Noyons Joël ! (parce que Joyeux Noël n’est pas d’actualité)

Le deuxième Noël le plus pourri de mon existence. Mais pour tout comprendre, revenons quelques jours plus tôt.

christmas

Lundi : Je suis allée chez Sabine et les filles avec Jade. Là, j’ai appris que ce n’était pas sûr qu’ils (oui plus leur père, ça fait « ils » ) venaient pour le réveillon. Choc ! Ca s’annonçait mal. Trèèèès mal !

Mardi : Loïc a passé toute la journée à la maison. Avec Jade. Ma sœur travaillait. On a déjeuné avec ma mère puis en tout début d’après-midi, elle est allée à Salazie où elle resterait jusqu’au 25 donc, moi, j’étais censée y aller avec Loïc et ma sœur le lendemain en début d’après-midi aussi. Loïc a fait une sieste dans le canapé pendant que je me lissais les cheveux tout en m’occupant de Jade. Merci bien ! Quand il s’est réveillé, il m’a demandé un câlin.

Moi : Je suis pas tactile, Loïc, j’aime pas ça. Ni les bisous, ni les câlins, tout le temps, à tout va, ça me saoule.
Loïc : Putain mais t’es vraiment pas gentille ! T’as vu comment tu parles ?

Je sais que j’avais été froide. Ces derniers jours, Loïc m’énervait. J’en avais franchement marre de ses bisous, du fait qu’il me collait tout le temps, du Noël craignos qui s’annonçait… Non, j’étais vraiment pas d’humeur et je répondais mal, je le reconnais. Il me saoulait tellement qu’au bout d’un moment, j’étais devant l’évier et il s’est approché une énième fois pour un bisou. Je lui ai balancé de l’eau dessus par réflexe. Et même si j’ai beaucoup ri devant sa frustration, je ne me suis pas excusée.

Quoi qu’il en soit, à 16h30, on a accompagné Jade à son cours d’équitation. Là, déjà, j’ai été plus calme. Faut dire, le centre équestre, c’est vraiment un endroit génial. Des poneys, des demis chevaux et des gigantesques chevaux partout, tous plus beaux les uns que les autres, qu’on peut caresser à volonté et même nourrir, c’est sympa. Puis dans la voiture :

Loïc : Tu sors avec nous, ce soir ?
Moi : Où ?
Loïc : Chez Camille.
Moi (sachant pertinemment de qui il parlait) : Laquelle ?
Loïc : L’ex de Romain. Elle fait un barbecue.
Moi : Non merci.

Qu’est-ce qu’il allait foutre chez l’ex de Romain ? HORS DE QUESTION que j’y aille. Déjà que c’était exactement le genre de soirées auxquelles Alexandre aurait pu se rendre et à vrai dire, je n’étais pas tout à fait prête à le voir.

Moi : Ces derniers jours, j’arrêtais pas de me demander si j’arriverai à oublier Alex, un jour. Tellement qu’hier soir, j’ai rêvé que je marchais seule en ville et que quelqu’un m’a tapoté l’épaule. Je me suis retournée et c’était lui mais je le reconnaissais pas du tout. Il m’a dit « Ben… C’est moi, Alexandre ! » et je lui ai dit que je le connaissais pas et que je ne l’avais jamais vu avant de reprendre mon chemin.
Laurence : Ton subconscient est bien clair, en tout cas.
Moi : Oui ben peut-être si je croise Alexandre dans la rue, je ferai semblant de pas le connaître, aussi.
Laurence : Lol, c’est méchant. Et puis, tu y arriveras pas. Tu voudras mais tu seras trop choquée et telle que je te connais avec lui, tu seras finalement tellement heureuse de le voir que tu pourras pas t’empêcher de sourire.
Moi : Tu me connais trop bien, tu as raison. Et pourtant je suis tellement en colère !! Mais tu vois, là mon cœur fait mal et je le vois pas, rien du tout. Le jour où j’aurais tourné la page, au moment où je m’y attendrai le moins, il réapparaîtra dans ma vie !
Laurence : C’est toujours comme ça !

Finalement il n’y était pas mais je m’en fous. Ma sœur n’était pas censée y aller. A la base. Mais à 20h45, elle m’a appelée.

Ma sœur : Tu dormais ?
Moi : Je dors pas à 20h30 comme toi, moi. Pourquoi ?
Ma sœur : Tu peux garder Jade, ce soir ? Je voudrais sortir.
Moi : Oui, ok.

