♥ Alexandre ♥ (Version longue. Très longue)

Quelqu’un a dit que la plus belle chose au monde c’était de voir une personne toujours croire en l’amour même après avoir eu le coeur brisé.
Personnellement, je ne trouve pas ça très beau. Je trouve ça stupide. Je suis stupide. J’ai eu le coeur brisé en mille morceaux, une fois ou deux (trois ou quatre, bon) et malgré ça, je continue de croire, enfin, non, d’espérer qu’un jour, l’amour viendra frapper à ma porte et me dira: « Coucou Bibi, c’est moi. Après t’avoir fait souffrir tout ce temps, je viens te récompenser enfin. Voici l’homme de ta vie et plus jamais tu n’auras à te demander ce que tu as fait dans ton ancienne vie pour mériter ça ! » (Oui, l’amour sera bavard, avec moi.)

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Cécile et moi, on se dit toujours: « L’espoir fait vivre… les imbéciles ». Je suis une imbécile.
Je pars en Métropole l’année prochaine. Avec ma mère, si tout va bien. Et ma soeur ? Elle voulait repartir, aussi. Mais elle est avec Loïc, maintenant. Est-ce qu’elle va partir ? Avec lui ? Ou rester ici et… Bah rester ici. Je n’en sais rien. Moi, en tout cas, j’ai besoin de m’en aller.
Je pars et Alexandre reste. Il faudra que je lui dise ce que je ressens quand on se verra. Si on se revoit. Avec lui, de toute façon, rien n’est jamais sûr. Malgré ses belles promesses. Et après ça, inévitablement, on ne pourra plus être amis. On ne peut plus être amis. Pas avec mon coeur qui fait des montagnes russes quand je pense à lui. Parfois, j’aimerai juste qu’on redevienne des enfants qui ne savaient pas ce que c’était l’amitié, la vie et encore moins l’amour.

Chanson

Quel jour sommes-nous ?
Nous sommes tous les jours
Mon amie
Nous sommes toute la vie
Mon amour
Nous nous aimons et nous vivons
Nous vivons et nous nous aimons
Et nous ne savons pas ce que c’est que la vie
Et nous ne savons pas ce que c’est que le jour
Et nous ne savons pas ce que c’est que l’amour.

C’est un poème de Jacques Prévert. C’est mon poète préféré. L’homme de ma vie. Je suis complètement amoureuse de lui. J’en parlerai dans un article, un jour.

Celui que j’aime vraiment et que j’ai eu la chance de rencontrer, c’est Alexandre, oui. On avait trois ans. On s’est rencontrés à l’école maternelle.
C’était une école privée et catholique. Toute petite. Il n’y avait qu’une seule classe par niveau. C’est pour ça qu’Alexandre et moi, on a été ensemble dans la même classe pendant huit ans. De la petite section au CM2. Les deux premières années, je ne revois que des images, des flashs, pas de souvenirs concrets, de lui. Mais je me souviens parfaitement qu’en grande section, il y avait une fille dans notre classe qui s’appelait Leïla (elle est partie l’année d’après, dans l’école d’à côté, non privée) et on marchait dans la cour, en rang, deux par deux et Alexandre et Laurent marchaient devant nous. C’est là que Leïla m’a avoué être amoureuse d’Alexandre et moi j’ai déclaré être amoureuse de Laurent. Je me souviens qu’on pensait que ça durerait toute la vie. J’ai quand même été amoureuse de Laurent jusqu’au CM1 (entre autres amourettes, à côté, bien sûr). On avait six ans. C’est le premier souvenir concret que j’ai de lui. En même temps, passez quatre à cinq jours par semaine avec les mêmes personnes pendant toute votre enfance et vous vous en souviendrez aussi, je pense.

En CE1, on a commencé le cathéchisme. Ciel. On a fait notre première Communion, ensemble, à l’église. On est ensemble, sur l’une des photos. Avec le prêtre. Prêtre, dont on a appris, il y a quelques années, qu’il avait été reconnus coupable de pédophilie. Ca… refroidit.
L’école était en face d’une église donc à chaque fois qu’il y avait une grande fête comme Noël ou Paques, on faisait une espèce de célébration avec des pièces de théatre, des chants et j’adorais ça ! Un jour, j’ai même joué la Vierge Marie (et on se fout bien de ma gueule quand je raconte ça. « Toi la Vierge Marie ? T’étais la seule fille de l’école, ou quoi ? »).
On a joué à Audace ou Vérité, Filles attrapent Garçons (de loin notre jeu préféré), à faire des bébés avec nos pulls et à jouer au papa et à la maman. Voilà, j’ai connu Alexandre comme ça: quand il n’avait pas encore de moto, ni de tatouage, qu’il n’était qu’un petit garçon fragile et innocent.

