurence (morte de rire) : Et oui, ma fille, ce sont pas tous des amoureux de l’orthographe, hein, fallait t’y attendre.

Mais aussi.

Laurence : Ben dis donc, toi, pour ce gars-là, t’as dit au revoir à tous tes critères.
Moi : Comment ça ? Pour son âge ?
Laurence : Non, pour sa taille. Il est de ta taille.
Moi (secouant la tête en souriant) : Hé non ! Quand j’ai mes talons il fait ma taille mais sinon, il est plus grand.
Laurence : Ah zut. Parce que moi je suis toujours attirée par des mecs petits maintenant.
Moi (riant) : On a au moins l’avantage d’être petites aussi.

 

Aujourd’hui, ma sœur et Loïc sont venus dîner. Ma mère n’a pas pu s’empêcher de leur dire que j’avais rencontré un mec.

Ma sœur (d’une voix mielleuse qui m’a fait rire) : Et alors ? Vous vous êtes fait des petits bisous avec la langue ? Mouah mouah (bruits de bisous)
Mamounette (sérieuse) : Ben non, pas le premier soir, quand même !
Ma sœur (qui me regarde) : Siiiiii ! Bibi elle dit rien donc c’est vrai. Ou la la !
Moi (dans ma tête) : Ah mamounette, si tu savais…

J’ai raconté ça à Laurence ensuite, elle a beaucoup ri.

Laurence : Non mais elle croit qu’on vit encore dans l’ancien temps ou quoi ?

Bref, du coup, on n’arrête pas de me demander si je lui parle encore, si on s’est renvoyé des messages, depuis… Je dis non alors que oui pour pas qu’on me pose plus de questions. Quand il y aura quelque chose à raconter, si j’ai envie de le raconter, je le ferai.

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3 Réponses à “En boîte de nuit oh oui ! oh oui !”

  1. 010446g dit :

    Il suffisait d’un rien
    Une demi-soirée
    Pour que l’ancien chagrin
    Soit enfin oublié.

    Le voyeur clandestin
    Se réjouit soudain
    Elle est partie enfin
    Vers un nouveau destin.

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Chantons pour Mélusine

  2. 010446g dit :

    Alors, un bisou comme une fille à son grand-père?

    Dernière publication sur le radeau du radotage : Chantons pour Mélusine

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