Elle est arrivée à 21h30. Jade était K.O. J’ai remarqué que ma sœur avait pris beaucoup de poids. Et pourtant, elle portait une robe noir ample. Ma mère le lui a reproché. Elle lui a dit qu’elle avait une hyper mauvaise alimentation. Je ne vais pas la contredire. Elle mange un paquet de chips tous les jours et boit également de la bière tous les jours… Ca va vite, après…

J’ai un lit deux places mais Jade voulait dormir au milieu parce qu’elle avait peur de tomber même si je lui ai répété quinze fois que ça n’arriverait pas. Résultat : Je me suis réveillée à 5h30 après un énième coup de pied dans les côtes. Jade était allongée sur moi.

Mercredi : Ma sœur et Loïc ne sont arrivés qu’à 11H30 (je rappelle qu’on devait partir entre 13 et 14h). On a mangé, j’ai fait le ménage puis ils sont allés faire une sieste. Tel que je les connaissais, ils en avait pour jusqu’à 15h, au moins. En sachant que ma sœur devait encore se laver les cheveux, se les lisser et préparer leurs affaires. On n’allait pas sortir de chez nous avant 17h et il faut compter plus d’une heure de route (avec que des virages, c’est plus drôle) jusqu’à Salazie. J’étais en colère de devoir les attendre encore du coup j’ai appelé la sœur de ma mère, qui habite à cinq minutes et lui ai demandé de venir me chercher. J’ai eu de la chance, elle était en train de charger son coffre. Ouf ! Arrivés à Salazie à 14h, il pleuvait averse. Miracle de Noël, c’était la sécheresse. Il fait tellement chaud en ce moment que j’ai l’impression que mon corps est en feu. Hyper désagréable, j’en peux plus. Puis on a fait des petits travaux et on a bien rigolé avec la famille.

Moi (à Fanny, ma cousine) : Au fait, Fanny, j’ai appris qu’une de tes meilleures amies était rentrée en prison. Tu as des nouvelles ?
Fanny (qui fronce les sourcils et me regarde genre elle comprend pas) : De quoi…
Moi : Ben oui. Nabilla. C’est bien une grande amie à toi, non ?

On a éclaté de rire.

Fanny : Oh oui. Mais c’est ta cousine, du côté de ton père, avant tout, tu t’en rappelles ? C’est à un repas que tu nous as présenté, toutes les deux. Mais tu sais, elle essaie de tenir le coup. Elle réalise que dès le premier coup dur, la famille ça fout le camp.

On racontait que des conneries, on a bien ri, c’est vrai. Ma sœur, Loïc et Jade sont arrivés vers 18h. Ils avaient bien dit qu’ils n’arriveraient que pour mettre les pieds sous la table, comme on dit ici et n’avoir rien à faire. J’étais choquée. Moi qui adore donner un coup de main… Ma sœur était la seule en tenue de soirée. Pour ma part, je n’avais même pas enfilé la robe que ma mère avait faite. J’avais juste revêtu une robe de plage grise, vieille et moche. Oui, pour un réveillon de Noël, Bibi s’est habillée de cette façon. Personne n’a pris de photos, de toute façon. D’ailleurs, ma sœur n’a pas non plus mis la robe que ma mère lui avait faite. Elle avait craqué la fermeture.

Ma sœur : Ne me dites rien. J’ai grossi. Ma balance m’a tout dit.
Moi : Ah parce qu’avant ça, ton miroir ne t’avait rien dit, lui ?

Oops, c’était méchant. Tout le monde m’énervait, je vous dis. Laurence n’était pas venue. Un de ses oncles, du côté de son père était mourant. Ses parents n’avaient pas la tête à faire la fête.

Du coup, on a bu du champagne, mangé foie gras, saumon et chocolats et Loïc me collait toujours autant. Si bien qu’au bout d’un moment, ma soeur a dit :

_Hé ! C’est pas un ménage à trois !
Ma mère : Oui, tu vas devoir choisir, maintenant !
Ma tatie : C’est laquelle des sœurs que tu aimes ?
Loïc (qui s’est pas du tout laissé démonté et qui en avais rien à foutre) : Oh mais j’ai choisi, déjà. Mais j’aime bien faire des bisous à ma p’tite belle-sœur préférée !

Je pensais sincèrement que ces remarques, même dites sur le ton de la plaisanterie, allaient le faire réagir. Eh bien pas le moins du monde. Laurence est la seule à me comprendre, j’ai l’impression. Elle aussi ne comprend pas qu’il puisse faire ça avec moi alors qu’il sort avec ma propre sœur. Mais Laurence est aussi au courant qu’au tout début, bien avant que ma sœur ne débarque dans le groupe, je pensais que Loïc était attiré par moi. Donc elle se pose des questions, aussi. Bref. Ils se sont couchés à 23h pour la plupart. Fanny et moi à 00h30 puis je me suis réveillée à 2h du matin et je n’ai plus dormi de la journée (enfin si, une sieste de 14H30 à 15h30). J’avais deux de tension.