On est devenus amis en CM1. Je ne sais plus comment. Je me souviens qu’on allait en classe verte et que dans le bus, on était assis à l’arrière du bus et qu’on discutait. Pauline et moi, on était les deux seules filles dans toute la bande de garçons. Il m’aimait bien, je l’aimais bien et c’était cool.
En CM2, on avait été placés dans la classe par ordre alphabétique. Donc on était à côté lui et moi. Et on bavardait beaucoup. Il me semble qu’un jour, la maîtresse n’en pouvait tellement plus qu’elle nous a déplacés pour la journée. C’est cette année qu’on a connu la première embrouille avec une fille: Camille. Elle était tombée amoureuse d’Alexandre et m’avait dit que j’empêchais toutes les filles de l’approcher parce que j’étais toujours avec lui. Ensuite, elle a assuré que j’étais moi aussi amoureuse de lui et est partie le raconter à toutes les autres filles, dont la plupart ont pris son partie. Moi, je m’en fichais parce que j’avais Alexandre de mon côté. On savait tous les deux que je n’étais pas amoureuse de lui et lui, de toute façon, il n’était pas amoureux de Camille du tout.
(Je suis morte de rire à raconter mes histoires d’enfants de neuf ans.).
En tout cas, il y avait une fille qui n’aimait pas du tout Alexandre. Elle était plus grande et plus forte que lui. Il y avait un arbre en plein milieu de la cour, entouré d’un muret sur lequel on grimpait toujours en se courant après. Ce jour-là, je ne sais pas ce qu’elle a reproché à Alexandre mais n’empêche qu’elle l’a poussé tellement violemment contre l’arbre que ça lui a explosé l’arcade. Et moi, en voyant Alexandre pleurer, j’ai pleuré aussi.
Romain m’a dit qu’il avait souvent vu Alex se battre et qu’à chaque fois, c’était la personne en face qui en avait pris plein. Moi, j’ai déjà vu Alex se faire battre. Et par une fille, en plus.

En sixième, on était dans le même collège mais pour la première fois de notre vie, Alexandre et moi n’étions pas dans la même classe. Pire, je n’étais avec aucune personne de l’école primaire. Seule au monde ! Je suis allée trouver Alexandre le jour de la rentrée. Il m’a fait rire en me disant que vu les deux filles de l’école avec qui il se retrouvait, c’est comme s’il était seul aussi. Leïla avait attéri au collège, aussi et elle était retombée amoureuse d’Alexandre. Il l’a envoyé bouler et il est venu se moquer d’elle avec moi. Quel méchant garçon.

Mais les choses ont changé et après notre dernière année de cathéchisme, on ne s’es plus parlés, on ne se disait même plus bonjour en se croisant. Jusqu’à ce qu’on se retrouve dans le même classe en Troisième. Le jour de la rentrée, celui où on se retrouve dans une salle avec notre prof principal pour qu’il distribue les carnets de liaison et les emplois du temps, j’ai croisé le regard d’Alexandre et il m’a lancé un large sourire. On était placés par ordre alphabétique en art plastiques, français, musique, donc, très vite, on est redevenus les inséparables qu’on était à l’école primaire. Un jour, il m’a envoyé un message par texto:

Alex: Hey, tu es ma grande amie, non ? Et les grands amis se font des confidences. Alors dis-moi, est-ce que y a un gars dans la classe qui te plaît ?
Moi: Non, on est au tout début de l’année. Y a personne, encore. Mais toi ? Si tu poses la question, c’est qu’il y a quelqu’un.
Alex: Oui, c’est Marie.

Marie… La première et la seule relation sérieuse qu’a eu Alexandre. Du moins, à ma connaissance. Ca a duré trois ans. Mais alors que Marie lui plaisait et qu’il plaisait à Marie, ça a pris un an à se faire.
Marie et sa soeur jumelle mangeaient chez elle. Alex, moi et beaucoup d’autres, on mangeait au collège et ensuite, on se retrouvait dans les couloirs de musique pour discuter.

Alex: Je sais pas ce qui se passe. Quand je suis ici, ça va mais dès que je rentre chez moi et que je pense à elle… J’ai mal au ventre et je me sens pas bien.
Moi: Je crois que tu es amoureux.

