Saleté de Cupidon ! ou « Quoi, tu es amoureuse d’Alexandre ?! »

cupido

 

La journée se déroulait pourtant super bien. On avait été voir de la famille avec Mamounette chérie et Jade puis ma mère était allée travailler sa couture pour ses clientes, Jade était restée chez la famille et moi, j’étais allée chez ma soeur, profitant de son absence pour faire imprimer les papiers dont j’avais besoin.
Ma mère m’a appelé pour me dire de rester chez ma soeur au lieu de rentrer parce qu’ils me récupéraient et venaient ensuite récupérer Jade à la maison. J’ai soupiré mais j’ai accepté. Je ne voulais pas voir Julien et je ne voulais pas voir Romain non plus parce que… je commençais à me poser des questions sur les sentiments que j’avais pour lui et comme c’était déjà assez compliqué avec Alexandre, je n’allais pas en rajouter.
Mais en sortant de l’appartement de ma soeur, ils sont passés voir les garçons quand même, qui venaient de rentrer du boulot (Julien a repris son boulot de serveur). Chouette, trop contente, Bibi. Je voulais les éviter, eh ben c’était raté !
Julien s’est comporté comme s’il ne s’était pas énervé pour rien samedi et Romain était absolument craquant dans sa chemise bleue qui faisait ressortir ses yeux bleus clair pareils. On n’est pas restés longtemps, juste assez pour que Romain nous dise que c’était l’anniversaire d’Eddy hier qu’il voulait le fêter avec nous, ce week-end comme on l’avait fait pour Laurence. Là, mon coeur a fait un bond. Si c’était pour que ça fasse comme la dernière fois entre Romain et moi, ça allait pas le faire. Je n’étais même pas sûre d’avoir envie d’y aller. Laurence ne serait pas là, en plus… Trop d’alcool… Je la vois vraiment mal, cette soirée. Bref, on est partis, ils n’ont (dieu merci) pas voulu nous accompagner boire un verre chez ma mère et donc on a pris la route. Ma tante est une voisine. Elle habite à quatre maisons au-dessus de la notre. On est partis chez elle et avant de partir, quand on s’est levés pour dire au revoir, Loïc m’a encore parlé de sortir avec Romain ou Julien.

Moi: Pourquoi tu essaies toujours de me faire finir avec l’un d’eux ?
Loïc: Tu préfères finir seule ?
Ma soeur (dans les parages): Ah-Ah… Je crois qu’elle aime quelqu’un d’autre, en fait. Mais le truc c’est que c’est toujours un membre de ta famille. Ca va, non ?

Ma chère soeur était morte de rire.

Moi: Qui t’a dit ça ?!
Ma soeur: Toi !
Moi: Oh non ! Je t’ai jamais parlé de lui. JAMAIS ! Même vendredi quand j’étais saoule. Qui t’en a parlé ?!

En réalité, j’ai déjà parlé d’Alexandre à ma soeur… Dans ma profonde jeunesse. Mais elle sait très bien de qui il s’agit.

Loïc: C’est qui ?
Ma soeur (l’ignorant): Bon d’accord. Je t’ai entendue quand tu en parlais avec Romain et Eddy.
Moi: Oh putain…
Loïc: C’est vraiment quelqu’un de ma famille ?
Ma soeur: Oui c’est un *Nom de famille*.
Loïc: Ah c’est un cousin de ce côté ! Euh… Loïc ? Cédric ?

Il a commencé à me siter tous les cousins qu’il avait qui portaient ce nom-là. On vit dans un « village » de plus de 20 000 fucking habitants et tout le monde se connaît au bout d’un moment. Obligatoirement. De vue, de nom, de fréquentations, de ce que vous voulez. On se connaît tous, on se rejoint tous sur Facebook au bout d’un moment.

Moi: Non, c’est aucun de ceux-là. Loïc, cherche pas à savoir, s’il te plaît. Si tu en parles, je serai vraiment en colère, cette fois. Laisse-moi gérer.
Loïc: Promis, je ferai rien. Ou si, peut-être. Si je peux arranger un coup, entre vous…
Moi: Non. Non, non, non. Tu vas rien arranger du tout, d’accord ?
Loïc: Mais c’est qui, putain ?
Ma soeur (chantant une espèce de chanson débile): Un A-A-A le chat-chat-chat… Qui boit du lait-lait-laix… Oh ! Chéri, je t’aide, là.
Moi: La ferme !
Ma soeur: Ecoute bien. Un A-A-A, le chat-chat-chat, qui boit du lait-lait-laix… A-laix…
Loïc: Quoi ?! Tu es amoureuse d’Alexandre ?!
Moi: Je vous déteste. Vraiment.
J’ai réussi à coincer Loïc quand ma soeur est rentrée à la maison chercher le sac de Jade pendant que j’attendais à côté de la voiture avec lui.