Jeudi : J’ai troqué mon shorty de pyjama et mon débardeur pour la robe de ma mamounette, qui me faisait un super dos nu. Je m’étais soigneusement maquillée mais le cœur n’y était pas. A 9h, on apprenait que l’oncle de Laurence était mort. Elle et moi avons parlé toute la journée. L’ambiance était hyper tendue chez elle.

Ma sœur et Loïc sont partis en milieu de matinée pour aller déjeuner dans la famille de Loïc et ils ont embarqué mes clés, ils me saoulent… J’ai pas envie de fêter le Nouvel An avec eux. Moi je veux ma cousine…

Bref, Noël pourri mais je me dis que j’ai de la chance. J’ai bien mangé, j’étais avec ma famille. On va bien. Aucun décès, aucun de nous ne dort dehors… On a de la chance, tout de même. Dieu merci. Mais j’ai hâte que cette année se termine. J’ai eu mon compte.

Cécile est venue m’envoyer un message à 3h du matin, le 25. Je ne l’ai pas encore dit ici mais je ne lui adresse plus la parole. Quand on a recommencé à se voir après son retour du Canada, je lui ai dit que le jour où elle replongeait dans la drogue dure, je ne voulais plus rien savoir d’elle ! Elle avait répondu : « Tant pis, la drogue c’est mieux ». Au début du mois, j’ai appris qu’elle avait recommencé. Je l’ai engueulée comme jamais. Il faut dire, elle tombait dans la période où Muriel m’apprenait qu’elle avait dû avorter et celle où j’ouvrais les yeux sur Alexandre.
Cécile m’a donc envoyé un message pour me souhaiter un Joyeux Noël. Je l’ai remerciée puis j’ai rajouté :

_ Je n’aurais pas l’audace de te souhaiter un joyeux noël à mon tour. Alors je vais juste te souhaiter de trouver la paix, Cécile. Avant l’heure (parce que je ne pense pas t’envoyer de nouveau message d’ici là), je te souhaite une bonne nouvelle année. Que 2015 t’aide à aller mieux, à trouver, non ce que tu cherches, mais ce dont tu as besoin ! Et la santé. Surtout la santé.
Cécile : Merci pour ton message. Et de t’inquiéter de ma santé, enfin i guess… Je te retexterai d’ici là je pense . Mais merci quand même.
Moi : J’ai pas été ton amie pendant 4 ans parce que je m’en fichais de toi. Donc je voudrais entendre un jour que tu vas bien mais je me suis beaucoup détachée. Parce que m’inquiéter pour toi, je l’ai fait trooop souvent, même en période de fête l’année dernière et j’ai pas oublié ce que ça faisait. Ca me remet même les larmes aux yeux. Aujourd’hui, je garde mes distances, je te l’avais dit. Je commencerai pas l’année en te regardant te détruire de nouveau avec tes merdes, c’est juste hors de question.

Elle n’a plus répondu. Pour la petite histoire, l’année dernière, Cécile était au Canada et était plus droguée que jamais. Elle avait une consommation de malade, était maigre à faire peur et ne donnait des nouvelles que très rarement. Ca fait plus de trois semaines que je n’en avais pas eu. Je me demandais tous les jours si elle n’était pas morte et que personne ne m’avait rien dit. J’avais voulu, de nombreuses fois, aller voir sa mère et demander des explications. J’ai eu un message le 25 décembre. Elle me souhait un Joyeux Noël parce qu’elle sait que c’est mon jour préféré dans l’année. J’ai pleuré énormément ce jour-là. Mais je me suis jurée que jamais plus, je n’aurais à vivre un truc pareil. C’est pourquoi, dès le retour de Cécile, je lui ai dit que si elle replongeait, je disparaissais et je ne voudrais plus rien savoir d’elle. C’est pas humain de faire vivre des choses pareilles aux gens qu’on prétend aimer. Alors j’ai répondu, parce que c’était Noël mais ma mère et Laurence, les deux seules qui savent, comprennent très bien pourquoi j’ai choisi de la laisser tomber. C’est pas de la faiblesse, ni de la lâcheté. C’est une protection. Cécile n’était pas en manque. Ca faisait huit mois qu’elle n’avait touché à rien. Elle était sevrée. Elle a CHOISI de recommencer. A partir de là, je ne lui cherche plus d’excuses, moi.

Bref, j’espère que votre Noël était mieux que le mien.

 

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