Il a souri. Ca a, de loin, très loin, été la meilleure de nos années. Alexandre était le plus gentil du monde. Je me souviens qu’un jour, un pote à lui avait fait une réflexion sur moi. Je ne sais plus du tout ce que c’était, je ne me souviens plus s’il l’avait dit pour plaisanter ou pas mais je revois parfaitement Alexandre se poster devant moi et fusiller le mec du regard en disant: « Ne lui parle pas comme ça ! ». Et j’ai l’impression de ressentir à nouveau mon coeur faire un bond dans ma poitrine. Parce qu’il m’impressionnait. C’était mon super héros.

Un jour, on était à la plage avec Marie, sa soeur jumelle Juliette et Alexandre. Alan, le mec qui nous accompagnait toujours, avant, n’était pas libre ce jour-là. Alors qu’au bout d’un moment, Alex était aller se baigner, je suis restée seule avec Marie qui m’a demandé si j’étais amoureuse d’Alexandre, qu’elle était jalouse et que si elle ne se rapprochait pas plus d’Alexandre, c’était parce que j’étais tout le temps dans les parages. J’ai assuré sur un ton calme que je n’étais pas amoureuse d’Alexandre et que le jour où ils sortiraient ensemble, je ne serai plus aussi proche d’Alexandre puisqu’il aurait beaucoup moins de temps à m’accorder. Au fond de moi, j’avais envie de hurler ! Au bord des larmes, je suis allée dans « la piscine ». C’est un bassin entouré de pierres dans lesquelles les gens vont pour ne pas avoir à affronter les vagues. Moins de deux minutes plus tard, Alex est venu me retrouver.

Alex: Qu’est-ce qui se passe ?
Moi: Rien.

J’avais baissé la tête parce que j’avais menti, bien sûr. Et je ne mentais jamais à Alexandre. Si je ne pouvais pas être sincère avec lui, je ne pouvais l’être avec personne. Il a souri.

Alex: C’est ça, ouais. Allez, dis-moi !
Moi: T’inquiète, ça va. Et regarde, Marie et Juliette arrivent.

Il a oublié et j’étais contente parce que je ne me voyais pas lui répéter ce que Marie avait dit. On a fait l’impasse sur tout ça et on a passé une bonne journée, quand même.

Il y a eu le jour où Alexandre m’a fait monter sur sa moto, aussi.

Alex: Allez, monte.
Moi: Non, j’ai trop peur. Et en plus, tu as qu’un seul casque.
Alex: On va pas mettre de casque. On est sur l’herbe ! On va faire un tour et on revient. T’as pas confiance en moi ?!

Ah ce sourire ravageur. J’ai poussé un soupir et je suis montée derrière lui, les mains accrochées à son ventre. Il roulait tout doucement, ça m’allait, c’était sympa.

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Alex (tournant rapidement la tête vers moi): Prête ?
Moi: Quoi ?! Non ! Alex, non !

Il a éclaté de rire et accéléré. Je me suis accrochée un peu plus fort et j’ai hurlé que je le détestais. Malgré ça, même si ça n’a duré qu’une minute, en gros, qu’il n’y avait pas un paysage époustouflant parce qu’on était simplement sur le terrain de foot de notre collège, j’ai adoré ce moment.

Il y a un truc que je regretterai longtemps avec Alexandre. En technologie, on était aussi placés par ordre alphabétique. Un mec qui s’appelait Nicolas était assis à notre table et c’était toujours du travail de groupe. Mais on ne travaillait jamais. On avait inventé un jeu débile. Quand on ne jouait pas au Baccalauréat, on prenait une lettre et on disait chacun un mot qui commençait par cette lettre-là. Si l’un de nous disait un mot qui avait déjà été dit ou qui n’existait pas, on avait un gage. Un jour, j’ai perdu. Et Nicolas a voulu que j’embrasse Alexandre, comme gage. Alex m’a regardé en souriant, prêt à le faire. Moi, j’ai regardé Nicolas et dit: « C’est Alexandre. Je peux pas faire ça. Pas avec Alexandre. Trouve autre chose, s’il te plaît ! ». Il a accepté. J’ai refusé d’embrasser Alexandre. Aujourd’hui, je me demande à chaque seconde ce que ça ferait de poser mes lèvres sur les siennes.

Après le brevet, à la fin de la dernière épreuve, on pouvait aller voir sur le tableau d’affichage si on avait été accepté dans le lycée qu’on avait demandé. On était dans la même salle avec Alexandre mais je suis sortie avant lui et j’ai couru à la vie scolaire pour voir si j’avais été acceptée en Cinéma dans le lycée artistique que j’avais demandé. Il n’y avait que trente places, sur toute l’île et au fil de l’année, j’avais vu ma moyenne descendre de 17 à 14 et j’avais peur de ne pas avoir été prise au sérieux. Mais j’avais été acceptée. Alex et Le Rouquin sont arrivés en même temps. J’ai couru dans leur direction. Avec un grand sourire et une voix de surexcitée.