Moi: Ecoute, j’aime beaucoup Romain et je lui ai dit. Mais il sait que j’aime Alexandre et ça foire tout. Ou alors y a autre chose, j’en sais rien. Voilà pourquoi je dois rien vous confier. Tout circule entre vous à la résidence. J’ai parlé à personne de ce que tu me confies sur ta relation avec *ma soeur*, moi.
Loïc (chuchotant): Tu as intérêt, c’est vachement… personnel…
Moi (soupirant): N’empêche que c’est pas cool.
Loïc: A qui d’autre je peux en parler ? Romain et Julien c’est pas pareil.

J’ai poussé un nouveau soupir et croisé mes bras sur ma poitrine avant de détourner la tête.

Loïc: Je te comprends, Alexandre est vraiment un beau mec. Il est carcasse, c’est un cadavre (dans ce sens-là, ça veut dire « très musclé »).
Moi: Oui, je le sais. C’est pas pour son corps que j’aime Alexandre. Moi je le trouve trop musclé, je suis pas fan.
Loïc: T’aimes pas ? Tu rigoles ! Il prend super soin de lui, ce gars-là. Tu vas lui dire ?
Moi (haussant les épaules): Ca fait des années que je connais Alexandre. Pourtant, il me promets toujours qu’on va se voir et il me fout dans le fond (= poser un lapin, annuler).
Loïc (grimaçant): Peut-être que t’es pas la prioritaire sur sa liste. Des filles qui lui courent après, il en a pleins, Alexandre.

Là, j’avais envie de pleurer. J’ai dégluti mais j’avais envie de fuir.

Moi: Je le sais !
Loïc: Je te dis pas ça méchamment, tu sais ? Alex est pas prêt à se poser, il a encore envie de s’amuser. Et il est gentil, vraiment. C’est un mec cool. Tout ce que j’aime pas, chez lui, ce sont ses fréquentations (Le « C. » dont j’ai parlé dans l’article « Cinq ans après, rien a changé », je crois). Mais il verra pas ce que tu vaux. Si tu veux quand même tenter…
Moi: Il faudra bien que je lui dise, c’est tout. J’ai plus envie d’en parler, Loïc. On se reverra bientôt, je suppose. Vendredi, peut-être.
Loïc: Oui, on te retrouvera à squatter l’appart’, comme d’hab.

J’ai souri tristement, je lui ai dit au revoir, ainsi qu’à ma soeur qui était revenue et je suis rentrée à la maison.
Je ne suis pas tout en haut de la liste de filles qu’Alex doit voir. Malgré toutes les conversations que j’ai rapporté dans l’article « Alexandre (version longue) » il faut que je me dise que c’est le passé. La dernière conversation que j’ai eu avec Alexandre remonte à vendredi dernier. La veille, à 3h du matin, il m’avait envoyé un autocollant d’un gros bonhomme qui fait un bisou.

Moi: ? ^^
Alex: Je me suis trompé. Mais je te fais de gros bisous, quand même et si je t’ai réveillée, je suis vraiment désolé ! :o

Alors le vendredi, je suis allée lui demander s’il m’avait envoyé ça quand il était bourré.

Alex: Haha, même pas. J’avais les yeux collés dans mon lit et c’est pour ça que je me suis trompé.
Moi: Ah oui, quand même. Tu m’as fait rire, en tout cas.
Alex: J’ai bien fait alors.
Je ne suis pas prioritaire sur sa liste… Mais alors qu’est-ce que je dois faire de son message où il disait qu’il n’avait aucune envie de m’oublier, aucune envie que je laisse tomber, que je devais le croirer lorsqu’il disait que ça lui manquait à lui aussi nos conversations d’avant, qu’on allait se voir bientôt. Pourquoi je ne fais plus comme avant, quand je disais à Laurence: « Je ne suis pas jalouse des autres filles qui entrent dans le lit d’Alexandre. Je sais que je serai toujours importante à ses yeux. Je serai toujours la différente, celle qui se démarquera des autres. » ? Pourquoi j’ai l’impression que mon coeur se déchire à chaque fois qu’on me parle de lui, à essayer de me convaincre que ça ne marchera pas, que je fonce dans le mur, que je vais souffrir ? Pourquoi est-ce que je n’ai plus confiance en Alexandre ? Pourquoi, pour la première fois, je me dis qu’Alexandre ne pourra pas me consoler lorsqu’un garçon me fera du mal ou que j’aurais le coeur brisé ? Pourquoi est-ce qu’il a fallu que celui qui me faisait toujours sourire auparavant et fasse sécher mes larmes, devienne, du jour au lendemain, celui qui, inconsciemment, les faisait couler ?

 

cupidon
Saleté de cupidon, pour m’avoir touchée de ta flèche Alexandre, sache que je te maudis. Et je déteste l’amour. Et plus les jours passent et moins je crois que l’amour peut rendre heureux. Ca m’a jamais, JAMAIS, fait du bien, à moi.

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