Moi: J’ai été prise, putain ! Je vais à Leconte !
Le Rouquin: Ca, c’est génial, je suis super content pour toi.
Moi: Merci. (Puis me tournant vers Alexandre) Tu dis rien, toi ?
Alex (sans sourire, en haussant les épaules): Pff… Tu seras même pas avec nous au lycée. Le lycée, quoi ! Tu vas tout manquer.
Moi (attendrie): Oww. Tu es vraiment trop gentil. Mais on continuera de se voir, t’inquiète. On habite pas si loin que ça l’un de l’autre, hein !

Mais j’avais tort. Il avait raison. J’ai tout manqué. Et on habitait pas loin l’un de l’autre mais on ne s’est plus beaucoup vus, en entrant au lycée.
La dernière fois qu’on s’est vus au collège, c’est quand on était venus voir les résultats du brevet. Mais on est restés devant l’entrée des heures durant sans entrer. Et on a parlé de notre avenir. Des conversations débiles sur ce qu’on rêvait être ou avoir dans le futur.

Alex: Moi j’aimerai être chorégraphe pour les stars.
Moi: Et moi, j’aimerai être écrivain.
Alex: Toi, tu vas réaliser tes rêves. Tu es super intelligente. Tu es capable de faire n’importe quoi.
Moi: Mouais. Tu t’imagines te marier avec Marie ?
(Oui, ils sortaient ENFIN ensemble à ce moment-là.)
Alex: Je sais pas. Mais j’aimerai bien me marier sur un bateau.
Moi: Tu m’inviteras ?
Alex: Bien sûr ! Toi, tu seras une invitée privilégiée.

On s’est revus au lycée quand je passais en coup de vent pour manger avec eux. Marie me détestait. Charmante histoire, que v’là.
Juliette, la soeur de Marie avait fait la même fillière artistique que moi: cinéma. On était dans la même classe. Un jour, elle m’a avoué qu’elle supportait de moins en moins Alexandre parce que ça n’allait pas avec Marie et qu’elle se rendait malade, que leurs parents se posaient pleins de questions et qu’ils s’inquiétaient pour elle. Elle m’a demandé de ne pas en parler à Alexandre mais c’était plus fort que moi. Surtout que le même jour, j’ai croisé Pauline (la fille dans le bus, en classe verte) qui m’avait raconté qu’Alex avait trompé Marie lors d’une soirée. En rentrant, j’ai envoyé un message à Alexandre:

Moi: Je viens de parler à Juliette qui m’a dit que ça allait pas avec Marie, qu’elle allait mal et que ses parents s’inquiétaient. Ensuite Pauline qui me dit que tu as plané (mot signifiant « tromper » quand on est déjà avec quelqu’un ou « flirter sans sérieux » quand on est célibataire) avec Jade à une soirée… A quoi tu joues ?

Il m’a appelée.

Alex: Marie est trop jalouse. C’est ça qui la rend malade. J’ai essayé de lui dire qu’il se passait rien mais elle me croyait pas, alors j’ai laissé couler, parce que ça me saoulait. Je te jure qu’il s’est rien passé avec Jade. C’est elle qui a raconté n’importe quoi. Si toi tu me crois pas, il me reste plus rien.
Moi: Mais je te crois, Alex.

Et c’était vrai. La voix d’Alexandre semblait désespérée. Même son pire ennemi aurait été troublé. Je n’étais pas son pire ennemi. Moi, il me touchait.

Alex: Je suis vraiment amoureux d’elle.
Moi: C’est bien, Alex mais essaie d’arranger les choses. Parce que d’après ce que Juliette me racontait, ça ne va pas du tout, de son côté. Au point que ses parents se posent des questions. Fais attention.
Alex: Je vais l’appeler pour qu’on puisse se voir. Merci. Vraiment, merci !

Alors après ça, Juliette et Marie ne m’ont plus beaucoup appréciée. Juliette parce que j’avais vendu la mèche alors qu’elle m’avait demandé de ne pas le faire et Marie parce que le lycée n’avait pas réussi à faire en sorte qu’Alex et moi ne soyons plus amis… Moi, je m’en fichais. J’avais toujours Alexandre. Et quand je venais dans leur lycée, il trouvait toujours quelques minutes à me consacrer, et je sentais le regard de Marie peser sur moi. Très lourd.
Alexandre et Marie se sont séparés lors de leur Terminale. Il ne supportait plus la jalousie maladive de Marie.

Moi: Alex ?
Alex: Oui… ?
Moi: Je viens de voir ton statut. Tu n’es plus avec Marie ?
Alex: Non, j’en avais marre. Elle veut pas grandir.
Moi: Oww. Je suis vraiment désolée…
Alex: T’inquiète.
Moi: Ok… Ca me fait bizarre. Je sais vraiment pas quoi te dire.
Alex: Moi non plus… Mais c’est elle qui l’a cherché. Ca va aller.

C’est moi qui ai pleuré. Allez savoir pourquoi.

Ca fait dix-sept ans qu’Alex et moi nous sommes rencontrés. Et il a fallu attendre seize ans pour que je tombe amoureuse. Si c’est pas la me**de, ça.
Alex m’a aimée, soutenue et protégée quand je n’étais qu’une enfant stupide qui adorait les devoirs et les leçons, quand j’étais une ado perdue et dépressive et aujourd’hui, je suis plus proche de la jeune fille avec de l’assurance, qui aime la vie et en profite.
Je veux qu’Alex me voie de cette façon. Et au fond, une infime partie de moi aimerait qu’Alex s’arrête là-dessus, que je l’impressionne à mon tour, qu’il y ait un « Boom », comme il appelle ça et qu’il réalise, lui aussi, qu’il a des sentiments qui dépassent l’amitié à mon encontre. Mais une autre partie de moi, bien plus grande et importante que l’autre me murmure à chaque seconde qu’il ne va rien se passer de tel. Que peu importe la tenue que je vais me décider à porter, peu importe ce que je lui dirai, peu importe si ça signifie que nos chemins devront se séparer pour de bon, je ne resterai à ses yeux que sa bonne et vieille amie et rien de plus.
Et peut-être que c’est l’histoire qui va me briser le coeur au point où j’arrêterai de croire stupidement en l’amour. Et ça sera peut-être une excellente chose, après tout.

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7 Réponses à “♥ Alexandre ♥ (Version longue. Très longue)”

  1. petitbrindefemme dit :

    Bon, je n’ai pas tout lu comme c’est effectivement une version longue voire plutôt très longue, mais (sans vouloir paraître nunuche) il faut toujours croire en l’amour. C’est le moteur de la vie. Tout le monde a eu des déceptions amoureuses. C’est quelque chose de très douloureux mais après, il n’y a rien de mieux que ce sentiment. Tu es encore jeune. Tu vas continuer à t’épanouir, et tu verras à quel point la vie est belle ^^.

    Dernière publication sur Petit brin de femme : Pendant 2 mois, j'ai cru que j'allais être maman...

  2. petitbrindefemme dit :

    La question de la dépendance en amour… Je n’ai pas lu le bouquin, mais moi, j’ai déjà vécu une relation dans laquelle je dépendais totalement de l’autre. J’étais encore jeune, c’était mon premier amour, et je ne vivais que pour lui et qu’à travers lui. Du style, quand je discutais avec des amis, il était omniprésent dans la conversation, même s’il n’était pas physiquement présent. Je ne disais jamais je fais ci, j’aime ça, mais c’était toujours: « Mon chéri fait ci, mon chéri aime ça… ». J’ai un peu reproduit le même schémas avec mes autres ex, jusqu’au jour où je me suis dit: Merde, fais des choses pour toi ma vieille.
    Ce n’est pas parce que je fais des choses qui me passionnent, ou ce n’est pas parce que mon chéri n’est plus mon centre d’intérêt majeur que ma relation ne va pas marcher. Bien au contraire…
    Enfin après chassez le naturel et il revient au galop… Mais j’apprends…

    Dernière publication sur Petit brin de femme : Pendant 2 mois, j'ai cru que j'allais être maman...

  3. lespetitstracasdelucile dit :

    mais c’est une affaire en cours?!avoue lui, tu n’as rien à perdre! fonce, cours et lance toi, vaut mieux courir et trébucher que marcher mollement! allez!

    Dernière publication sur Lespetitstracasdelucile : alternative

    • Bibiche dit :

      Je dois le voir la semaine prochaine. S’il n’annule pas une fois encore… A ce moment-là, j’abandonnerai. Je pensais que jamais je ne pourrai lui dire par texto ou message ce que je ressentais mais il a, apparemment, mieux à faire, depuis 5 mois qu’il me promet qu’on va se voir.
      Je vais me lancer mais avec lui, je vais, à coup sûr, courir et trébucher. C’est la partie triste de l’histoire mais ensuite, je pourrai passer à autre chose, et c’est ce que je veux.

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